Augustin (354 – 430) Un théologien entre deux mondes

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Augustin d’Hippone est le théologien chrétien le plus fascinant qui soit et sans doute le plus important après Paul de Tarse.

Né à la fin de l’empire romain, Augustin assiste aux grandes invasions et à la prise de Rome par le Wisigoth Alaric. Il a la sensation de tout un monde qui s’écroule autour de lui et cette sensation va imprégner ses écrits.

Un jeune homme attiré par la sensualité

Augustin est né à Tagaste, en 354, dans une province romaine constituée de l’Algérie et de la Tunisie actuelles, d’un père païen et libertin et d’une mère chrétienne et pieuse,Monique. Il mène une vie de plaisirs avant de se convertir à 32 ans à l’exemple de sa mère.

Il raconte dans les Confessions qu’accablé de doutes dans le jardin de sa maison de Milan, il entendit un enfant du jardin voisin chanter : « Tolle, lege, tolle, lege ! » (« Prends et lis ! Prends et lis ! » en français). Jetant les yeux sur un livre que tenait ouvert son ami Alype, il lut alors une lettre de Saint Paul aux Romains : « Vivons honnêtement, comme en plein jour, sans goinfreries ni beuveries… Comme on s’habille d’un nouvel habit, revêtons-nous du Christ et ne nous soucions pas ainsi de notre corps ». Cela décida de sa conversion et il se fit baptiser par Ambroise, l’évêque de Milan.

Une légende veut qu’un jour, le jeune homme demande à Ambroise si le repos hebdomadaire devait se célébrer le samedi comme à Milan ou le dimanche comme à Rome. Il s’attire une réponse devenue proverbiale : « À Rome, fais comme les Romains ».

Augustin est bientôt élu évêque d’Hippone et, jusqu’à sa mort, il va tenir un rôle central au sein de l’Église, notamment par ses prêches, ses lettres et ses écrits.

Un analyste lucide de son temps

Dans les premiers siècles du christianisme, les croyants pensaient que la fin du monde et le Jugement dernier étaient imminents. Ils ne voyaient pas d’intérêt à préserver l’ordre social. Le célibat, la chasteté et le refus de porter les armes témoignaient d’une lecture littérale des Évangiles et de l’enseignement de Saint Paul.

Au temps d’Augustin, on n’en est plus là. La fin du monde n’est plus à l’ordre du jour. D’autre part, le christianisme paraît solidement établi dans l’empire romain. Prenant acte de sa prépondérance, l’empereur Théodose le proclame religion officielle en 392.

Contre ceux qui prennent à la lettre le commandement biblique : « Tu ne tueras point », il légitime le concept de « guerre juste ». À la recherche du juste équilibre, il combat avec la plume les tendances sectaires qui fleurissent dans la chrétienté des premiers siècles.

Augustin s’éteint à 76 ans, le 28 août 430, pendant que les Vandales de Genséric assiègent sa bonne ville d’Hippone. Son oeuvre immense (plus de trente mille pages) le range parmi les plus grands Docteurs de l’Église (*) ; il est le patron des théologiens.

Augustin d’Hippone reste l’un des écrivains les plus lus et les plus étudiés dans toutes les langues et sur tous les continents. Les bibliographies le concernant représentent environ 300 livres.

https://www.herodote.net/Augustin_354_430_-synthese-207.php 

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