Les vétérinaires

TOXIC CROQUETTES de Ziegler Jutta…
je ne peux pas vous télécharger tout le livre mais chaque jour je publierai un chapitre…
voici déjà l’avant propos… bonne lecture 😉

AVANT-PROPOS
POURQUOI AI-JE ÉCRIT CE LIVRE ? POURQUOI NE PAS
LAISSER les choses telles qu’elles sont ? Les animaux qui nous sont
confiés, à nous vétérinaires, nous permettent de bien gagner notre vie et
leurs propriétaires ignorent le plus souvent dans quel engrenage leurs
visites chez nous les entraînent, à l’image de hamsters dans leur roue.
Nombreux sont même ceux qui remercient leur vétérinaire habituel pour
les soins présumés dévoués dont a bénéficié leur chien ou leur chat.

Je ne veux en aucun cas incriminer les idéalistes parmi les vétérinaires.
Ils existent bel et bien. Je mets en cause ceux de mes consœurs et
confrères qui profitent sans scrupule de l’amour de leurs clients pour leurs
animaux, jouent avec leurs peurs de la pire des façons pour justifier
toutes les initiatives imaginables, fussent-elles inappropriées ou superflues.

Il n’est pas question de dénoncer ici les erreurs médicales qui peuvent
toujours se produire, les vétérinaires n’étant que des hommes. Je souhaite
en revanche révéler les innombrables abus qui ont lieu chaque jour dans
les cabinets, que ce soit par ignorance ou par duperie délibérée.
Comme en médecine humaine, la peur, le manque de connaissances
et la mauvaise conscience du propriétaire de l’animal sont des leviers
faciles à actionner : « Si vous ne faites pas ceci ou cela, il peut arriver ceci
ou cela » ou « Pourquoi n’avez-vous pas fait ceci ou cela ? » Sur la base
de ces arguments à la limite de la menace sont imposés des traitements,
des vaccinations et des médicaments inutiles. C’est ainsi que beaucoup
d’animaux domestiques se retrouvent systématiquement dans la catégorie
des malades : le tableau clinique est élargi ou réinterprété jusqu’à
transformer un chien ou un chat en bonne santé en animal malade ou
nécessitant au moins un traitement. Et il ne vient pas à l’esprit du
propriétaire effrayé, en proie au doute, de remettre en question ce que lui
annonce « le demi-dieu en blanc ».

Les vétérinaires se répartissent fondamentalement en trois groupes.
Le premier groupe, cynique et corrompu, sait parfaitement
comment plumer les propriétaires d’animaux de compagnie. Il est
pleinement conscient de la moralité douteuse de son commerce. Poussé
par des difficultés et des contraintes financières ou par pure cupidité, il
agit indépendamment du bien des animaux qui lui sont confiés. Pour lui,
fondamentalement, le profit tient lieu d’éthique.

Le deuxième groupe de vétérinaires se préoccupe peu d’éthique
professionnelle et se contente de faire comme il a appris jadis ou comme
les autres. Il copie, sans songer à le critiquer, ce qui a soi-disant fait ses
preuves depuis longtemps et se laisse tout bonnement entraîner par la
masse, à l’abri derrière ses œillères. C’est principalement ce deuxième
groupe qui reprend sans hésitation ni remise en question les
recommandations de l’industrie des aliments pour animaux et des groupes
pharmaceutiques. Il n’a pas conscience de l’ambivalence de son
commerce. D’un côté, les médecins vétérinaires de ce groupe agissent
bien avec l’intention d’aider les animaux qui leur sont confiés. Mais de
l’autre, ils ne s’interrogent pas une seconde sur les causes des maladies
chroniques qui se multiplient. Ils fréquentent certes assidûment les
séminaires de formation continue, ce qui est une bonne chose, mais sans
être pour autant capables de prendre du recul, de faire preuve de bon
sens.
Quel vétérinaire prend encore le risque de dire au maître que son
chien, par exemple, se porte comme un charme et qu’il peut rentrer
tranquillement chez lui ? Grande est la peur, en tenant de tels propos – et
correspondent-ils d’ailleurs encore tant que cela à la réalité ? – de perdre
le client et de le jeter dans les bras d’un confrère. C’est ainsi que des
futilités sont montées en épingle et que l’on tourmente les patients à
quatre pattes avec des examens et des traitements inutiles.
Dans le même temps, la prévention des maladies est complètement
négligée. Elles sont simplement acceptées comme tombant du ciel, quelle
que soit la fréquence à laquelle elles surviennent, et prises en charge de
telle manière que des affections secondaires sont véritablement
programmées d’avance. Des exemples de cas constituent le fil rouge de
ce livre.

Le troisième groupe de vétérinaires est malheureusement encore
très restreint, mais il a le mérite de grossir à vue d’œil. Tout comme en
médecine humaine, le nombre de médecins vétérinaires qui refusent de se
laisser acheter par l’industrie ne cesse de croître. Même chose pour ceux
dont la priorité est, non pas de s’enrichir, mais de prendre le temps de
déterminer ce qui est vraiment le mieux pour la santé des animaux qui leur
sont confiés. Ces vétérinaires travaillent indépendamment de l’industrie
des croquettes et des médicaments et n’ont de comptes à rendre qu’à
leur conscience.

D’un point de vue économique, on pourrait penser que les
représentants du premier groupe sont aussi ceux qui ont les plus hauts
revenus. C’est certainement le cas dans l’ensemble, mais il existe aussi un
nombre croissant de cabinets qui travaillent pour le bien des animaux, les
considèrent dans leur globalité, conformément à l’éthique – tout en
s’assurant un bénéfice correct. Il doit naturellement nous être permis, à
nous vétérinaires comme aux praticiens de médecine humaine, de vivre
de notre travail. C’est la raison pour laquelle, comme dans toute
profession, il est juste que les professionnels sérieux et zélés gagnent
davantage… mais certainement pas au préjudice de la santé des animaux
à soigner ! Il est finalement positif que les propriétaires de chiens et de
chats critiques et déjà informés grâce à Internet soient de plus en plus
nombreux. Grâce à eux, les cabinets travaillant dans une optique globale
se multiplieront en proportion.

Ce livre a pour objet de vous aider, chers lectrices et lecteurs, à
remettre en question les régimes et médicaments prescrits, tout comme
les méthodes de diagnostic et de traitement douteuses, et à identifier
d’emblée à quel groupe appartient le vétérinaire auquel vous avez affaire.

Mais revenons à la question posée en introduction : pourquoi ai-je
écrit ce livre ? Voilà plus de trente ans que j’exerce en libéral au sein d’un
cabinet dédié aux animaux domestiques. Ces dernières années ont été
pour moi le cadre d’une prise de conscience grandissante : nous,
vétérinaires, entraînons les animaux qui nous sont confiés vers une
chronicisation de leurs affections, influencés que nous sommes par de
fausses informations. Celles-ci concernent notamment la manière dont
sont nourris nos chiens et nos chats, la vaccination bien trop fréquente et
l’utilisation outrancière d’antibiotiques et de médicaments chimiques de
manière générale. Nous, vétérinaires, sommes en grande partie à l’origine
de l’augmentation des cas de diabète, d’épilepsie, de maladies du
pancréas, du foie et des reins, d’allergies et j’en passe. Bien sûr, la
sélection excessive dont sont l’objet de nombreux chiens et chats joue
aussi un rôle non négligeable. Elle provoque des infirmités chroniques et
l’apparition de maladies que l’on ne rencontrait jamais il y a trente ans, ou
seulement de manière exceptionnelle.

Un autre phénomène devrait, en tant que professionnels, nous faire
réfléchir. À ceux qui clament haut et fort que, grâce aux nouveaux
traitements toujours plus coûteux et aux croquettes de régime soi-disant
adaptées à chaque maladie, la longévité de nos animaux familiers ne
cesse d’augmenter, je rétorque que ce n’est pas exact. Certes, on croise
encore aujourd’hui quelques chiens de grande taille âgés de quinze ans ou
plus. Mais quand, exceptionnellement, ils atteignent cet âge, c’est en tant
que malades chroniques. Autrefois, c’est-à-dire il y a vingt ou trente ans,
lorsque nos chiens et nos chats tombaient malades, ils avaient déjà atteint
un âge avancé et ne tardaient pas à mourir. Aujourd’hui, nos animaux
domestiques prennent beaucoup de médicaments souvent inutiles pour ne
guère dépasser l’âge de douze ans. Difficile de savoir combien de
pauvres chiens et chats dépérissent sous médication permanente.
Le parallèle avec nous, humains, saute aux yeux. Nous-mêmes vivons
toujours plus longtemps, les statistiques le montrent. Mais le prix à payer
est une moindre qualité de vie, la maladie chronique nous atteignant de
plus en plus tôt. Comme chez nos animaux – et comment pourrait-il en
être autrement ? –, les affections chroniques augmentent en raison d’une
alimentation de mauvaise qualité industriellement dénaturée, d’un mode
de vie inadéquat, d’empoisonnements médicamenteux et d’un
environnement pollué, entre autres causes. Certes, de plus en plus de
voix s’élèvent réclamant un changement de cap. Il n’en demeure pas
moins que notre système de santé est en train de s’effondrer, car
personne ne peut ou ne veut prendre en charge les coûts supplémentaires
toujours croissants. La prophylaxie et l’information sont les parents
pauvres et tant qu’il y a aura des médecins pour tracer toujours le même
sillon, aucun changement fondamental n’est à attendre. Il en va de même
pour les vétérinaires et leurs patients à quatre pattes. Sans évolution des
esprits ni changement de paradigme, rien ne peut changer. Nous devrons
longtemps encore nous occuper d’enfants et d’adultes toujours plus gros
et toujours plus malades et de chiens et de chats… toujours plus gros et
toujours plus malades.

Nous, vétérinaires, ne sommes suivis par aucune caisse d’assurance
maladie, ce qui n’est pas plus mal. Cependant, si une telle caisse existait,
elle ne verserait sûrement pas un centime pour un grand nombre
d’examens, de prescriptions et de traitements inutiles ou pour des
aliments dits de régime. Mais qui déterminerait ce qui est utile ou non ?
L’exercice libéral du vétérinaire doit être préservé. Laissez-moi tout de
même souligner qu’environ quatre-vingts à quatre-vingt-cinq pour cent
des chiens souffrent plus ou moins d’une maladie chronique : obésité,
lésions hépatiques, maladies du métabolisme, troubles gastro-intestinaux
variés, affaiblissement du système immunitaire, allergies, cancers,
infections et toutes sortes d’affections du squelette. Pour ce qui est du
taux de mortalité, les cancers occupent désormais de loin la première
place des statistiques.

Nous, vétérinaires, devrions par conséquent faire usage de notre
précieuse liberté thérapeutique et entretenir un rapport franc et direct
avec les propriétaires de manière à intervenir en amont, grâce à
l’information et à la prévention, afin d’éviter autant que faire se peut les
maladies citées plus haut. Malheureusement, le quotidien du professionnel
est la plupart du temps bien différent. Faute de savoir vétérinaire, mais
aussi surtout par intérêt financier, les animaux sont tourmentés et épuisés
par toutes sortes de mesures inutiles qui ne font que précipiter leur entrée
dans la chronicité.

Ce livre a pour but de vous secouer et de vous ouvrir les yeux, chers
lectrices et lecteurs ! Il entend interpeller tant mes consœurs et confrères
que les propriétaires des animaux pris en charge sur les erreurs et les
abus quise produisent en nombre dans les cabinets vétérinaires.
J’ai parfaitement conscience qu’en majorité ma corporation ne
partage ni mes acquis ni mes convictions, par crainte entre autres de
perdre ses précieux avantages. On me reprochera mon incompétence, on
dira que je crache dans la soupe et que sais-je encore ? Il n’empêche
que le nombre de chiens et de chats atteints de maladies chroniques
augmente parallèlement à celui des antibiotiques, vermifuges, etc…
administrés, ce qui me donne raison : quelque chose cloche dans notre
système. Aucun argument ne peut contredire cette réalité. Ce sont les
faits.
Il est évident que je ne parviendrai pas à influencer ou à convaincre le
premier groupe de vétérinaires, cyniques et corrompus, présenté plus
haut. Le deuxième groupe en revanche, celui des « suiveurs », est sans
doute encore ouvert à quelques critiques et pistes de réflexion. Le
troisième groupe pense et travaille déjà comme moi. Ces consœurs et
confrères trouveront dans ce livre la confirmation de ce qu’ils avaient
seulement pressenti ou craint jusqu’ici, comme de ce qu’ils savaient déjà.
Pour terminer, laissez-moi vous donner un exemple de cynisme sans
pareil observé chez l’un des représentants de ma corporation. Il y a
environ un an, j’ai rencontré un confrère tyrolien qui compte parmi les
fervents avocats de différents aliments de régime, qu’il distribue bien sûr
lui-même à grande échelle. Quand je lui ai demandé s’il savait ce qu’il
faisait aux animaux en prescrivant de tels produits, voici quelle fut sa
réponse : « Évidemment que je le sais, mais les clients affluent grâce à
cela. C’est ce qui me fait vivre, et même très bien ! » Que dire de plus ?
Je suis bien consciente, malheureusement, que les « confrères » de ce
type n’ont aucun intérêt à réviser leur manière de penser. La pression doit
venir du groupe possédant le plus grand pouvoir en médecine vétérinaire.
Et ce groupe c’est vous, propriétaires de chiens et de chats ! Informezvous
sur ce qu’il y a de meilleur pour votre animal et, s’il le faut, osez dire
non à votre vétérinaire.

Lorsque, comme ce fut le cas il y a quelques jours, j’ai des nouvelles
d’un propriétaire qui m’apprend que son chien n’a pas rechuté depuis sa
prise en charge dans mon cabinet, c’est le plus beau compliment, qu’en
tant que vétérinaire, on puisse me faire. Je vous souhaite de trouver près
de chez vous un professionnel qui travaille avec des méthodes globales au
bénéfice de la santé de votre animal et commence par lui épargner les
maladies induites par des aliments et des traitements inadaptés.
Mon livre doit pouvoir vous aider à y voir plus clair tout en vous
montrant quelles sont les alternatives et comment user avec lucidité des
aliments tout prêts, des médicaments, des vermifuges et des vaccins.

JUTTA ZLEGLER,
Hallein près de Salzbourg, janvier 2011

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