Archive | mai 2015

Plaidoyer pour les animaux de ferme : les chèvres

Plus de 63 milliards d’animaux sont élevés chaque année dans le monde pour notre alimentation. En Europe, plus de 80% sont issus d’élevages intensifs, dits industriels : animaux génétiquement sélectionnés pour une productivité optimale, confinés dans des bâtiments surpeuplés, sans pouvoir exprimer les comportements propres à leur espèce.

Certains labels de qualité et les produits issus de l’agriculture biologique offrent souvent l’assurance de meilleures conditions de vie pour les animaux. Vous informer sur les modes d’élevage des animaux est la première étape vers des actes d’achats responsables.

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DES CRÈCHES AUTO-GÉRÉES CHEZ LES CHÈVRES

La chèvre est un animal social dont les relations sont particulièrement fascinantes. Savez-vous, par exemple, que chez la chèvre férale (chèvre domestiquée revenue à l’état sauvage ; on peut en croiser dans les Alpes ou les Pyrénées) les jeunes se regroupent entre eux et se gèrent tout seuls, alors qu’ils ne sont même pas sevrés !

On appelle ce phénomène une « crèche ». Formée de mâles et de femelles de différents âges, elle est d’autant plus surprenante qu’on n’ y voit aucune mère : les chevreaux s’auto-gèrent ! Ce mini-troupeau dans le troupeau n’est pas anodin, il représente le début d’une étape très importante dans le développement du petit : le sevrage. En effet, depuis l’âge d’une semaine jusqu’à trois mois, le chevreau tète de moins en moins ; mais aussi, et surtout, il apprend à gérer les relations sociales avec les autres membres du troupeau.

 Et chez la chèvre, ce n’est pas simple. Il faut trouver sa place dans la hiérarchie, apprendre les réactions des dominants et des subordonnés ou encore, connaître le leadership (cette capacité, bien connue chez les moutons, consiste à ce qu’un « meneur » dirige les « suiveurs » sur une ou plusieurs actions).

En élevage laitier, les chevreaux sont séparés de leur mère précocement (à la naissance ou quelques jours plus tard, selon les pratiques). Les chevrettes (petites femelles destinées à devenir laitières) grandissent alors ensemble et sont nourries à la « louve » (grande cuve de lait munie de plusieurs tétines). Ces groupes artificiels sont-ils considérés comme des « crèches », du point de vue des chevrettes, dans toute sa complexité et son rôle d’apprentissage social ?

Encore une fois, l’observation des individus sauvages nous aide à mieux comprendre les animaux domestiques, pour mieux les respecter.

http://www.ciwf.fr/blog/2015/03/des-creches-auto-gerees-chez-les-chevres/

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Faites-vous cette erreur avec vos œufs ?

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En Europe, il est interdit aux commerçants de mettre les œufs au frigo.

Selon la législation (EC) N°589/2008 du 23 juin 2008 sur les œufs :

« Les œufs devraient être stockés et transportés à température ambiante, et ne devraient en général pas être réfrigérés avant d’être vendus au consommateur final. [1] »

Le rayon « œufs » dans votre magasin est donc toujours sur des rayonnages normaux, jamais dans des frigos avec le fromage et les produits frais.

Aux Etats-Unis, c’est le contraire : il est interdit de vendre des œufs qui ne sont pas réfrigérés !

Et vous : mettez-vous vos œufs au frigo ??

La salmonellose, maladie grave transmise par les œufs

Pour comprendre l’erreur à ne pas commettre et savoir si ce sont les Américains ou les Européens qui ont raison, quelques notions de base sont nécessaires sur la maladie transmise par les œufs, la salmonellose.

La salmonellose est une grave maladie provoquée par une bactérie appelée salmonelle.

Elle commence par de la diarrhée, de la fièvre, puis de terribles crampes abdominales.

Le calvaire dure environ une semaine. Mais certaines personnes ne guériront pas toutes seules. Une hospitalisation est indispensable. Car les bactéries, après avoir proliféré dans l’intestin, rejoignent la circulation sanguine, provoquant une infection généralisée et la mort du patient.

Et le risque est très grand !

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) :

« La salmonellose est l’une des maladies d’origine alimentaire les plus courantes et les plus répandues. On estime à plusieurs dizaines de millions le nombre de cas recensés chez l’homme chaque année dans le monde, et la maladie entraîne plus de cent mille décès par an. [2] »

L’être humain contracte en général la salmonellose en consommant des produits contaminés d’origine animale, en particulier des œufs.

Il faut que l’œuf soit contaminé par un grand nombre de bactéries, ce qui est plus fréquent chez les vieux œufs, pondus depuis plusieurs jours ou plusieurs semaines.

D’autre part, plus il fait chaud, plus les bactéries se reproduisent vite. Les recherches scientifiques ont confirmé qu’un œuf infecté par la salmonelle et qui est stocké à température ambiante pendant plus de 3 semaines contiendra beaucoup plus de bactériesque s’il avait été gardé au frigo [3].

Alors, score 1 – 0 pour les Américains qui gardent leurs œufs au frigo ?

La nature est bien faite

Pas si vite.

Car la nature est bien faite. Normalement, votre œuf ne devrait pas contenir de bactéries.

En effet, juste avant de le pondre, la poule enrobe l’œuf d’un liquide protecteur qui empêche les bactéries de passer.

Ce liquide sèche et forme une couche appelée cuticule. La cuticule protège l’œuf de la pénétration des bactéries à travers la coquille. Même si l’œuf roule ensuite sur des excréments contaminés par la salmonelle, ce qui est le mode de contamination le plus fréquent, la salmonelle restera donc à l’extérieur.

Pourquoi il ne faut pas laver les œufs

Mais cette efficace tactique de protection tombe à l’eau, c’est le cas de le dire, si vous lavez vos œufs au lieu de les garder tel quels après les avoir ramassés.

Le lavage des œufs supprime toute ou presque toute la cuticule de l’œuf, le privant ainsi d’une barrière naturelle contre les microbes.

Or, aux Etats-Unis, les œufs distribués dans le commerce sont toujours lavés [4]. Ils ont donc perdu leur cuticule. C’est pourquoi ils sont très vulnérables à la contamination et doivent être gardés réfrigérés.

En Europe, le lavage est interdit pour cette raison.

Selon la législation (EC) N°589/2008 du 23 Juin 2008 sur les œufs, citée plus haut :

« En général, les œufs ne devraient pas être lavés ou nettoyés parce que de telles pratiques peuvent abîmer la coquille, qui est une barrière efficace contre l’entrée des bactéries, avec une ligne de propriétés antibactériennes.(…) De plus, les œufs de classe A ne devraient pas être lavés à cause des dégâts potentiels aux barrières physiques, comme la cuticule, qui peuvent se produire pendant ou après le lavage. [5] »

Certes, me direz-vous, cela explique pourquoi il ne faut pas laver les œufs.

Mais pourquoi ne pas éviter de les laver et les garder au frigo, puisque cela ralentit la prolifération bactérienne ?

N’aurait-on pas ainsi le meilleur des deux mondes ?

Excellente question, à laquelle je vais répondre maintenant.

 

Sante Nature Innovation

Pourquoi il ne faut pas réfrigérer les œufs

Le problème est que, lorsque vous sortez un œuf d’un frigo, il se couvre de condensation.

Selon la réglementation européenne ci-dessus, cette humidité :

« facilite la croissance des bactéries sur la coquille et probablement leur pénétration dans l’œuf. Par conséquent, les œufs devraient être stockés et transportés à température ambiante, et ne devraient en général pas être réfrigérés avant d’être vendus au consommateur final. »

Même si les œufs ne sont pas lavés, la condensation pose problème. Les Européens en ont déduit, logiquement à mon avis, qu’il vaut mieux ne pas laver les œufs, et ne pas les réfrigérer.

Les Etats-Unis ont fait le choix inverse : ils préfèrent nettoyer au mieux les œufs au départ, quitte à abîmer la cuticule, et les conserver ensuite toujours au frais.

Cela pose à mon avis un problème.

Comme nous, les Américains vont au supermarché, mettent les œufs dans leur caddie puis dans le coffre de leur voiture. Mais comme leurs œufs sont réfrigérés en magasin, ils se couvrent de condensation et sont humides au moment d’être remis au frigo. Privés de la cuticule à cause du lavage, ils sont alors plus susceptible d’être contaminés par des bactéries.

De plus, selon Mark Williams, expert en production d’œufs :

« En Europe, le fait qu’il ne soit pas possible de laver les œufs avant de les vendre encourage la bonne tenue des fermes. L’éleveur de poule comprend que c’est dans son intérêt de produire des œufs aussi propres que possible, sans lavage, parce que personne ne voudra lui acheter ses œufs s’ils sont sales. [6] »

Cela signifie-t-il que les œufs américains, parce qu’ils sont lavés, ont plus de risques d’être produits dans des entrepôts pleins d’excréments de poule, et à haut risque de contamination à la salmonelle ?

L’histoire ne le dit pas.

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis

Le balcon potager

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Shopping pour créer un jardin bio gourmand sur son balcon

L’enseigne de jardineries Botanic a conçu une gamme déco et pratique afin de rendre le jardinage accessible à tous, et notamment aux citadins. Contenants astucieux, accessoires malins, plants et prêts à planter bio : découvrez la nouvelle collection du printemps 2015 pour créer votre jardin potager gourmand sur votre balcon.

http://www.bioaddict.fr/article/shopping-pour-creer-un-jardin-bio-gourmand-sur-son-balcon-a4946p1.html

Plaidoyer pour les animaux de ferme

Plus de 63 milliards d’animaux sont élevés chaque année dans le monde pour notre alimentation. En Europe, plus de 80% sont issus d’élevages intensifs, dits industriels : animaux génétiquement sélectionnés pour une productivité optimale, confinés dans des bâtiments surpeuplés, sans pouvoir exprimer les comportements propres à leur espèce.

Certains labels de qualité et les produits issus de l’agriculture biologique offrent souvent l’assurance de meilleures conditions de vie pour les animaux. Vous informer sur les modes d’élevage des animaux est la première étape vers des actes d’achats responsables.

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DINDES

Les dindes que nous connaissons aujourd’hui descendent d’une variété sauvage, originaire du Nord des Etats-Unis. Elles ont été ramenées en Europe par les Espagnols qui ont découvert ces animaux de compagnie favoris des Aztèques.

Les dindes sont des oiseaux curieux de nature, capables de voler et de courir vite. A l’état sauvage, ces oiseaux vivent en groupe, expriment des comportements remarquables (comme la parade sexuelle ou encore le répertoire vocal particulièrement vaste) et le soir, chaque individu se perche au même endroit, sur sa branche favorite.

Avant la seconde guerre mondiale, la dinde était considérée comme un plat luxueux, mais les élevages intensifs en ont fait un plat de volaille populaire.

Environ 660 millions de dindes sont élevées chaque année pour leur viande, dont plus de 240 millions en Europe. La France est le quatrième producteur mondial, avec environ 44 millions de dinde abattues.

Les dindes commercialisées actuellement sont majoritairement des souches à larges poitrines, à croissances rapides. Elles sont élevées dans des hangars fermés contenant des milliers d’oiseaux. L’élevage intensif ne permet pas aux dindes d’avoir un accès à l’extérieur au cours de leur vie.

http://www.ciwf.fr/animaux-de-ferme/

Cultiver avec les Limaces et les Escargots

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Un article très intéressant et extrêmement bien documenté, rédigé par Natacha Leroux sur Permaforet à propos des limaces, l’énorme diversité de cette espèce, son rôle, pourquoi et comment l’accueillir au potager. Comme nous l’avions vu dans la vidéo Gestion Holistique des Limaces de Hervé Coves, ces êtres sont l’un des maillons essentiels à la vie du sol et parfois même la clé de la reproduction de certaines espèces végétales (ne pouvant entamer leur processus de germination qu’après être passée dans le système digestif de la limace). Très riche d’informations, en voici un extrait :

La suite ci-dessous

http://www.permatheque.fr/2015/03/02/cultiver-avec-les-limaces-et-les-escargots/

L’après-vous

                                                                                 

Vous êtes-vous déjà posé la question de savoir ce qu’il adviendra

de lui lorsque vous ne serez plus  là ?

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L’idée du  grand départ  est évidemment une pensée douloureuse que l’on préfère éluder,  mais lorsque le malheur frappe, il est trop tard !

                                                             

Savez-vous combien de chiens et de chats se retrouvent ainsi dans un refuge et sont euthanasiés faute d’adoptants, de surpopulation ou encore parce que trop marqués par l’âge.  Et lorsque la personne décédée a encore une famille, il faut bien reconnaître que celle-ci  n’a généralement pas l’intention de s’encombrer de    l’animal ! Le même problème se pose lors d’une entrée en maison de retraite, hospitalisation de longue durée … !    

L’Animal Mon Ami vous offre la tranquillité d’esprit en vous assurant que jamais votre petit compagnon ne se retrouvera dans cette situation tragique lorsque vous ne serez plus là pour le choyer.

                                                                     Comment  et en quoi cela consiste-t-il ?  

Moyennant une  modeste cotisation annuelle de 25 euros , vous et votre animal  serez  inscrits sur le réseau  de L’ANIMAL MON AMI (FRANCE, BELGIQUE) .

Une carte de membre spéciale vous sera envoyée spécifiant  qu’en cas de décès, l’association doit être  avertie pour une  prise en charge immédiate de votre petit compagnon.   

                                                                     Qu’est-ce que ce réseau et comment fonctionne-t-il  ?

Il s’agit  d’une immense chaîne alliant l’amour des animaux et des humains.   Que vous possédiez un animal ou souhaitiez en adopter un, ce réseau n’attend que votre adhésion.

Avançant en âge, très souvent les gens n’osent plus se lancer dans la belle aventure d’une nouvelle adoption par crainte du devenir de leur compagnon lorsqu’ils ne seront plus là ou se trouveront dans l’incapacité  physique de s’en occuper. Ils se privent ainsi de tous les bienfaits  scientifiquement  prouvés par la présence d’un animal et parallèlement, ôtent une chance à un petit malheureux de trouver un foyer.

          

Lors du décès d’un membre, la base de données  est mise à jour  et  des recherches sont entreprises pour trouver une personne qui,  inversément, a « perdu » son animal. Le temps de trouver un nouvel adoptant, l’animal sera accueilli au sein de l’association et vivra librement dans un contexte  familial et ce, quelle que soit la durée.

 

En cas de décès de l’animal d’un des membres du réseau, la base de données est également mise à jour,  indiquant  que cette personne est disponible pour une adoption.

 

Si vous ne vous ne souhaitez pas faire partie du réseau, vous pouvez malgré tout nous aider en diffusant autour de vous ou par un don libre, sachant que sans votre soutien, rien n’est possible pour subvenir dès à présent aux besoins de nos petits amis dans l’urgence. (risque d’euthanasie, opérations, revalidation,  maltraitance, sorties de refuges avec intégration si possible dans le réseau d’adoptions etc.)

 

SI VOUS SOUHAITEZ FAIRE PARTIE DU RESEAU, N’OUBLIEZ PAS DE METTRE « RESEAU » EN COMMUNICATION !

 

Grand merci d’avance !

N’hésitez pas à nous contacter pour plus d’informations ! 

Bien à vous,

 

Christiane Claes, administrateur

 

 

Siège social: Frans Verbeekstraat 233      B-3090 OVERIJSE             RC 0500-626-007   

Cpte    BE 85143085098306                        PAYPAL: lanimalmonami.asbl@gmail.com

www.lanimalmonami.com    lanimalmonami.asbl@gmail.com

F : L’animal mon ami

 

          

TEL: +32 (0) 473 37 36 35

Plaidoyer pour les animaux de ferme

Plus de 63 milliards d’animaux sont élevés chaque année dans le monde pour notre alimentation. En Europe, plus de 80% sont issus d’élevages intensifs, dits industriels : animaux génétiquement sélectionnés pour une productivité optimale, confinés dans des bâtiments surpeuplés, sans pouvoir exprimer les comportements propres à leur espèce.

Certains labels de qualité et les produits issus de l’agriculture biologique offrent souvent l’assurance de meilleures conditions de vie pour les animaux. Vous informer sur les modes d’élevage des animaux est la première étape vers des actes d’achats responsables.

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ELEVAGE DES LAPINS

Des lapins entassés dans une cage minuscule

Une cage pour seul horizon

Les lapins sont des animaux sociaux qui, dans des conditions naturelles, vivent en groupes, creusent des terriers pour se cacher et élever leurs petits. Ils aiment courir et bondir – leurs bonds pouvant atteindre jusqu’à 1m de hauteur. Ils ont aussi besoin de matériaux à ronger pour limer leurs dents, comme des arbustes ou buissons. Malheureusement, l’élevage industriel les confine dans de petites cages sans aménagement.

37 millions de lapins dans des cages de batterie

Le lapin est le 2ème animal le plus élevé au monde, derrière le poulet de chair. En France, 37 millions de lapins sont élevés dans des cages grillagées hors-sol, dépourvues de tout aménagement. Ces lapins ont pour seul espace de vie la surface d’une feuille A4. Non seulement ils ne peuvent pas exprimer leurs comportements naturels les plus fondamentaux (se dresser, se cacher, bondir, ronger, etc.), mais ces cages grillagées sont également sourced’inconfort permanent et de blessures aux pattes.

Les lapins sont sélectionnés pour la production intensive avec un double objectif :

  • des portées nombreuses : 9 à 11 lapereaux par mise bas ;
  • un rythme de croissance élevée (38 à 45 g/jour) pour atteindre le poids d’abattage en 70 jours environ.

Un rythme de reproduction intense et des taux de mortalité élevés

Les lapines donnent naissance à une dizaine de petits par portée et sont inséminées 11 jours après chaque mise bas. Les mises-bas s’enchainent généralement tous les 42 jours. Un rythme qui sollicite beaucoup ces lapines. Les femelles allaitantes ont impérativement besoin d’une alimentation bien équilibrée, faute de quoi elles s’épuisent à nourrir leurs petits en raison de la priorité physiologique accordée à la production laitière par rapport à leurs réserves. Environ 30% des mères meurent chaque année, sachant que le rythme de renouvellement des femelles est déjà élevée : les lapines sont réformées (abattue) au bout d’un an.

En phase d’engraissement, les troubles digestifs sont très courants et sont l’une des principales causes de mortalité, avec les troubles respiratoires liés aux bactéries, virus et champignons présents dans les bâtiments.

La nourriture des lapins est supplémentée en vitamines, minéraux et médicaments, notamment de nombreux antibiotiques. L’élevage cunicole consomme 10,35% des antibiotiques vendus en France en usage vétérinaire. Pourtant, le taux de mortalité est très élevé : en moyenne 27% des lapins meurent avant d’atteindre l’âge d’abattage.

Aucune réglementation en vigueur

La France est le 3e pays producteur européen de lapins élevés pour leur viande, après l’Italie et l’Espagne. Avec la Chine, ces 4 pays assurent l’essentiel de la production mondiale.
Il n’existe cependant en France aucune législation spécifique en matière de bien-être des lapins. Des textes sont en discussion au niveau européen mais aucun n’a encore été adopté.

Et pas d’élevage alternatif

La production en Label Rouge est très marginale et représente moins d’1% des ventes. L’élevage cunicole biologique est quand à lui confidentiel, avec moins de 10 000 lapins biologiques produits par an.

Les lapins issus des élevages traditionnels sont caractérisés par :

  • des portées de 5 à 7 lapereaux par mise bas ;
  • un rythme de croissance modérée (30-35 g/jour) ;
  • un âge d’abattage de 91 jours en Label Rouge, 100 jours minimum en bio.

Ces lapins peuvent être élevés dans des enclos mobiles de prairie quotidiennement déplacés, des parcs clôturés ou encore des bâtiments avec un accès à un parcours extérieur herbeux. Leur alimentation est principalement constituée d’herbe en pâturage avec en complément des céréales et du foin.

Consommez responsable

Si vous faites le choix de manger du lapin, achetez responsable malgré la très faible offre :sélectionnez les labels biologiques ou Label Rouge. Vous pouvez trouver en grande surface le lapin Label Rouge « Paille d’Orée« . Beaucoup de producteurs alternatifs vendent leur production en direct, renseignez-vous avant d’acheter du lapin.

http://www.ciwf.fr/animaux-de-ferme/