Douze hommes en colère

 

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Dans le fond, il faut peu de choses pour démolir une personnalité naissante comme il faut peu de choses aussi pour la forger. Chez moi, il aura suffit d’une motte de beurre, d’un bouquet de fleurs pour m’apprendre des choses qui deviendront essentielles ; En effet, la motte m’a appris à détester le favoritisme, les dessous de table et par extension la diplomatie lorsque celle ci s’apparente à l’hypocrisie ce qui est très souvent le cas. Comme la petite fille de 7 ans que j’étais avait raison de ne pas comprendre qu’avec des chocolats, des bonbons, une motte de beurre et des fleurs on pouvait acheter des places à l’école ; c’est comme à l’église ou à coups de prières on s’achetait une place au paradis.

Le bouquet lui, m’a appris qu’on pouvait se révolter et que quand on le faisait, le ciel ne nous tombait pas sur la tête et qu’il valait mieux avoir de mauvaises notes que l’on méritait (encore que rien n’est moins sur quand on sait comment et pourquoi les points étaient attribués) que des bonnes que l’on ne méritait pas.

Beaucoup plus tard, j’ai eu l’occasion d’aller au théatre et j’ai vu la pièce « 12 hommes en colère »

Pas de décor sauf celui du début du spectacle qui restera jusqu’à la fin, un seul acte, 12 acteurs qui en dehors de se lever de la table autour de laquelle ils sont assis pour faire quelques pas, puis de venir se rasseoir,aucun autre mouvement pour animer le tableau, tout est dans les dialogues.

Cette pièce a été pour moi une révélation. Le monde en microcosme, composé de gens de tous âges, de tous milieux, de toutes professions, 11 sur douze, pressés de se débarrasser d’une mission qui les ennuie pour aller retrouver, un sa maitresse, l’autre son match de foot et le douzième qui ne sait pas plus que les autres si l’accusé est coupable ou innocent mais qui estime que quand on a entre ses mains la vie et la liberté d’un homme, on peut lui consacrer le temps qu’il faut pour être sur, en son âme et conscience, que le verdict sera mérité.S’ensuit alors un débat dans lequel chacun défend ses convictions.

Là, j’ai appris que le témoignage humain est quelque chose de très fragile, que les « bien pensants » ne sont pas forcément les « bien agissants » et que là où la conscience est absente (toujours elle) les pires des erreurs peuvent être commises et aussi que souvent, l’absence de conscience pousse à l’inconscience.

La conscience est la lumière de l’intelligence pour distinguer le bien du mal. ~Confucius~ 

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