Archive | novembre 2016

Les zoos

« Les zoos ne m’inspirent pas un sentiment « d’admiration et d’émerveillement ». Ils m’inspirent un sentiment de solitude et de profond chagrin.
Je ne vois aucune admiration ni aucun émerveillement sur les visages des autres clients des zoos. J’entends des enfants rire des animaux. Non pas « le doux son des rires d’enfants » dont on lit si souvent la description dans de mauvais poèmes, mais le rire moqueur de la cour d’école, le rire de la malchance de l’autre, le rire qui donne de la voix au même mépris qui se manifeste dans les titres désinvoltes des journaux et dans les blagues des magazines comme Jogging Man.
Je vois des mères avec leurs jeunes enfants, riant avec eux en montrant du doigt ces animaux stupides, se moquant du gros orang-outang, se moquant du loup qui fait les cents pas, faisant des grimaces effrayantes au serpent, ignorant l’ours qui fait les cents pas, se moquant du fourmilier qui fait des allers-retours et des allers-retours toujours et encore. Et ces femmes avec leurs poussettes, avec leurs jeunes enfants qui chouinent pour de la barbe-à-papa, qui chouinent pour avoir des ours en peluche, ne s’arrêtent jamais de marcher, ne s’arrêtent jamais de parler, ne s’arrêtent jamais de pointer du doigt et de rire. Ils pénètrent le pavillon des singes. Ils hurlent sur ces idiots de singes, ces chimpanzés stupides qui se mettent les doigts dans le nez et qui regardent fixement les femmes et les enfants, à travers la vitre. Les enfants rient et tapent sur la vitre. Ils se collent tout près, et dévisagent à leur tour l’animal de l’autre côté. Lui font des grimaces. Puis se détournent. J’entends les mères hurler, à nouveau, et dire: « oh, regarde, le singe fait une petite crotte! » Je ferme les yeux, et me retrouve une fois de plus agrippé à la rambarde. Les enfants rient et hurlent. Les mères aux voix stridentes disent une fois de plus, « oh, regarde, le singe étale sa petite crotte sur la vitre ». Les femmes et les enfants rient et hurlent. Je pense, « ne sais-tu pas ce que ce chimpanzé vient juste de te dire? Es-tu tellement déconnectée que tu ne remarques même pas lorsque tu as été insultée? » Que sont en train d’apprendre ces femmes et ces enfants? Quel « admiration et émerveillement » permettent-ils aux animaux d’inspirer?

Croke continue, et nous dit du but des zoos qu’il est « de nous apprendre cette place de l’animal dans le cosmos et de mettre en lumière la toile enchevêtrée et fragile de la vie qui le nourrit ». Cela n’a pas de sens. Les zoos nous apprennent que la place d’un hippopotame est dans une piscine de béton remplie de merde, que celle d’un singe est derrière une fenêtre vitrée, pour qu’il ne puisse pas vous balancer sa merde au visage — ce qu’il adorerait certainement faire à ce stade — et que la place d’un grizzly est dans un « habitat » de 900 mètres carrés. Comment un zoo peut-il nous apprendre la place d’un animal dans le cosmos, quand la présence même de cette créature dans un zoo implique qu’elle ou ses aïeux aient été retirés de force de cette place légitime. Et comment un zoo peut-il illuminer une toile enchevêtrée et fragile, lorsque toutes les parties la composant sont séparées et mises en cage ? La toile est faite des relations entre les différents animaux, plantes, sols et climats, et ne peut être simulée dans une boîte de béton, qu’importent les « enrichissements » ajoutés. »


Derrick Jensen
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Cher Monsieur le Tribunal

Bernard Santi

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SVP. lisez cette lettre elle vaut son pesant d’or……..
Objet : Lettre au Tribunal administratif de Nantes !

Cher Monsieur le Tribunal,

J’ai pris connaissance il y a quelques jours de votre décision d’interdire la crèche de Noël traditionnellement installée dans le hall du Conseil Général de la Vendée.

Quelle mouche vous a donc piqué ?
Vous avez fait des études je suppose. Peut-être savez-vous donc que Noël vient du latin ‘Natalis’ qui veut dire Naissance.

Alors je vais vous livrer un secret que vous voudrez bien transmettre à vos confrères qui peut-être nagent avec complaisance dans la même ignorance que vous. La naissance dont il est question est celle d’un certain Jésus de Nazareth né il y a un peux plus de 2000 ans. Je dis ça parce qu’étant donné que vous n’avez pas interdit les illuminations de Noël, je suppose que vous ignoriez ce détail.

Voyez-vous, Noël n’est pas l’anniversaire de la naissance du Père Noël (je suis désolé si je casse ici une croyance ancrée en vous) mais bien celle de ce Jésus.

Interdire une crèche sans interdire toute manifestation publique de cette fête est aussi stupide que si vous autorisiez la fête de l’andouillette tout en interdisant la consommation d’andouillette le jour de la fête de l’andouillette.

La crèche c’est ce qu’on appelle une tradition. Et ne me faites pas croire, Monsieur le Tribunal, que le principe de la tradition vous est étranger.
Sinon comment expliquer que les magistrats exercent leur métier dans un costume aussi ridicule si ce n’est parce qu’il est le fruit d’une tradition ?

Vous êtes un briseur de rêves Monsieur, vous êtes un étouffeur de sens. La crèche c’est Noël et Noël c’est la crèche.

La crèche c’est aussi l’histoire d’une famille qui, faute de droit opposable au logement, est venue se réfugier dans une étable. C’est un signe d’espoir pour tous les sans-abri. La crèche c’est aussi un roi arabe et un autre africain qui viennent visiter un juif.

C’est un signe d’espérance et de paix en ces temps de choc de civilisations, de conflit au Moyen Orient et de crainte de ‘l’autre’ attisée par des attentats horribles.

La crèche c’est aussi des éleveurs criant de joie et chantant dans une nuit de décembre. Connaissez-vous beaucoup d’agriculteurs qui rigolent en cette période de crise ?

La crèche c’est un bœuf, symbole de la condition laborieuse de l’homme. Enfin, la crèche, c’est un âne, même si  une rumeur court disant que cet âne a quitté la crèche en 2014 pour  rejoindre le Tribunal administratif de Nantes et ne semble pas en être revenu.

Malgré le fait que vous allez sans doute, par souci de cohérence, vous rendre à votre travail le 25 décembre, je vous prie de croire, Monsieur le Tribunal, à l’expression de mes souhaits de bon et joyeux Noël.

Jean Pierre Santon

Lorsque l’on ne touche plus à la mort

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Mathieu Lescuyer Drummer

 Toulouse, Midi-Pyrenees, France ·

De ma collègue artiste Elvina !!! 🙂 Qui danse encore même lors de ses pauses ! 😉

« Lorsque l’on arrête de consommer des animaux, lorsque l’on ne touche plus à la mort sclérosée dans « un corps fait pour être » digéré et chié dans un cercle de porcelaine, on goûte réellement à la vie.

Ne nous jugez pas, nous ne vous en voulons pas de ne pas comprendre ce qui est apparu à notre coeur comme une évidence.

Une fois le chemin enclenché, une fois le mécanisme mis en place, le retour n’est plus possible, nous touchons à une dimension au-delà du mode alimentaire, nous atteignons des sphères plus riches et fructueuses les unes que les autres.

Nous sommes connectés à un monde intense, à un monde où la lucidité, l’autonomie mentales reviennent à notre coeur comme le premier souffle à l’aurore de notre existence.

Ne jugez pas ce que vous ignorez, essayez ou taisez-vous à jamais, l’expérience est soeur de mansuétude et de respect.

Nous avons été dans ces deux vies, ainsi nous savons laquelle est réellement faite pour nous, nous détenons le savoir de ces deux états, nous pouvons donc parler, prôner de ce qui nous semble absolu.

Serait-ce si étonnant de ne pas consommer des êtres vivants, je le proclame avec autant d’intensité que de rire « je ne mange pas d’animaux, je ne mange pas mes amis, je ne mange pas la mort, je ne mange pas le sang que j’ai lâchement fait jaillir par quelqu’un d’autre, je ne suis pas une faucheuse, je suis un être pur, un être de raison et de coeur, je ne mange pas ce que j’aime de sentiment et d’affection, je ne mange pas ce que je caresse, je ne mange pas la vie torturée par le meurtre ».

Nous n’avons pas de grands discours, nous ne sommes pas extrémistes, nous ne sommes pas moralisateurs, nous sommes jugés par des ignares au mépris souillé par la dite norme.

Nous sommes plus que jamais vivants, nous sommes amour, nous sommes paix et bienveillance, nous faisons cela pour VOUS tous, pour ce bien commun du respect, de l’honneur, de la déférence que nous portons envers Terre Mère, nous estimons celle qui nous accueille et qui nous livre toute sa beauté abondante.

 Nous sommes des Humains avec tout ce que cela représente, nous sommes des cueilleurs et nous partageons ce que nous semons, nous prônons le vivant, ce qui subsiste à l’épicentre de l’Être.

Néanmoins, pour que nous puissions recevoir toute la gratitude et surtout le bonheur de cette vie, pour goûter le Samsara avec ferveur et véracité nous nous devons d’être en phase avec ce que représente ÊTRE EN VIE… »

Elvi Pasc

Aujourd’hui : « Ne pas avaler »

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Où l’on découvre que le jaune peut causer quelques soucis.

 

Les peintres le savent bien : certains pigments utilisés dans les peintures sont extrêmement toxiques ! Quelques-uns sont si nocifs que le simple contact avec la peau peut être dangereux pour la santé. Le jaune de Naples en faisait partie…

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Derrière ce nom se cache une jolie légende : le jaune de Naples, d’une nuance de jaune clair lumineux, viendrait de cette ville. Et plus précisément, il serait obtenu à partir de la lave de son célèbre volcan, le Vésuve !

Même si cette origine est séduisante, elle est complètement mythique. Ce pigment provient en réalité d’une réaction chimique du plomb, ce qui le rend très toxique…

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Pierre-Jacques Volaire, Éruption de Vésuve, 1771, huile sur toile, 1,36 x 0,8 m, Musée des beaux-arts de Brest
Cela n’a pas empêché les peintres de l’utiliser depuis des millénaires. Pendant une partie de l’Antiquité, c’était même le seul pigment jaune connu !
Sauf qu’au fil des siècles, la toxicité pose problème aux artistes. Malgré sa jolie nuance, le jaune de Naples n’a plus la cote…

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Van gogh

Heureusement, au XIXe siècle, des chimistes mettent au point un équivalent. En éliminant le plomb de la composition, remplacé par des matériaux beaucoup moins nocifs, ce substitut du jaune de Naples est inoffensif !

En revanche, il est difficile de reproduire artificiellement cette couleur tout en ayant un pigment stable qui ne varie pas à la lumière

Le fabricant Lefranc finit par y parvenir, en mettant au point une recette qui séduit les peintres. Le célèbre Millet leur écrit même, en 1874, une lettre où il salue ce jaune de Naples de substitution qui « ne ressemble en rien aux jaunes de Naples de toilette comme j’en employais depuis tant d’années » !

http://www.scoop.it/t/demo-infos-artistiques  

Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes,J.J.Rousseau

« Les panthères et les lions, que vous appelez bêtes féroces, suivent leur instinct par force, et tuent les autres animaux pour vivre. Mais vous, cent fois plus féroces qu’elles, vous combattez l’instinct sans nécessité, pour vous livrer à vos cruelles délices. Les animaux que vous mangez ne sont pas ceux qui mangent les autres : vous ne les mangez pas, ces animaux carnassiers, vous les imitez ; vous n’avez faim que des bêtes innocentes et douces qui ne font de mal à personne, qui s’attachent à vous, qui vous servent, et que vous dévorez pour prix de leurs services.
« O meurtrier contre nature! si tu t’obstines à soutenir qu’elle t’a fait pour dévorer tes semblables, des êtres de chair et d’os, sensibles et vivants comme toi, étouffe donc l’horreur qu’elle t’inspire pour ces affreux repas ; tue les animaux toi-même, je dis de tes propres mains, sans ferrements, sans coutelas ; déchire-les avec tes ongles, comme font les lions et les ours ; mords ce bœuf et le mets en pièces ; enfonce tes griffes dans sa peau ; mange cet agneau tout vif, dévore ses chairs toutes chaudes, bois son âme avec son sang. Tu frémis! tu n’oses sentir palpiter sous ta dent une chair vivante! Homme pitoyable! tu commences par tuer l’animal, et puis tu le manges, comme pour le faire mourir deux fois. Ce n’est pas assez : la chair morte te répugne encore, tes entrailles ne peuvent la supporter ; il la faut transformer par le feu, la bouillir, la rôtir, l’assaisonner de drogues qui la déguisent : il te faut des charcutiers, des cuisiniers, des rôtisseurs, des gens pour t’ôter l’horreur du meurtre et t’habiller des corps morts, afin que le sens du goût, trompé par ces déguisements, ne rejette point ce qui lui est étrange, et savoure avec plaisir des cadavres dont l’oeil même eût eu peine à souffrir l’aspect. « 

Jean Jacques Rousseau,
Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes,

Le poulet dans vos assiettes.

 

Gerard Baïle

« Une sélection des reproducteurs visant à produire des oiseaux «voraces» et l’addition de substances activant la croissance a l’alimentation des poulets donnent un «produit fini», qui est un poulet deux fois plus gros qu’il ne devrait l’être à ‘âge de sept semaines et deux fois plus gros qu’ils l’étaient avant l’apparition de l’aviculture industrielle et l’entrée de l’industrie chimique aaagerard-baile13913838_1673140926330049_7612674807460277856_oou pharmaceutique dans ce secteur.
Le résultat? Des PROFITS pour les dirigeants et des SOUFFRANCES pour ces oiseaux malades et déformés.
Les poulets de chair « industriels » (environ 90% du marché) passent leur courte vie dans d’énormes hangars sans fenêtres. Sans présence maternelle pour les guider, ils doivent se « débrouiller » par eux-mêmes dès le premier jour. Certains n’arrivent pas à trouver le chemin de la mangeoire ou de l’abreuvoir.
Vers la fin de la période d’élevage, certains poulets sont tellement infirmes qu’ils ne peuvent plus marcher; ces poulets meurent donc de faim ou de déshydratation.
Le ramassage des poulets morts en cours d’élevage est normalement une tâche quotidienne. Voici comment un employé d’un élevage de volailles l’a décrite:
«Cela doit être fait tous les jours à cause de la chaleur et à cause de l’entassement des poulets. Quand vous ramassez un poulet mort, il est courant qu’il soit déjà décomposé au point de n’être qu’un amas d’os et de matières liquéfiées.»
Il est impossible d’inspecter efficacement leur état de santé. De nombreux oiseaux morts ou moribonds ne sont pas remarqués; les cadavres se décomposent sur le sol. Les coups de chaleur causent de nombreuses morts.
Beaucoup meurt très jeunes par des maladies, dont les crises cardiaques ou les syndromes de foie graisseux ou de reins graisseux. Des maladies virales comme la maladie de Gumboro (qui détruit le système immunitaire et a été surnommée ie « SIDA des poulets ») et l’Agent Anémique du Poulet font des victimes, portant souvent le taux de mortalité bien au delà de 10%.
L’Ascitis est une autre conséquence de la producttion de poulets ayant beaucoup de chair mais des organes qui ne sont pas assez développés pour fonctionner correctement. Cette maladie, qui se traduit par une accumulation d’un fluide jaune ou taché de sang est une maladie associée à:
«un besoin très important d’oxygène dû à la croissance rapide des poulets modernes, combiné avec un manque d’espace pour la circulation du sang dans les capillaires des poumons.»
(Poultry Diseases, Ed.
F.T.W. Jordan, Baillere
Tindall,)