atelier d'&criture nots musique330px-Audio_a.svg

Sur FB je fais partie d’un groupe appelé : « l’atelier d’écriture » Chaque semaine un des membres propose un thème sur lequel chacun est invité à proser. C’est amusant et en plus je pense que c’est bon pour les neurones parfois mis à rude épreuve. 

Voici un de mes exploits : 

sujet proposé  : une petite histoire sur la musique

atelier d'écriture partitionis

Il y a bien longtemps, les notes n’ayant pas encore rencontré les clefs, tout n’était que silence. Et puis un jour, on entendit, au fond de la vallée, des coups sourds qui martelaient le sol, des hommes avançaient en cadence, scandant leur marche à  coups de pieds répétés. Ils escaladaient la montagne pour rendre hommage aux dieux qu’ils craignaient tant et qu’ils espéraient amadouer par des incantations apprises depuis peu.

Mais parfois les dieux ne les écoutaient pas et déversaient alors sur eux leurs pluies diluviennes ou encore, les accablaient d’une sécheresse qui les tuait un à un.

De retour dans la plaine, ils se réunissaient alors dans leur grotte et cherchaient comment amadouer les esprits afin de faire cesser tous ces malheurs dont ils étaient l’objet alors qu’ils n’avaient rien fait de mal.

Le sage, celui qui savait tout et que l’on écoutait religieusement, eut soudain une idée :

« dans la forêt dit-il, les oiseaux chantent et nous aimons les écouter, pourquoi ne ferions nous pas de même » ?

« Mais comment chante-t-on dirent les hommes médusés » ?

Le vieil homme ouvrit alors la bouche il aspira, souffla jusqu’à ce qu’en sorte   quelque chose qui était loin de ressembler à une mélodie mais en s’appliquant, en recommençant plusieurs fois, le son s’affinait légèrement.

Le « do » qui se promenait justement et qui s’ennuyait à pierre fendre prêta l’oreille et sifflota dans le cœur du chanteur le son qu’il représentait et c’est devant la foule médusée  que les hommes entendirent un son mélodieux qui emplit tout l’espace.

Le « mi » qui suivait   le « do » comme son ombre se mit à son tour à insuffler dans le cœur des âmes présentes la note qui était la sienne.

Il ne fallut pas longtemps pour que les « ré » « fa » « la » « si » et compagnie, rappliquent et virevoltent, accompagnées des bémols et des dièses qui  les marquaient de leur sceau dans certaines circonstances et là, ce fut une belle cacophonie.

Le vieil homme hoquetait, ses compagnons se bouchaient les oreilles et pensaient, morts de peur, que jamais les dieux ne prendraient cela pour un hommage.

Mais quand Madame « portée » fit son apparition, accompagnée des différentes clefs dont elle était si fière, tout ce petit monde su que le temps était venu pour les hommes de chanter toutes sortes de mélopées.

Et quand plus tard les chefs d’orchestre feraient leur apparition, on pourrait alors entendre dans tous les lieux pieux ou sélects des mélodies, des symphonies qui raviraient les spectateurs, déposeraient un baume sur les cœurs meurtris ou encore, encourageraient les hommes à défendre leur pays.

Quant aux notes, enfin utiles à quelque chose elles étaient ravies ; parfois bien sûr, de faux musiciens les malmenaient un peu mais en général elles étaient au centre de merveilles telles que les opéras, les chants, les danses, et même et surtout l’amour chanté sur tous les tons avec ou sans trémolos mais toujours avec passion.

Yaël

 

 

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s