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Gerard Baïle

« L’homme occidental ne peut-il comprendre qu’en s’arrogeant le droit de séparer radicalement l’humanité de l’animalité, en accordant à l’une tout ce qu’il retirait à l’autre, il ouvrait un cycle maudit, et que la même frontière, constamment reculée, servirait à écarter des hommes d’autres hommes, à revendiquer au profit de minorités toujours plus restreintes le privilège d’un humanisme corrompu aussitôt que né pour avoir emprunté à l’amour-propre son principe et sa notion ? (…) L’unique espoir pour chacun d’entre nous de n’être pas traité en bête par ses semblables est que tous ses semblables, lui le premier, s’éprouvent immédiatement comme des êtres souffrants. »-Claude Lévi-Strauss

« L’industrie reconnaît que de graves problèmes de santé résultent de la façon dont les bovins sont nourris. Mais que l’animal soit malade leur importe peu, même si la maladie est si grave qu’il est au bord d’en mourir. Du moment qu’il peut être maintenu en vie par des drogues assez longtemps pour être abattu et vendu au consommateur…
La vie dans les lots d’engraissement n’est pas ce qu’il y a de plus enviable. Il serait difficile de penser que la condition des vaches est meilleure dans les usines laitières modernes. Le problème semble venir de l’insistance de la vache moderne à revendiquer sa nature
fondamentale.Elle désire toujours faire ce que les vaches ont toujours fait : se consacrer à leurs petits, savourer le fourrage, ruminer tranquillement et vivre patiemment en harmonie avec la Terre.
Bien entendu, des idées aussi démodées vont à rencontre des objectifs de l’industrie pour qui l’animal n’est — ni plus ni moins — qu’une pompe à lait sur quatre pattes, une machine qui doit fournir du lait en vertu d’un profit. Elle est élevée, nourrie, traitée avec des médicaments, inséminée et manipulée dans un seul but : une production maximale de lait à un coût minimal.
L’industrie est fière aujourd’hui d’attirer notre attention sur le fait que la vache commerciale moyenne donne maintenant au moins trois fois plus de lait dans une année que ses ancêtres bucoliques. Elle ne fait aucunement mention de son pis si gros que ses veaux auraient beaucoup de difficulté à la téter et pourraient facilement la blesser si on leur permettait d’essayer. Elle ne fait pas non plus mention des conditions naturelles qui auraient donné une espérance de vie de 20 à 25 ans à cette bonne vieille Bessie. Dans le monde incroyablement stressant de nos usines laitières modernes, on l’exploite à un point tel qu’avec beaucoup de chance, elle réussira peut- être à vivre 4 ans.
Cette bonne vieille Bessie peut passer sa vie dans une stalle de béton ou, pire encore pour ses pattes et ses pieds, sur un plancher de métal à claire-voie. Enceinte la majeure partie du temps, son système nerveux a été mis à rude épreuve par des pratiques d’élevage centrées uniquement sur la production laitière et par un mode de vie qui ne lui permet de faire aucun exercice physique. Cet animal, des plus doux et des plus paisibles, est alors devenu tout autre. La vache est maintenant si tendue, nerveuse et hyperactive qu’on doit souvent lui administrer des tranquillisants. »
-John Robbins

 

 

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