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CHIOT GRATUIT

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Cristi León

Je suis un chiot gratuit
Né dans une portée
Chez un ou une abrutie.
Ces gens-là ne voyaient pas l’utilité
D’avoir une chienne stérilisée
Ou bien un mâle castré.


Je suis un chiot gratuit
Et je commence déjà mal ma vie.
Je vais être donné
Juste pour que de moi, on soit débarrassé,
Sans se demander si j’étais vraiment désiré,
Dans ce nouveau foyer.


Je suis un chiot gratuit
Mais qui s’en soucie,
Le principal c’est que je sois adopté
Sans aucun papier, sans identité
Je ne suis même pas une vie
Je n’ai aucun prix, 


Je suis juste un chiot gratuit.


C’est si facile et si tentant,
De ne pas donner de l’argent.
Pas d’identification, ni de vaccination
Et encore moins la stérilisation.
Pas besoin de soins, ni de me vermifuger
A quoi bon de l’argent dépenser
Pour que j’ai une bonne santé.
Pourquoi donner quelques deniers
A toutes ces associations
Qui sur mon dos font de l’argent
Lorsque l’on peut m’avoir gratuitement
Sans aucun contrat, ni engagement.


Il sera plus facile pour ces gens
De m’abandonner lâchement,
De me maltraiter, de me négliger
Vu que je n’ai rien couté.
Et s’il m’arrive malheur
Un ou deux jours de pleurs
Seront vite oubliés
Car on trouvera une autre annonce de chiot à donner


Je ne suis qu’un chiot gratuit

Je n’ai pas d’existence, ni de vie.
Et pourtant, beaucoup de gens le crient
Beaucoup d’entre nous le supplient
Si vous nous aimez
SVP , n’oubliez pas de nous stériliser.
Il n’y a pas assez de foyers
Pour tous ces chiot donnés
Et même si on est recueilli
Même si on a parfois un abri
Ce n’est pas pour nous une vie
D’etre un chiot gratuit. « 

Auteur : Myriam Bled.
Page : Poésie.

Assomage

Boucherie Abolition a partagé la vidéo de Conscience Animale.

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« Lapins et porcins de tous pays, unissez-vous ! Dame lapine, sélectionnée pour sa prolificité, rencontre le même problème que dame truie.
Impossible de nourrir en même temps toutes les bouches affamées qui l’assaillent. Seuls neuf petits sur la douzaine mis au monde auront accès aux mamelles nourricières. Heureusement, il y a un peu de casse*
à la naissance – 61 mort-nés sur 1 000 – et dame lapine peut compter sur l’aide bienveillante de l’éleveur. Dès la naissance des petits, celui- ci effectue une sélection pour ne garder que les « meilleurs » et les répartir dans les différents nids. Les lapereaux en surnombre sont tués : sur 1 000 nouveau-nés, 65 sont ainsi éliminés lors de l’opération dite d’équilibrage des nids. Les malades, les plus petits et les lapereaux surnuméraires sont assommés sur le rebord d’une caisse ; il arrive que certains agonisent ensuite dans une poubelle au milieu des mort-nés.
La directive 93/119/CE du Conseil de l’Europe, en date du 22 décembre 1993, fixe des règles minimales communes pour la protection des animaux au moment de leur abattage ou de leur mise à mort. L’application de ces règles est néanmoins à géographie variable et demeure peu contrôlée en élevage. « La mise à mort des lapereaux les plus faibles de chaque portée semble ainsi rester sans réglementation, malgré un nombre significatif d’individus concernés (systématiquement autour de 6 à 8 % des naissances) », regrette l’Inra (rapport 2009). »
-Alexandrine Civard-Racinais-Dictionnaire horrifié de la souffrance animale-Fayard

https://www.facebook.com/1286707458073634/videos/1396207247123654/?hc_ref=ARSi-p93r7jMg3ibExlppfyRZeotnGOrKRliYkN7HgYylfgV3Tve4GILPoD17vULfO4

choisir la façon dont on veut vivre (ou mourir)

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Je l’ai dit et je le répète car j’en suis fière,  je suis devenue végétalienne à 90 %

Et je n’ai qu’à m’en féliciter car ma santé est bien meilleure depuis : cholestérol et diabète pratiquement disparus, tension normale, arthrose pratiquement inexistante, moi qui suis née avec mais le plus important, c’est que n’ayant plus confiance dans les produits proposés dans les magasins, je me suis remise à cuisiner de façon à savoir ce que j’ai dans mon assiette.

Pour devenir végétar/lien, une seule recette qui tient la route : en avoir envie et surtout que la motivation  soit plus forte que l’envie de continuer à être carnivore.

D’ailleurs, tous les articles que nous découvrons concernant l’alimentation : élevage, abattage, produits sur les étals des grandes surface devraient convaincre chacun qu’il faut cesser d’être viandeux.

Seulement voila ! ce n’est pas une question d’intelligence ou de savoir, c’est une question de volonté et de motivation  et c’est là que tout s’écroule ou presque  et que les gens confondent « vouloir » et « pouvoir »

L’habitude est une seconde nature qui vous colle à la peau et qui vous empêche de réagir sainement et les bonnes intentions sont comme les pavés de l’enfer, elles restent à l’état de projet :

-« j’y pense sérieusement » (calendes grecques)

-« moi je le ferais bien mais mon mari et mes enfants ne veulent pas » (on a trouvé les coupables)

-« j’ai peur des carences provoquées par ce changement de régime » (bonne raison inexacte de ne rien faire)

-« je n’y crois pas » (et ça m’arrange)

-« j’ai commencé mais c’est dur »(donc je vais arrêter si ce n’est déjà fait )

-« de toutes façons l’homme est carnivore » (encyclopédie pour les nuls)

-« je n’ai pas le temps de cuisiner (j’ai un feuilleton complètement nul a regarder à la télé)

-« j’arrête quand je veux (c’est-à-dire jamais)

Etc………..etc……….etc………………

Devant tant d’aveuglement et d’absurdité, il n’y a plus grand-chose à dire si ce n’est que : bon appétit ! et rendez vous un jour, soit à l’hôpital soit au cimetière où je viendrai vous rendre visite si je trouve le temps de le faire et je ferai graver sur votre tombe :

– t’as voulu être là,

-tu y es et

-j’espère que tu t’y plais !

Yaël

 

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La chute d’un ange

 

Gerard Baïle

 

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Alphonse de Lamartine,
La chute d’un ange

La bouche ruisselante de sang

« Or ces hommes, enfants ! pour apaiser leur faim,
« N’ont pas assez des fruits que Dieu mit sous leur main ;
« Leur foule insatiable en un soleil dévore
« Plus qu’en mille soleils les bois n’en font éclore.
« En vain comme une mer l’horizon écumant
« Roule à perte de vue en ondes de froment :
« Par un crime envers Dieu, dont frémit la nature,
« Ils demandent au sang une autre nourriture ;
« Dans leur cité fangeuse il coule par ruisseaux!
« Les cadavres y sont étalés en monceaux.
« Ils traînent par les pieds, des fleurs de la prairie,
« L’innocente brebis que leur main a nourrie,
« Et sous l’oeil de l’agneau l’égorgeant sans remord
« Ils savourent leurs chairs et vivent de la mort !
« Aussi le sang tout chaud dont ruisselle leur bouche
« A fait leur sens brutal et leur regard farouche.
« De leurs coeurs que ces chairs corrompent à moitié
« Ils ont comme une faute effacé la pitié,
« Et leur oeil qu’au forfait le forfait habitue
« Aime le sang qui coule et l’innocent qu’on tue.
« Car du sang de l’agneau qui suce l’herbe en fleur
« A celui de l’enfant il n’est que la couleur :
« Ils ont à le verser la même indifférence ;
« Ils offrent l’un aux sens et l’autre à la vengeance,
« A la haine, à l’amour, à leurs dieux, à la peur.
« Pour le verser plus tiède en se perçant le coeur
« Ils aiguisent le fer ennemi de la vie,
« Le fer qui fait couler le sang comme la pluie,
« En haches, en massue, en lames, en poignard.
« De l’horreur de tuer ils ont fait le grand art,
« Le meurtre par milliers s’appelle une victoire :
« C’est en lettres de sang que l’on écrit la gloire ;
« Le héros n’a qu’un but, tuer pour asservir!

-Alphonse de Lamartine,
La chute d’un ange in Œuvres complètes d’Alphonse de Lamartine,
Tome II, Paris, Charles Gosselin et W. Coquebert

https://www.facebook.com/100009024742527/videos/1880565042254302/

Sur une petite route les plumes voletaient

La première fois que nous avons emprunté la route qui mène à cet abattoir, il faisait nuit et chaud.

Nous roulions vite, les fenêtres grandes ouvertes et tout d’un coup nous avons pilé net devant une vision que nous n’oublierons jamais : la petite route qui s’ouvrait devant nous était jonchée de plumes blanches.
Des plumes qui tournoyaient sous l’effet du vent, qui dansaient dans la lumière des phares.

C’était si beau.

D’une beauté presque surréaliste.


Beau jusqu’à ce que nous réalisions que ces plumes avaient été arrachées aux petits êtres que l’on mène ici par convois entiers.


Pris au piège d’un destin qu’ils n’ont pas choisi, blessés, entassés dans d’énormes caisses posées sur des camions qui roulent vite pour achever au plus tôt leur sale besogne, le vent arrache par centaines leurs plumes. 


Des plumes qu’il disperse sur la route de la mort. 


Chaque kilomètre de ce dernier voyage vous dépouille de ce qui fait votre individualité, vous transformant en morts-vivants.


Nous avons pensé aux nuages de cendres qui recouvraient les camps d’extermination et les villages aux alentours.


Alors tout s’est mêlé à cet instant là : la beauté, l’odeur putride de la mort, la chaleur des nuits d’été, l’horreur, la détresse, la honte. 


Nous avons arrêté la voiture pour en ramasser quelques unes. 


Des reliques que nous avons mises dans une petit boîte pour ne pas oublier.
Si on ne savait pas, le spectacle aurait été joli.


Si on ne savait pas que dans chacune de ces plumes, se trouve un battement de cœur maintenant éteint. 


Si on ne savait pas que chaque plume est une personne victime du monstre humain et de la barbarie spéciste.


Dans ce petit village de Trambly, où les plumes volent dans le ciel, nous nous sommes demandés comment les gens vivaient avec çà.
Les maisons se ressemblent toutes ici avec, tout autour, des jardins chétifs. Le soir, vers six heures, les rues s’animent quelques instants puis chacun rentre chez soi regarder la télévision en dînant les petits cadavres que leur sert le monstre LDC.
Les effluves de l’abattoir n’empêchent pas ce petit monde de vivre et même de s’y trouver bien. 


Le ciel rempli de plumes et des fumées de l’abattoir est l’histoire de ce village, l’histoire d’un secret étouffant, de la mort qui colle à la peau.
Les plumes mettent en scène les milliers d’êtres disparus sous les couteaux de l’abattoir Palmid’Or qui fait vivre le village, et qui, tels des revenants, réapparaissent sans prévenir dans les rues de Trambly.
Qui réapparaissent pour dire au monde entier qu’il faut assumer la folie, vivre avec ses morts.

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 Photographie : L’une des victimes de l’abattoir Palmid’Or de Trambly, abattoir occupé et bloqué par l’association 269Life Libération Animale le 13 juillet 2017.
Cet abattoir appartenant au géant agro-alimentaire L.D.C. met quotidiennement à mort entre 12.000 et 14.000 canards.

Don GASTON De La Véga

Nous relayons ici le texte dans son intégralité de l’adoptante de GASTON…
GASTON n’aura eu droit qu’à un mois de bonheur auprès de sa famille qui l’aimait déjà très fort.
Nous sommes sous le choc !
Repose en paix mon beau GASTON

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– « Don GASTON De La Véga a poussé la porte de mon cœur « tout doucement… sans faire de bruit… » Cela se passait le 17 juin dernier alors que GASTON posait les pattes sur le sol français.

Chris et moi, nous avions décidé de lui ouvrir notre nid, de lui donner une vie pleine d’amour, de beurre salé et de crêpes dentelle ! à lui qui comptait pour rien ni personne.

Merci à l’association « Une Histoire De Galgos » ainsi qu’aux bénévoles de la perrera espagnole qui ont permis notre rencontre… OUI, une vraie rencontre. OUI, une vraie histoire. OUI, un vrai Amour. OUI… MAIS…

Ce matin, alors que les rayons du soleil levant baignaient la bibliothèque où nous dormions tous les deux depuis quinze jours, GASTON a ouvert les yeux et a planté son regard noir de bel espagnol dans le mien. Là, sans ciller, il me disait de si belles choses… et j’ai su… Vers 9 h, il a soulevé sa puissante carcasse décharnée, je l’ai aidé à se tenir debout puis à marcher… Un seul objectif : le jardin, l’air, le soleil… GASTON a fait le choix de s’échouer dans mon parterre de délicieuses fleurs bleues… et LÀ, il a humé la vie… Puis, son Âme s’est envolé tout doucement dans un froissement d’ailes… Don GASTON De La Vega est mort dans la Lumière comme il a vécu : sans faire de bruit…

Son silence est assourdissant, il remplit ma tête, mon cœur et mon Âme. »