Pour le droit des propriétaires à s’opposer à l’abattage de leurs chevaux

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by Amélie TSAAG VALREN · 

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Parlons d’éthique : l’opposition entre bien-être équin et bien-être humain

Amélie TSAAG VALREN

Josselin, France

Mar 29, 2016 — Si j’en crois un certain chercheur aujourd’hui à la retraite, se préoccuper de bien-être animal serait une position « anti-humaniste »http://www.fdsea29.fr/sites/fnc/60_ans_de_la_fnc/intervention_jp_digard.pdf.

Ha bon ?

Cette idée provient de Kant (dans ses Leçons d’éthique), pour qui les « animaux sont des moyens en vue d’une fin, et cette fin est l’homme ». Pour Kant, les animaux n’ont pas de « conscience » et n’existent que pour être exploités à notre profit. Par bonheur, nous avons évolué (un peu) depuis le XVIIIe siècle.

Je remercie chaque jour les équipes de chercheurs qui démontrent que le cheval est sensible à la douleur, qu’il comprend nos émotions, qu’il peut devenir un extraordinaire partenaire thérapeutique (si vous êtes curieux, j’ai documenté cet article de Wikipédia au sujet de la prise en charge de l’autisme par l’équithérapie:https://fr.wikipedia.org/wiki/Prise_en_charge_de_l%27autisme_par_l%27%C3%A9quith%C3%A9rapie).

Des esprits chagrins objecteront toujours que se préoccuper du bien-être animal est futile… Matthieu Ricard explique fort bien dans son excellent bouquin, « Plaidoyer pour les animaux », pourquoi la bienveillance à l’égard des êtres humains n’est pas séparable de la bienveillance à l’égard des animaux :http://www.sciencesetavenir.fr/animaux/20141009.OBS1707/le-plaidoyer-pour-les-animaux-de-matthieu-ricard-biologiste-et-moine-bouddhiste.html

La question de philo qui vient illico serait : le bien-être équin contribue t’il au bien-être humain ? Êtes-vous plus heureux quand vous voyez un cheval cachectique au fond d’un pré, ou quand vous observez un pur-sang en bonne santé faire des sauts de joie ? Quand vous voyez un cheval de dressage se faire rollkurer par une brute, ou quand vous observez une incarnation vivante du mythe du centaure monter sans bride ? Quand vous voyez une chaîne d’abattage, ou quand vous donnez de votre temps à un refuge équin ? Le personnel des abattoirs est-il heureux de tuer toute la journée ? Est-ce que ces hommes ne développent pas des comportements sadiques, justement, parce que le travail qui leur est demandé s’oppose à leur nature humaine ?

Quelqu’un s’est posé la question de savoir pourquoi le public déserte les terrains de CSO, les rectangles de dressage et les hippodromes ? Quel plaisir y a t’il à regarder cette foire aux coups de cravache qu’était le dernier prix de Cornulier ?

Un long chemin reste à parcourir pour que le spectacle offert dans les lieux équins nous rende heureux et fiers d’y assister. Pour qu’il contribue à notre bien-être humain, le bien-être équin doit être pris en compte.

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2 réflexions sur “Pour le droit des propriétaires à s’opposer à l’abattage de leurs chevaux

  1. Y’a pas que les coups de cravache…y’a aussi la Fédération qui trouve normal de voir des chevaux prisonniers de gogues, de brides en tous genres, alors qu’un cheval bien aux ordres devrait travailler avec un seul filet…

    • Il y a tellement de choses à changer pour le bien-être des animaux que nous ne savons plus par quoi commencer. Merci de votre passage et de votre commentaire. Amicalement. Yaël

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