Combien de temps allez -vous encore accepter cela ?

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« Poules caquetant et picorant dans la basse-cour, canards s’ébrouant joyeusement en sortant de la mare, cochons se rafraîchissant dans un bain de boue, agneaux broutant paisiblement, jeunes veaux allongés près de leur mère dans de vastes prés bordés d’arbres prodiguant ombre et fraîcheur… Ah ! Que voilà de belles scènes ! Cependant la réalité des animaux de ferme d’aujourd’hui est tout autre puisque la plupart d’entre eux subissent un enfer quotidien.
Depuis une quarantaine d’années, des changements drastiques se sont produits autant dans l’agriculture Française que dans celle de plusieurs pays industrialisés. Le nombre d’éleveurs a diminué, pourtant chacun produit considérablement plus qu’auparavant. Pour les animaux, l’accélération de cette productivité est à l’origine de bien des souffrances. Des animaux sont sélectionnés pour produire moins de gras et davantage de viande. Ils sont modifiés génétiquement, inséminés artificiellement et à répétition, dopés aux hormones, aux antibiotiques et autres produits chimiques et plusieurs espèces sont encore nourries de farines animales. Dans ces fermes d’élevage intensif, à l’intérieur d’immenses bâtiments, les « bêtes de viande » végètent, coincées dans des cages de bois ou de métal alignées et superposées les unes au-dessus des autres, ou dans des stalles de contention, sanglées ou attachées, allongées leur vie durant sur des sols de béton ou bien debout les pattes sur du grillage, sans perchoir, sans paille ni endroit le moindrement confortable pour bouger, se reposer ou dormir.

Ces animaux sont entassés, enchaînés, par dizaines, par centaines ou par milliers, dans des espaces réduits et sombres ou sous des lumières artificielles pour influencer la production. Ils sont aussi victimes de mutilations diverses et cruelles effectuées sans anesthésie, comme la coupe du bec, de la queue, le rognage ou l’arrachage des dents, la castration ou l’hystérectomie à froid. L’environnement malsain dans lequel ils sont maintenus est la plupart du temps pollué de méthane et d’ammoniac qui provoquent de sérieux problèmes respiratoires et autres problèmes de santé. La seule sortie, hors de ces lieux sordides, consistera à monter, malades ou blessés, dans des camions qui les conduiront parfois des jours durant, sans eau ni nourriture, vers la mort ». -aequoanimo

« La sélection génétique est utilisée dans le but d’obtenir de plus grandes masses musculaires, toujours plus de gain de masse corporelle toujours plus rapidement. Ces manipulations génétiques peuvent résulter en des aberrations, des anomalies de conformation anatomique à l’origine de pathologies souvent douloureuses: problèmes arthrosquelettiques tels que déformations osseuses, fractures pathologiques et arthrose. Dans le cas des dindes par exemple, l’énorme masse musculaire et la croissance rapide résultant de la sélection génétique causent des problèmes squelettiques graves pouvant résulter en des fractures pathologiques, les oiseaux souffrent de déformations osseuses et ne sont parfois plus capables de supporter leur poids excessif ni de se déplacer. Ce n’est pas uniquement le cas des dindes mais aussi des poulets de chair, par exemple, chez lesquels la croissance exagérément rapide et la masse musculaire excessive peuvent causer des pathologies telles que la dyschondroplasie tibiale, des anomalies vertébrales (la spondylolisthèse, possiblement associée à des problèmes neurologiques comme la parésie/paralysie), des déformations angulaires au niveau des pattes (valgus/varus). Ces aberrations génétiques causent des pathologies à d’autres endroits que le système arthrosquelettique, notamment la cardiomyopathie hypertrophique (également chez la dinde, due à la croissance trop rapide, au métabolisme élevé et au stress excessif) responsable de mort subite. Des problèmes obstétricaux résultant de disproportions foetopelviennes se retrouvent chez certaines races de vaches de boucherie exagérément et artificiellement musclées, qui ne peuvent pas mettre bas naturellement et doivent toujours se faire ouvrir l’abdomen chirurgicalement (césarienne) pour délivrer leurs petits trop gros pour leur canal pelvien. Et la liste continue. »
-La souffrance des animaux