Les vétérinaires – 3ème partie

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Patrizia Muttoni

Chapitre 3 – TOXIC CROQUETTES
Dr Jutta Ziegler

CHAPITRE 3
L’HISTOIRE SANS FIN DU
BERGER TOBY ET DE SES
ARTICULATIONS FICHUES

Les conséquences dramatiques d’une sélection excessive et
d’une mauvaise alimentation

LORSQUE LA FAMILLE P. VA LE CHERCHER CHEZ L’ÉLEVEUSE, TOBY,
le petit berger, est un chiot éveillé. Avant de le choisir, le père de famille
s’est bien informé sur les bergers allemands et a choisi un élevage
reconnu. Autant être prudent. À en croire les médias, les éleveurs
corrompus ne manquent pas.

Comme Toby est d’une race dite de grande taille, on lui donne dès le départ – évidemment ! – des croquettes pour chiens atteignant la grande taille en question.
« Vous êtes sûrs ne pas vous tromper dit l’éleveuse à la famille P.,
C’est avec ça que nous élevons tous nos chiens depuis des années ! »

La famille P. a veillé à ce que les parents de Toby soient tous deux
indemnes de dysplasie de la hanche (malformation redoutée de
l’articulation de la hanche qui survient surtout chez les grands chiens,
appelée aussi bip dysplasia ou HD).

Elle souhaite avoir un chien en bonne santé, sans problèmes articulaires précoces – ni à retardement bien entendu. C’est doté d’un grand sac de croquettes spéciales pour chiots de grande race fourni par l’éleveuse que le petit bonhomme démarre dans la vie.

Les premiers mois, Toby se développe fort bien. Il ne mange que les
croquettes recommandées par l’éleveuse et il se trouve, ce qui est bien
pratique, que le vétérinaire habituel les propose justement à la vente.

La famille P. respecte également les consignes consistant à ne pas trop
solliciter le jeune chien durant sa première année et le prend dans les
bras, notamment pour monter et descendre les escaliers. Vaccination,
traitement vermifuge, élimination des puces, tout ce qui est prescrit par le
vétérinaire est effectué. Toby est un chiot à la fois vigoureux et potelé, ce
qui plaît à tout le monde puisqu’il est d’autant plus agréable à câliner. En
un mot : il est à croquer !

Mais à l’âge de neuf mois, Toby commence à clopiner à l’avant : un
coup à droite, un coup à gauche. La famille P. l’emmène en voiture
jusque chez le vétérinaire. Le diagnostic qui tombe la sidère :
ostéochondrite disséquante (OCD) aux deux épaules ! Il s’agit d’une
anomalie du développement de l’articulation de l’épaule qui fragilise le
cartilage. Un cliché radiographique montre nettement les modifications du
cartilage et permet d’identifier la maladie.

Que faire ? Le vétérinaire, un chirurgien connu (et les chirurgiens
aiment opérer) conseille d’opérer sans attendre. Les deux articulations de
l’épaule doivent passer sous le bistouri. La famille P. n’hésite pas
longtemps, elle est prête à tout pour le bien-être de Toby. Le vétérinaire
lui précise que, sans intervention immédiate, le risque est une arthrose
sévère, ce qui ne fait qu’accélérer sa décision.

Toby est opéré. Des deux côtés. Lui et sa famille supportent
patiemment les désagréments des traitements consécutifs. Le jeune chien
se remet très bien et, au bout de quelques semaines, il peut de nouveau
s’appuyer sur ses deux pattes. Sa nourriture reste évidemment la même.
« Cela n’a rien à voir avec son alimentation, dit le vétérinaire, c’est
héréditaire et de plus en plus fréquent de nos jours. »

La famille P. le croit et continue de donner à Toby les croquettes
habituelles. Qu’elles puissent être la cause de la maladie de Toby n’est
pas envisagé, ni par le vétérinaire ni par l’éleveuse qui considère la
maladie comme une fatalité et décline toute responsabilité. Il est prouvé
que les deux parents sont indemnes d’ostéochondrite disséquante et de
dysplasie du coude (une anomalie du développement de l’articulation du
coude appelée aussi elbow dysplasia).

Entre-temps, Toby s’est mis à marcher d’une drôle de façon : à
chaque pas, il tourne les épaules vers l’extérieur et l’arrière-train se
balance d’un côté sur l’autre. Il ne vient à l’idée de personne qu’il puisse
y avoir un problème. Bien au contraire : le balancement de Toby est
regardé comme une originalité qui fait sourire.

À un an, comme il est usuel chez les bergers allemands et la plupart
des autres grandes races, Toby passe une radio des hanches pour
détecter une éventuelle dysplasie de la hanche. On constate chez lui une
dysplasie de faible degré. « Ce n’est pas bien grave, dit le vétérinaire, ça
n’empêche pas un berger allemand d’atteindre un âge avancé. » Il ne
recommande aucun traitement.

De toute façon, Toby ne peut être admis à l’élevage, il en est déjà
exclu du fait de son ostéochondrite disséquante. Comme la radio des
hanches a nécessité une anesthésie générale, le vétérinaire a conseillé
d’en profiter pour le castrer pendant qu’il serait endormi. « Tout risque
de cancer des testicules et d’affection de la prostate sera écarté par la
même occasion », a-t-il précisé. Toby est donc castré.

Dès l’âge d’un an et demi et sur ordre du vétérinaire, Toby doit
désormais se contenter d’un aliment dit « light » puisqu’une tendance à
l’embonpoint s’est déjà manifestée chez lui avant la castration. Or, les
chiens castrés tendent encore plus à prendre du poids. Seulement, malgré
les rations suffisantes, Toby a tout le temps faim. L’aliment « light »
prescrit, naturellement proposé à la vente – comme c’est pratique ! –
chez le vétérinaire, ne le rassasie pas vraiment.

Quelque mois plus tard, alors qu’il a presque atteint l’âge de deux
ans, catastrophe : en pleine promenade, Toby pousse un cri et lève une
patte arrière sans pouvoir la reposer. Le père de famille et son fils le
traînent à grand peine jusqu’à la maison, avant de le conduire
immédiatement chez le vétérinaire. Là, le diagnostic est posé : rupture du
ligament croisé du genou. Seul traitement possible : l’opération
immédiate. Il ne manquait plus que ça ! se dit le chef famille. S’il n’y a
pas d’autre solution, il n’y a plus qu’à faire réopérer le chien.

Cette fois, la période postopératoire est plus pénible. Avec un poids
– malgré la nourriture « light » ! – de presque quarante kilos, marcher sur
trois pattes est franchement laborieux. La famille P. est en état d’urgence,
mais vient à bout de la lourde charge.

Après quelques semaines, Toby peut remarcher, mais son balancement de l’arrière-train s’est nettement accentué. Il continue à manger la nourriture « light » recommandée par le vétérinaire et prend en complément de l’extrait de moule verte pour la reconstitution de ses articulations et de ses cartilages. Quand il n’a plus du tout envie de marcher, il y a les antalgiques. Ils sont certes mauvais
pour l’estomac, mais ils font effet contre les douleurs.

Après quelques mois, Toby est presque complètement rétabli. Il a
maintenant deux ans et demi et pèse quarante-cinq kilos, ce qui est
beaucoup trop lourd et le fait paraître bien plus vieux qu’il n’est en réalité.
Malgré ses graves affections, il est resté d’une nature très douce. C’est
vraiment une bonne pâte et sa famille l’aime plus que tout.

C’est lors d’une excursion en montagne que se produit la catastrophe
suivante. Toby pousse de nouveau un cri, il ne peut plus poser l’autre
patte arrière, celle qui n’a pas été opérée. C’est reparti pour la même
galère : regagner la voiture avec un chien sur trois pattes, aller chez le
vétérinaire et prendre connaissance du diagnostic, à savoir rupture du
ligament croisé, de l’autre côté cette fois. Le père de famille voit d’ici la
suite. Toby va de nouveau devoir être opéré, il va une fois de plus souffrir
le martyre pendant des semaines, puis aller clopin-clopant jusqu’au
rétablissement complet. Comme si cela ne suffisait pas, ses patients
propriétaires ont déjà déboursé des sommes considérables pour le jeune
Toby. Le père, désespéré, fait ses comptes : la famille P. aurait déjà pu
s’acheter la moitié d’une voiture avec l’argent dépensé. Il n’ose pas en
parler, conscient de l’amour que toute la famille porte à Toby. Il ne veut
pas passer pour le radin de service qui refuse de soigner son chien pour
de basses raisons pécuniaires. Il se résout donc à racler les fonds de tiroir
pour payer la troisième opération de Toby. C’est la dernière fois, se dit- il secrètement.

Mais le père de famille se trompe, malheureusement. Le parcours
médical de Toby n’est pas encore arrivé à son terme. Il prend
régulièrement des cachets pour la reconstitution de ses os et de ses
cartilages. Ses maîtres lui donnent aussi des antalgiques aromatisés qu’il
aime bien. Il en a déjà consommé une quantité industrielle puisqu’il en a
constamment besoin ou presque pour pouvoir se déplacer sans trop
souffrir.
Les parcours médicaux de ce type ne se comptent plus. Certains
vétérinaires s’en accommodent facilement : beaucoup de chiens atteints,
c’est beaucoup d’argent qui rentre. Le bénéfice provient, d’une part de la
vente des aliments tout prêts, en l’occurrence surtout des aliments de
régime à l’intérêt douteux et cela souvent toute la vie du chien, d’autre
part de l’opération des articulations fichues sans autre cause que cette
mauvaise alimentation.

Une fois entrés dans cet engrenage, chiens et maîtres vont de catastrophe en catastrophe. Pourquoi le nombre d’atteintes articulaires est-il en constante augmentation ? Quelle est la cause de ce phénomène ? Est-il possible de l’enrayer ? Répondre à ces questions n’est pas dans l’intérêt des vétérinaires, encore moins dans celui de l’industrie des aliments pour animaux.

Le parcours de Toby illustre parfaitement comment évoluent des
problèmes articulaires que l’on a soi-même générés chez son chien.

Reprenons depuis le début : les affections articulaires telles que la
dysplasie de la hanche, la dysplasie du coude et l’ostéo-chondrite
disséquante sont des anomalies du développement des grandes
articulations d’origine presque exclusivement héréditaire à en croire les
associations d’éleveurs et les vétérinaires. Les races les plus grandes
comme le berger allemand, le rottweiler, le bouvier bernois, le dogue,
etc… sont sans aucun doute davantage prédisposées à ces affections en
raison de leur taille et de leur poids élevé.

Mais comment expliquer que les précautions d’élevage prises depuis plusieurs dizaines d’années ne portent pas leurs fruits ? L’association allemande du berger allemand fut l’une des premières institutions à rendre obligatoire le dépistage de la dysplasie de la hanche chez les chiens d’élevage… mais elle fut en même
temps la première à recommander l’alimentation toute prête ! Avec quel
résultat ? Malgré une sélection plus sévère, nous rencontrons aujourd’hui
nettement plus de problèmes articulaires (au premier rang desquels la
redoutée dysplasie de la hanche) qu’il y a encore trente ou quarante ans.
Il est également curieux que dans des pays qui pratiquent le dépistage
de la dysplasie de la hanche (HD) sans que l’affection n’exclue pour
autant de l’élevage (Angleterre et États-Unis, par exemple), le nombre de
chiens atteints soit le même qu’en Allemagne ou en Autriche où la
sélection est sévère.

Les pays dans lesquels une HD avérée exclut de l’élevage sont peu nombreux. L’Allemagne, l’Autriche, la Suisse, la Suède et la Hollande en font partie. En Angleterre, en France comme aux États-Unis, on aborde la question de manière un peu plus critique en remettant en cause le caractère héréditaire de l’HD ; les spécialistes pensent en tout cas que les facteurs héréditaires ne sont pas seuls en cause dans l’apparition de cette maladie. Si l’on considère les diverses
formes que peut prendre l’HD, il est logique que son apparition n’ait pas
une cause unique.
On a d’ailleurs récemment isolé un gène potentiellement responsable
de l’apparition de l’HD. Pourquoi pas, mais il est possible que la
découverte ne s’applique qu’à une seule forme de dysplasie de la hanche.
Les nombreuses atteintes du cartilage et des articulations, toutes
regroupées sous le terme de « HD », ne peuvent sûrement pas être toutes
réduites à un seul gène. On pourrait désormais se contenter d’exclure ce
gène de l’élevage et attendre de voir ce qui se passe. Mais ce n’est pas si
simple puisque l’on ne sait pas à quelles autres caractéristiques ce gène
récemment étudié est associé. Il peut se faire qu’il y ait effectivement
moins de cas de HD, mais que la race de chien concernée soit privée
d’une autre caractéristique importante et vienne au monde sans poil ou
avec une queue courte, par exemple.

Aucune limite n’est malheureusement posée aux blâmables pratiques de l’élevage. À partir du moment où l’on a permis au berger allemand d’avoir une démarche qui tient davantage de la grenouille que du chien, de graves troubles de la colonne vertébrale et de la hanche consécutifs à cette posture non
physiologique étaient programmés d’avance.

Le dépistage de la dysplasie du coude et de l’ostéochondrite
disséquante comme passage obligé pour être déclaré apte à l’élevage est
d’ailleurs une pratique relativement récente. Il est donc légitime de se
poser cette question : pourquoi ces affections sont-elles de plus en plus
fréquentes et non l’inverse puisque que, de nos jours, les chiens sont
nourris avec des aliments tout prêts couvrant soi-disant tous leurs
besoins ? Nous voilà revenus à l’affirmation citée plus haut : Tout ce dont
un chien a besoin est déjà dedans ! Si c’est le cas, comment se fait-il
que le nombre de chiens souffrant d’atteintes articulaires augmente au lieu
de baisser ?

Pour quelle raison l’espérance de vie des grandes races est-elle
tombée à huit ou dix ans ? Il y a cinquante ans, les chiens de berger, par
exemple, n’atteignaient-ils pas au moins l’âge de treize ou quatorze ans ?

Je me souviens encore très bien de chiens qui, lorsque j’étais enfant,
vivaient très longtemps, et cela sans traitements permanents (antidouleur)
ni opérations compliquées. Pour toute personne dotée de logique et
capable de regarder plus loin que le bout de son nez, la réflexion
s’impose : ce n’est pas possible, comment se fait-il que cette voie
empruntée par tant d’« experts » conduise manifestement dans la
mauvaise direction ? Et pourquoi n’y a-t-il pas plus de propriétaires
d’animaux concernés cherchant à se faire entendre ?

Aujourd’hui, on trouve des gammes d’aliments tout prêts pour tous
les cas de figure : chien en surpoids, chien souffrant des articulations,
malade du foie ou des reins, à l’estomac ou à l’intestin fragile, allergique
ou atteint de n’importe quelle autre affection. On peut généralement
trouver un aliment spécial pour chaque race de chien : recette pour
teckel, recette pour Westie, recette pour chihuahua, etc… Les chiens
castrés et les chiens non castrés ont droit, eux aussi, à leur recette
spéciale « adaptée à chaque besoin individuel ». Je suis curieuse de voir
ce qui différenciera la recette destinée aux chiens qui lèvent la patte droite
pour faire pipi de celle réservée aux gauchers.

Supposons que vous tombiez au supermarché sur un produit sur
lequel il serait inscrit : « Réservé aux moins de 50 ans » ou « Réservé aux
personnes mesurant plus d’1,70 mètre », ou encore mieux « Réservé aux
blonds/blondes », ou enfin « Réservé aux Scandinaves à peau claire »
versus « Réservé aux Noir africains ». L’imagination n’a pas de limites !
Sans doute auriez-vous l’impression qu’on vous prend pour un(e)
imbécile ? Dans l’industrie des aliments pour animaux, ce sont pourtant,
semble-t-il, ces produits qui remportent le plus de succès.
Ces aliments spéciaux, conçus pour des races différentes aux
besoins soi-disant spéciaux, sont une pure invention de l’industrie qui
permet clairement de conclure qu’aucun d’entre eux ne peut être optimal.

Toby, par exemple, a commencé chiot à manger sa nourriture toute prête
conçue pour les chiens de grande taille. Sa teneur en protéines et en
matières grasses, de même que l’équilibre des minéraux essentiels comme
le calcium et le phosphore ou sa teneur en vitamine A sont censés
répondre précisément aux besoins des grands chiens. De même en ce qui
concerne quelques facteurs supplémentaires particulièrement importants
pour la croissance.

Regardons de plus près ce qu’il en est vraiment…

Commençons par le calcium et le phosphore. Les besoins mentionnés
dans la littérature présentent des écarts non négligeables. En 1997 déjà,
le professeur Ellen Kienzle (université de Munich) le concède :
Le fait que soient publiés des besoins moyens variables
complique la situation. La discordance des sources trouve en
grande partie son origine dans les estimations divergentes
concernant la biodisponibilité des préparations à base de
calcium ou de phosphore administrées (Waltham-Buch der
klinischen Diätetik von Hund und Katze).

Étant donné que, dans les aliments destinés aux chiens de grande
taille, la teneur en calcium et en phosphore fluctue fortement d’un
fabricant à l’autre (valeurs de 1,0 de calcium pour 0,9 de phosphore à
0,6 de calcium pour 0,68 de phosphore), le fait qu’un chien en pleine
croissance bénéficie ou non d’apports en calcium et en phosphore
appropriés relève du pur hasard, tant pour ce qui est des quantités que
du rapport entre les deux éléments.

Il y a sur le marché toutes sortes de préparations de calcium et de
phosphore. La gamme s’étend, des sels de calcium organiques en
différentes concentrations bien tolérés et absorbés, aux sels de calcium
inorganiques dont la biodisponibilité n’est que de vingt à soixante-dix
pour cent. Quand les données relatives aux besoins sont aussi fluctuantes
et que la biodisponibilité des différentes préparations ajoutées aux
aliments varie autant, comment ces produits tout prêts obtenus
artificiellement pourraient-ils fournir des apports en calcium et en
phosphore appropriés et équilibrés ?

Le point suivant concerne la vitamine D. La vitamine D régule le
métabolisme du calcium et du phosphore, elle est responsable de leur
absorption depuis l’intestin et de leur fixation par les cellules ou les tissus.
Le NRC (National Research Concil), par exemple, recommande
404 UI de vitamine D par kilo de nourriture contre 350 à 1 000 UI pour
Meyer et Zentek. Dans les aliments tout prêts pour grandes races, on
ajoute même jusqu’à 1 500 UI par kilo de nourriture, ce qui constitue
une belle marge de sécurité. Trop de vitamine D entraîne cependant une
hypercalcémie (un excès de calcium dans le sang). L’organisme réagit en
produisant trop de calcitonine. Cette hormone empêche la substance
osseuse de se renouveler normalement. La capacité qu’a le squelette de
réagir à des contraintes variables durant la croissance est ainsi fortement
diminuée. Les conséquences sont des déformations articulaires et il se
peut que l’ostéochondrite disséquante et la dysplasie de la hanche se
soient installées de cette manière chez notre Toby.

Par ailleurs, une teneur trop élevée en vitamine A (les données varient
entre 9 500 et 15 000 UI par kilo de nourriture) peut perturber la
constitution du cartilage et de l’os dans sa forme définitive. La
perturbation peut aussi concerner le développement des vaisseaux
sanguins et entraîner des carences dans l’os correspondant, et de ce fait
dans les articulations.

Les besoins en vitamines et minéraux sont encore en grande partie
calqués sur ceux fixés pour les animaux d’élevage (porcs et veaux)
destinés à l’engraissement, dont la croissance est rapide et la durée de vie
limitée. Le destin d’un chien n’est pourtant pas d’être engraissé pendant
six mois avant d’être consommé ; il doit pouvoir jouir longtemps
d’articulations saines.

Revenons à notre chien de berger mâle, Toby. Chiot déjà, il a bon
appétit, sa nourriture lui profite, d’où une tendance à l’embonpoint. Le
fait qu’une nourriture à la teneur énergétique trop élevée ait pour
conséquence une croissance trop rapide, un poids plus important et de ce
fait une surcharge du squelette cartilagineux n’est aujourd’hui plus
contesté. Des apports excessifs en vitamine A de synthèse et en minéraux
(calcium et phosphore) sont eux aussi des facteurs favorisant l’apparition
de l’ostéochondrose et de la dysplasie de la hanche.

Le fait qu’autrefois, c’est-à-dire avant le lancement de la nourriture
toute prête, les chiots aient pu manger à leur faim sans développer de
déficiences osseuses témoigne du rôle déterminant des aliments prêts à
l’emploi dans le déclenchement de ce type d’affections.

Avec une « nourriture naturelle », et j’entends par là qui n’est pas produite de
manière industrielle, un surdosage de vitamines et de minéraux est
impossible. Les chiens nourris de cette façon ne sont d’ailleurs pas
concernés par le surpoids. J’y reviendrai un peu plus loin.

Dans le cas de Toby, un apport énergétique trop élevé pour le chiot
qu’il était fut certainement le facteur déclenchant de sa maladie.
Impossible aujourd’hui de vérifier dans quelle mesure des teneurs en
calcium et en phosphore inadaptées ou un surdosage vitaminique peuvent
également avoir joué.

Le vétérinaire habituel aurait dû se rendre compte de l’état nutritionnel du chiot et le signaler à la famille P. Une réduction calorique précoce et résolue aurait épargné beaucoup de souffrances au malheureux Toby. Le régime hypo-calorique est intervenu bien trop tard ;
de même, aliment « light » de fabrication industrielle prescrit était
totalement inadapté.
Mais tant qu’ils tireront profit de la vente d’aliments prêts à l’emploi,
les vétérinaires se garderont d’envisager que ces derniers puissent être à
l’origine de certaines affections. Qui est prêt à aller à l’encontre de son
propre intérêt ? A-t-on déjà vu un chien lever la patte pour s’arroser lui-même
d’urine ? Ma seule incertitude concerne le nombre de vétérinaires
qui ont des doutes mais font l’autruche, selon le principe suivant : ce que
tout le monde fait ne peut quand même pas être si mauvais ?

En septembre 2008 se tint à Salzbourg le congrès de l’association
des vétérinaires autrichiens spécialistes des animaux de compagnie
(Verein Österreichischer Kleintierpraktiker). Je fus impressionnée par
la conférence sur l’origine des affections articulaires (ED, OCD et HD)
tenue par un spécialiste suisse de la dysplasie de la hanche, connu et
estimé des professionnels. À voix basse, il évoqua brièvement le fait que
le repas dit « du pauvre » pourrait aider bien des chiens présentant des
débuts d’affections osseuses et articulaires, leur évitant ainsi bien des
calvaires. Il précisa ne pas oser le dire trop fort tout en faisant allusion
aux représentants des industriels de l’alimentation présents au congrès.
Ces derniers étaient naturellement non seulement présents, mais aussi les
principaux sponsors de toute la réunion. En pareil cas, les propos
critiques sont évidemment plutôt déplacés.

Quant à savoir si la dysplasie de la hanche présente ou non des
composantes héréditaires, les spécialistes ne s’accordent toujours pas sur
la question. Pour la plupart des vétérinaires, seule l’hérédité peut en être
la cause, cette argumentation étant la plus lucrative.

Le fait est en tout cas que les dysplasies de la hanche et du coude et l’ostéochondrite disséquante peuvent avoir une origine alimentaire et que le nombre d’affections est en corrélation avec la consommation de nourriture toute
prête.

Ce qui signifie en clair qu’il est statistiquement prouvé que le
nombre des affections osseuses et articulaires augmente de manière
significative chez les animaux nourris avec des aliments tout prêts.

Notre Toby a réagi à l’apport d’énergie trop élevé par des troubles
du développement osseux et cartilagineux de l’épaule (OCD) et de la
hanche (HD). Sa dysplasie ne fut découverte qu’à un an, alors que sa
démarche chancelante était un indice précoce. Cette démarche a entraîné
une sollicitation inadéquate des genoux, d’où les ruptures successives des
ligaments croisés. Une opération a bien eu lieu, mais le rapport avec la
hanche défectueuse n’a pas été envisagé. On s’est contenté de mettre un
couvercle sur une casserole en train de bouillir.

Dès l’époque des premières vaccinations, au moment où Toby a été
présenté à un vétérinaire, ce dernier aurait dû intervenir en corrigeant
l’alimentation selon le principe suivant : remplacer les aliments tout prêts
par des aliments frais et éviter tout ce qui fournit trop d’énergie,
principalement ici les glucides sous forme de céréales. Tout aliment prêt à
l’emploi produit industriellement présente un pourcentage trop élevé de
céréales (généralement plus de 50 %, si ce n’est 70 à 80 %).

Comme nous l’avons déjà vu, les céréales sont moins chères que la viande et
fournissent une énergie rapidement disponible, ce qui peut avoir des
conséquences fatales, précisément en phase de croissance. Un animal tel
que le chien, qui n’a quasiment pas besoin de céréales, se retrouve
rapidement en surpoids et grandit logiquement bien plus vite. Les
répercussions sur les articulations comme sur l’ensemble de l’appareil
locomoteur sont dramatiques. Les vétérinaires font l’impasse sur cette
réalité, puisque la prendre en compte, dans l’intérêt de la santé de leurs
protégés, implique de renoncer au produit de la vente des aliments tout
prêts. Nos chiens et nos chats, quant à eux, font les frais de ce
manquement.

Une foule de propriétaires se laisse bercer par la fable de la « bonne
nourriture toute prête ». Ils rendent leurs animaux malades en leur
donnant à manger et une fois que la maladie est là, ils leur servent le menu
de régime correspondant qui risque fort de provoquer à son tour la
prochaine maladie. Personne n’établit de lien de cause à effet entre
l’alimentation et ces maladies en chaîne, pas même les vétérinaires, ce qui
est à peine croyable sachant qu’ils sont les mieux placés pour être au
courant.

Venons-en aux aliments dits « light », eux aussi totalement inadaptés.
De vraies coquilles vides. Si l’on regarde la composition d’un aliment
« light » parmi les plus connus, les plus recommandés et les plus vendus
par les vétérinaires, ses ingrédients trahissent déjà sa médiocrité. Les
protéines utilisées en particulier, bon marché et de mauvaise qualité, ne
répondent pas du tout aux besoins d’un chien en surpoids. Son
métabolisme endommagé réclame justement des protéines de qualité
supérieure ; il ne suffit pas de rajouter des fibres comme c’est le cas le
plus souvent dans les aliments « light ». Les chiens et les chats nourris
naturellement ne grossissent pas. Avez-vous déjà vu un loup ou un chat
sauvage en surpoids ?

Regardons de plus près les ingrédients de cet aliment à succès.
L’ingrédient principal (il figure en première place des ingrédients
déclarés, les autres ingrédients suivent par ordre décroissant) est la
farine de volaille. Seulement voilà :seule la farine de viande de volaille
contient des protéines de qualité, la farine de volaille, quant à elle, n’est
qu’un conglomérat de sous-produits séchés : plumes, pattes, griffes,
becs, etc… Une fois transformées en farines, impossible d’identifier ces
matières premières de piètre qualité. Il existe par exemple une farine de
plumes (sic), produite par une entreprise connue et destinée à la
fabrication d’aliments pour animaux domestiques, dont la nature n’est
évidemment plus reconnaissable. La qualité des protéines – s’il peut
encore en être question… – est à l’avenant, c’est-à-dire extrêmement
mauvaise.

La lignocellulose fait également partie des ingrédients. Il s’agit
d’une cellulose souillée par des restes de lignine (la lignine est une
substance organique stockée dans les parois cellulaires végétales et qui
sert à la conversion en bois) ; elle se compose donc de bois, de jute ou
de bambou.

Poursuivons avec les ingrédients suivants.
Pulpe de betterave séchée : il s’agit d’un sous-produit obtenu
après extraction du sucre de la betterave (un pur déchet).
Gluten de maïs : c’est un résidu collant, issu de la transformation
industrielle du maïs et riche en protéines. Il contient certes beaucoup de
protéines végétales, mais elles sont très peu assimilables par un carnivore,
je ne le répéterai jamais assez. Le gluten de maïs empêche la diarrhée et
maintient ainsi dans le corps des substances non assimilables et toxiques,
avec pour conséquence une surcharge des reins et du foie.
Graisses animales :sans précision supplémentaire, ils’agit d’un pur
déchet ultime. Ces graisses doivent être déshydratées avant de pouvoir
être transformées en aliments pour chien, processus qui les fait rancir
rapidement. Une étude américaine a conclu que l’absorption de ces
graisses est liée à l’apparition de problèmes cardiaques, au
développement de tumeurs et à un risque accru de cancer. Des déchets
tels que les vieilles graisses de friture sont également transformés.
L’imagination et la clairvoyance économique de l’industrie des aliments
pour animaux n’ont décidément aucune limite.

Le scandale de la dioxine en Belgique, par exemple, fut déclenché
par des graisses de ce type ajoutées à des aliments pour animaux.
L’entreprise Fogra avait collecté en 1999 pour l’entreprise Verkest des
graisses et des huiles recyclées. Les containers d’huiles de friture
n’avaient pas été clairement séparés de ceux contenant des huiles de
moteur usagées. Ces huiles polluées se sont ainsi retrouvées dans les
aliments pour animaux, avec pour conséquences une mortalité accrue ou
des symptômes de maladies dans les élevages de volailles. L’analyse des
aliments a permis de révéler une concentration élevée de dioxine
responsable de la pollution. De la dioxine fut retrouvée, lors
d’investigations complémentaires, non seulement dans des aliments
destinés à la volaille, mais aussi à d’autres espèces animales. La dioxine
est un poison absorbé par l’intestin et stocké dans la graisse corporelle.
En plus des troubles de la digestion et du fonctionnement enzymatique
consécutifs, la dioxine favorise le cancer. Ce n’est au passage pas sans
raison si la plupart des professionnels de l’équarrissage de Belgique, de
Hollande et d’Allemagne ont comme activité annexe la production de
graisses.

Des enquêtes menées en Suisse ont révélé que la moitié des graisses
destinées aux animaux sont polluées par des huiles minérales. Or ces
graisses bon marché sont principalement utilisées par de grands
producteurs d’aliments pour chiens et chats que je ne citerai pas
nommément, mais que vous connaissez comme tout le monde grâce aux
publicités diffusées au quotidien.

Mais reprenons la liste des ingrédients contenus dans notre aliment
« light ».
Psyllium : il s’agit d’enveloppes de graines de psyllium dont le
pouvoir gonflant peut atteindre cinquante pour cent de leur volume et qui
sont, de ce fait, prétendument rassasiantes.
Hydrolysat de crustacés et de cartilages (glucosamines et
chondroïtines pour renforcer les articulations). Sa production fait plutôt
penser à un recyclage de restes. La glucosamine est obtenue à partir de
crevettes et de carapaces de crevette ; la chondroïtine quant à elle, à
partir de cartilage de requin principalement, mais aussi de poumons de
bœuf, d’oreilles ou de groins de porc. Reste à savoir si chondroïtine et
glucosamine ont un quelconque intérêt du point de vue de la physiologie
nutritionnelle.
L-carnitine : cette substance analogue à une vitamine est censée (ce
n’est pas prouvé) favoriser la combustion des graisses, ce qui serait
effectivement utile compte tenu de la quantité de sucre et de glucides
contenus dans cet aliment dit « light ».
Triphosphate de sodium : il s’agit d’un stabilisant, émulsifiant et
correcteur d’acidité artificiel. Les vitamines, les minéraux et les acides
aminés de synthèse ajoutés en quantité expliquent le recours à cette
substance pour revaloriser un produit dans une large mesure de mauvaise
qualité.

Enfin, la proportion de fibres brutes est très élevée (8,2 %). Une
proportion élevée de fibres brutes augmente le volume des selles ; elle
révèle aussi que des matières premières végétales de qualité médiocre ont
été utilisées. De même, la proportion élevée de cendres brutes (8,2 %)
garantit certes des selles fermes, mais surcharge en même temps
énormément les reins (notamment en cas de prise simultanée de vitamines
synthétiques). Cette proportion ne devrait pas dépasser 5 %.

Aucun vétérinaire ou presque, semble-t-il, ne prend la peine de
remettre en question ces ingrédients. Seules les teneurs en protéines
brutes et en graisses sont prises en considération. La majorité des
vétérinaires ignore manifestement que des teneurs en protéines brutes et
en graisses de 24 % pour les premières et de 10 % pour les secondes,
par exemple, peuvent être atteintes en ayant recours à de vieilles semelles
de chaussure et à de l’huile de moteur usagée. L’utilisation de ces
« produits de bases » a été prouvée par des tests pertinents réalisés en
laboratoire !

Lorsqu’un chien a les articulations malades comme notre Toby, il est
fréquent que le vétérinaire conseille un aliment « spécial mobilité »
(« Mobility »). Ce dernier est, quant aux ingrédients, de qualité tout aussi
médiocre que l’aliment « light » analysé précédemment. L’adjonction d’un
extrait de moule verte est mise en avant pour son indication dans le
traitement des articulations malades.

La commission « Aliments diététiques, nutrition et allergie » de
l’institut fédéral de l’Évaluation des Risques, dirigée par le docteur Rolf
GroBklaus, a brandi en 2008 le carton rouge contre des messages
publicitaires en lien avec une maladie qu’il considère comme
inacceptables. Les belles promesses de nombreux fabricants de
compléments alimentaires et ingrédients santé étaient visées et il fut entre
autres interdit de qualifier d’efficace l’extrait de moule verte en cas de
problèmes articulaires. L’attribution de ce carton rouge concerne
l’alimentation des hommes, mais peut certainement s’appliquer aux
animaux. La plupart des consommateurs ignorent que ces compléments
ne sont soumis à aucune autorisation et ne font pas l’objet d’analyses
visant à établir leur efficacité et leur innocuité. Quand on sait que les
entreprises pharmaceutiques financent elles-mêmes les études qu’elles
citent, les résultats ne veulent pas dire grand-chose. Quant aux études
indépendantes, elles n’existent pas.

Les consommateurs que sont les propriétaires d’animaux sont bel et
bien induits en erreur par l’industrie. On se contente d’ajouter aux
aliments tout prêts, qui sont par eux-mêmes de qualité médiocre, certains
ingrédients santé – dans notre exemple, de l’extrait de moule verte – dans
le but de les revaloriser et de leur attribuer un semblant d’efficacité face
aux problèmes articulaires. Les prix de ces aliments, ingrédient santé
compris, que l’on ne peut se procurer, cela va de soi, que chez le
vétérinaire, atteignent des sommets : un sac de quinze kilos au contenu
médiocre peut, en fonction de la marque, dépasser les quatre-vingt-dix
euros. Un beau miroir aux alouettes !
Les ingrédients santé ne sont pas nécessaires quand le chien est
nourri naturellement.

Revenons à la moule verte, à la glucosamine et à la chondroïtine. Ces deux dernières substances sont suffisamment présentes
dans le cartilage et les os. Si sa nourriture en comprend, et cartilages et
os font partie de l’alimentation d’un chien, l’animal n’a pas besoin de
substitution sous forme d’ingrédients santé douteux. De même, la
supposition selon laquelle « Si ça ne fait pas de bien, ça ne fait pas de mal
non plus » n’est pas toujours juste. En effet, les sulfates de glucosamine
peuvent amoindrir (pénicilline, chloramphénicol) ou amplifier
(tétracycline) l’effet de certains antibiotiques. La glucosamine est
également un sucre qui, en tant que tel, a dû être pris en compte dans
l’alimentation des animaux diabétiques.

On assiste ici à la création d’un besoin qui n’existe pas. Comme chez
les humains, on commence par monter en épingle un besoin, le plus
souvent par l’intermédiaire des médias, avant de trouver dans la foulée le
cachet correspondant et de le mettre sur le marché. Ce ne sont pas les
exemples qui manquent dans le domaine des compléments alimentaires et
des ingrédients santé. Chez les animaux aussi, le marché est en plein
boom et on a du mal à s’y retrouver. Ces compléments, en particulier
ceux contenant des vitamines de synthèse de plus en plus utilisées y
compris chez les animaux domestiques, devraient, de manière générale,
être employés avec précaution. Une absorption sans contrôle peut très
bien se révéler nocive. Il n’existe malheureusement pas d’études
indépendantes sur les compléments synthétiques destinés à nos animaux
de compagnie. Chez l’homme, l’étude la plus connue, dite « ATBC », fut
menée en Finlande et a consisté à donner à des fumeurs des préparations
synthétiques de bêtacarotène. Le bêtacarotène est considéré comme un
piégeur de radicaux libres que les fumeurs génèrent en grande quantité.
L’étude a dû être interrompue en raison de la nette augmentation du
nombre de fumeurs atteints d’un cancer du poumon après absorption du
bêtacarotène.
Un excès de vitamines synthétiques peut donc faire de graves dégâts.

La plupart du temps, l’ajout d’ingrédients santé dans les aliments pour
animaux est absurde et superflu. Le fait que l’on ne puisse, par-dessus le
marché, se procurer ces aliments avec compléments que chez le
vétérinaire et sur prescription revient à se moquer des propriétaires
contraints d’acheter à prix d’or quelque chose dont leur animal ne profite
pas et qui peut même, dans le pire des cas, lui nuire. Les compléments, et
surtout ceux contenant vitamines, minéraux, etc… sont en réalité des
médicaments qui relèvent de la compétence du vétérinaire (conscient de
ses responsabilités) et ne doivent être utilisés que de façon ciblée.

Et qu’est-il advenu de Toby ? Il n’a pas dépassé l’âge de sept ans et
a finalement dû être euthanasié à cause de ses articulations fichues.

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