trouvé sur FB – réponses aux carnistes

 

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Nada Recouvreur-Magnoni
Belvaux, District de Luxembourg, Luxembourg ·

Pour répondre une bonne fois pour toutes à la mauvaise foi et aux préjugés qui composent l’argumentation des non-véganes en 11 points :

– « On est omnivore » -> Être omnivore ne veut en aucun cas dire que la consommation de produits animaux est une nécessité physiologique mais que nous avons la capacité de tirer nos nutriments de source animale et végétale. Avoir la capacité de faire quelque chose ne rend en rien cette pratique par principe moralement acceptable

– « Et les plantes ?! » -> Et bien grande nouvelle, pour ceux qui se soucient des légumes qui n’ont ni cerveau, ni système nerveux, ni vie individuée ou identité psychophysique : Soyez végétaliens car vous permettrez le sauvetage de 75% des légumes… En effet, pour produire un kilo de viande, il faut jusqu’à 15 kilos de végétaux. La sentience, nécessaire à la possession d’intérêts (au minimum commune à l’ensemble des mammifères, oiseaux et poissons), correspond à la possession d’une conscience subjective d’un sujet qui sent et ressent, perçoit et expérimente le monde en ayant la capacité de souffrir et un intérêt fondamental à poursuivre la vie qui est la sienne.

– « Nos canines c’est pour la viande » -> Ou pour manger des fruits comme les pommes par exemple. Pour info, les gorilles dos argenté ont des canines deux fois plus grandes que les nôtres et ne mangent pas de viande. Les singes Gélada ne mangent pas de viande et ont les canines les plus grandes du règne animal

– « C’est naturel » -> Partir de la prémisse « ceci est naturel » pour arriver à la conclusion « donc c’est moralement acceptable » s’appelle un sophisme naturaliste et n’a aucune valeur en philosophie morale. Il s’agit d’un malentendu ancré dans nos mentalités qui peut faire de toute violence un principe de moralité
– « Le lion tue donc moi aussi » Faire appel aux comportements d’un lion pour justifier les siens est absurde. Contrairement au lion (qui n’a d’ailleurs pas la possibilité de faire autrement), l’être humain adulte psychologiquement « normal » est moralement responsable de ses actes

– « Je respecte ton choix de ne pas tuer volontairement pour ton plaisir mais tu dois respecter le mien » -> Le meurtre, l’élevage, la marchandisation, le massacre programmé et organisé des autres êtres sensibles est d’une intolérance extrême. Rien ne permet de justifier que notre cercle de considération moral doive s’arrêter à la frontière du sexe (sexisme), de la « race » : racisme, de l’espèce : spécisme pour mépriser intentionnellement et sans aucune nécessité les intérêts les plus fondamentaux des autres êtres sensibles (cela n’a rien d’un choix personnel)

– « Et la chaîne alimentaire ? » -> L’observation qu’est l’existence de chaines tropiques (le nom scientifique) n’est en rien un principe éthique devant guider les comportement. Quand bien meme on serait assez idiot et fou pour le croire 1) la science a démontré que l’humain est au niveau tropique de l’anchoi 2) l’élevage n’est pas affaire de chaîne tropique.

– « Et si tu étais dans la jungle ? » -> Si dans certains cas se nourrir d’animaux est un besoin de survie, ce n’est pas une raison valable pour en faire une pratique ordinaire lorsque ce n’est pas le cas. La consommation de produits animaux n’est pas une question de survie, de subsistance ou d’auto-défense, mais simplement d’habitude, de tradition, de commodité et de goût

– « On l’a toujours fait » -> L’ancienneté d’une pratique n’est en rien garante de sa légitimité, l’éthique ne consiste pas à reproduire des normes qui n’ont été justifiées qu’à une époque donnée mais à adapter nos comportements aux possibilités du contexte dans lequel nous évoluons

– « On peut tuer avec respect » -> Une fois nés, tous les individus conscients et sensibles ont un intérêt fondamental à poursuivre la vie qui est la leur, et non pas seulement à ne pas souffrir. La sensibilité est un moyen au service de la fin qui est la poursuite de l’existence, en tant qu’elle permet d’identifier les dangers qui menacent la survie. Tuer volontairement avec respect s’appelle l’euthanasie et ce n’est pas fait dans l’intérêt d’un oppresseur et contre une victime.

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