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Gerard Baïle

Entre 1950 et aujourd’hui, soit en à peine deux générations, l’alimentation des Français (de même que celles des autres pays occidentaux) s’est complètement transformée. Ce phénomène peut s’expliquer par les profondes mutations économiques et sociales ayant conduit à un bouleversement des modes de vie au cours de cette même période.

Cette modification des modes alimentaires s’est traduite par:

-Une forte augmentation de la consommation de viande, produits laitiers (yaourts, fromages), produits à index glycémique élevé (boissons sucrées, desserts lactés sucrés et glaces notamment), produits gras (dont fromage et charcuterie);
-Une forte diminution de la consommation de pain, céréales, pommes de terre, légumes secs.

-Cancers
L’incidence des cancers a augmenté de 63% en France entre 1980 et 2000.5 C’est aujourd’hui la première cause de mortalité en Europe.
D’après le Fonds mondial de recherche contre le cancer, un simple changement d’habitudes alimentaires permettrait de prévenir 30 à 40% des cas de cancers dans le monde, soit autant voire plus que l’arrêt du tabac.

-Diabète
Le nombre de diabétiques dans le monde a quintuplé entre 1985 et 1998, passant de 30 millions à 143 millions.6 Le diabète est désormais la 3ème cause de mortalité en Europe. Sans compter qu’il est également indirectement responsable de nombreux autres décès. La Fédération Internationale du Diabète estime que le nombre de diabétiques doublera d’ici 2025 pour atteindre les 300 millions.

D’autre part, le diabète de type 2 touche de plus en plus de jeunes adultes et d’enfants (20% en 1998 contre seulement 4% au début des années 1990)

-Maladies cardio-vasculaires

« On estime que d’ici 2020, les deux tiers de la charge mondiale de morbidité seront imputables à des maladies non transmissibles chroniques, pour la plupart nettement associées au régime alimentaire. Le passage à une alimentation comportant davantage de denrées alimentaires raffinées, d’aliments d’origine animale et de graisses joue un rôle majeur dans l’épidémie actuelle d’obésité, de diabète et de maladies cardio-vasculaires, entre autres affections non-transmissibles. » Bulletin de l’OMS n°80, 2002
Les maladies cardio-vasculaires restent la deuxième cause de décès en Europe, bien que les progrès de la médecine aient permis de diminuer la mortalité liée à ces maladies au cours des dernières décennies. Cependant, du fait de l’augmentation de la prévalence de quatre facteurs de risque de ces maladies (obésité, tabagisme féminin, sédentarité et pollution de l’air), on peut craindre un retournement de cette tendance et une évolution à la hausse de la mortalité par maladies cardio-vasculaires dans les années à venir.

Une étude a montré que la viande, les produits laitiers, les oeufs et les graisses animales représentaient 77% des apports en acides gras saturés et 100% des apports en cholestérol dans les pays développés.
Afin d’évaluer le coût des soins médicaux directement imputables à la consommation de viande, le Physicians Committee for Responsible Medicine (comité de médecins pour une médecine responsable) a comparé la prévalence de l’hypertension, des maladies cardiaques, des cancers, du diabète, des calculs biliaires, et de l’obésité chez les végétariens et chez les non-végétariens aux Etats-Unis.

Il ressort de cette étude qu’entre 29 et 61 milliards de dollars annuels sont directement attribuables à la consommation de viande.

Il est donc possible de prévenir ou de guérir les maladies liées à la sur-alimentation par un changement d’habitudes alimentaires et de mode de vie. Ainsi, 30 à 40% des cancers, 17 à 22% des maladies cardio-vasculaires et 24 à 66% des cas de diabète pourraient être évités par une forte réduction de la consommation d’acides gras saturés (présents principalement dans la viande, les oeufs et les produits laitiers).

L’exemple de la Corée du Sud corrobore ce constat. La population de ce pays a conservé son alimentation traditionnelle largement végétale, en dépit des évolutions socio-économiques de ces dernières années. Des études ont montré que les maladies chroniques et l’obésité étaient moins fréquents en Corée du Sud que dans les autres pays industrialisés ayant un développement économique comparable.

-Nestle M, Animal vs. plant foods in human diets and health: is the historical record unequivocal?, Proc of the Nut Soc,1999, 58, 211-218
-Barnard ND, Nicholson A, Howard JL, The medical costs attributable to meat consumption, Prev Med, 1995, 24(6):646-55.
-Gardner G, Halwell B, Underfed and Overfed: The Global Epidemic of Malnutrition, World Watch Institute Paper 150, March 2000

 

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