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L’immense majorité silencieuse

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Que l’issue soit un jour un formidable succès ou un terrible échec pour la lutte antispéciste ne dépend en réalité ni de nous ni même d’eux, mais de l’immense majorité silencieuse.
De ces personnes qui ont, depuis trop longtemps, baissé les bras et s’en remettent lâchement à d’autres pour effectuer cette pénible tâche qui consiste à changer le monde.
De ces personnes qui, ne se percevant pas ou plus comme des « sujets politiques », ont abandonné toute idée de jouer un rôle dans la construction d’une société plus juste et égalitaire.

Une civilisation qui peut produire ce genre de photographie devrait pourtant s’en inquiéter.
Nous ne pourrons pas changer tout ce que nous affrontons mais rien ne peut changer si nous ne l’affrontons pas.
#269LifeLibérationAnimale

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Souvenir : L’Afrique, un tournant bénéfique dans ma vie

000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000LEJEUNE Nicolas - Village Africain Midi

Comme vous le savez, j’écris à l’aveuglette et je ne sais pas d’avance ce que je vais vous raconter c’est pourquoi je me suis fait un petit plan de travail et à l’aide d’un mot ou deux, je note les événements intéressants ou amusants dont je me souviens, que je vais vous raconter, ensuite je me mets devant mon clavier et ça part tout seul. Le seul problème c’est que j’ai déjà écrit un livre appelé « Une étoile au fond du coeur » que j’ai fait parvenir à certaines d’entre vous et je ne fais ici que répéter, mais différemment, ce que j’ai déjà écrit et je m’en excuse. Alors quand vous savez déjà, zappez !

Vivre en Afrique c’est toute une histoire, c’est atterrir un jour sur un continent dans un pays, dans une ville, dans un quartier ou tout est différent de ce que vous connaissiez jusqu’alors, vos points de repère ne servent plus à rien et quand en plus vous avez, dès votre premier jour, reçu un terrible coup de poing sur le crane dans le ventre et surtout dans le cœur, vous avez encore plus de mal à comprendre ce qui vous arrive et ce que vous avez à faire pour vivre tout simplement.

Je crois que ma grande chance a été d’être complètement paumée, d’avancer à l’aveuglette et seule, guidée seulement par……ma petite voix ? mon instinct ? ma naïveté ? mon grand désir de comprendre ? un peu de tout peut-être.

Trouver du travail c’est facile car même si la Côte d’Ivoire est indépendante depuis 1960, les « petits blancs » ont tout prévus pour continuer à régner en maitre sans que cela se voit. On leur a demandé d’ivoiriser le plus possible les emplois, pas de problème !ils ont créé des postes bidons, qu’ils ont confié aux « bronzés » avec, pour eux un salaire de ministre, (pour les boss des clopinettes), on leur donne du « Monsieur » on va même jusqu’a leur serrer la main et le tour est joué et on peut donc continuer à magouiller en toute tranquillité.

Là où je travaille 3 directeurs : général, administratif, commercial, un chef de vente tout blond, tout rose, Madame Machin à l’export et au télex et plusieurs secrétaires dont je fais partie.

A l’opposé de l’ambiance qui règne en France, ici c’est assez débonnaire et même s’il existe une certaine hiérarchie, les contacts entre les uns et les autres sont amicaux. De plus, étant donné que les femmes sont débarrassées de toute contrainte ménagère car à la maison on a un boy qu’on paie un salaire de misère, qui travaille de 6h du matin jusqu’à …….. on s’invite beaucoup les unes chez les autres pour un apéro, un diner et comme tous les blancs se connaissent cela n’en finit pas et très vite on connaît toute la communauté blanche composée de tous ces gens qui en France seraient noyés dans la masse et ne seraient rien qu’un numéro de sécurité sociale mais qui ici, règnent sur un royaume hypothétique fait de beaucoup de mépris, de suffisance, de malhonnêteté morale et intellectuelle.

C’est aussi pourquoi tout nouvel arrivant est aussitôt pris en charge ; on va lui parler, lui expliquer ce qu’il doit savoir, ce qu’il doit faire pour respecter les règles de vie car il ne faudrait surtout pas changer quoi que ce soit, la machine est bien huilée, elle marche ainsi depuis des décennies et cela doit continuer encore le plus longtemps possible.

Mais c’était compter sans moi et pourtant je n’ai rien voulu ni prémédité mais plus on me parlait plus je m’étonnais de ce que j’entendais, tout ce mépris envers le peuple chez qui on vit, à qui on prend le meilleur, devant qui on étale nos richesses, que l’on traite en inférieur, dont on se moque lors des fameux repas qui réunissent les « grands » de ce petit monde, c’est à qui racontera la dernière bourde de « SON » boy, de « SON » gardien pour bien prouver s’il en est encore besoin que tous ces « singes » sont vraiment cons (donc on a raison de les spolier).

Là, je dois dire un grand merci à tous ces horribles petits français qui m’ont permis de mesurer la force de mes convictions, mais surtout d’avoir la preuve que quand on raisonne avec le cœur, quand on refuse les compromis, quand on résiste aux menaces, guidé tout simplement par sa conscience, le gagnant entre le pot de fer et le pot de terre n’est pas toujours celui qu’on pense. Yaël

269 Life Libération Animale

< CHOSIR DÉLIBÉRÉMENT LE CONFLIT AVEC LES INDUSTRIES SPÉCISTES :
L’OPPOSITION COMME STRATÉGIE POUR 269LIFE LIBÉRATION ANIMALE DEPUIS UN AN >

Les deux dirigeants de l’association 269Life Libération Animale seront jugés ce vendredi 6 octobre à 14 heures devant le Tribunal de Grande Instance de Lyon pour deux actions directes d’intrusion menées au sein des sociétés BIGARD et CIBEVIAL (propriétaire de l’abattoir de Corbas).
Ils encourent jusqu’à 5 ans de prison et 75.000 euros d’amende pour les faits de violation de domicile et dégradations commises en réunion.

À la recherche d’une collaboration avec les industriels de l’exploitation animale dans le but d’obtenir des « réformettes sur le bien-être animal » qui ne font qu’entériner et légitimer l’oppression subie par les animaux, nous préférons et avons choisi une logique de l’OPPOSITION. Nous avons choisi le conflit ouvert avec l’industrie et le revendiquons comme stratégie.
Ainsi, nous avons délibérément fait le choix depuis plusieurs mois de nous attaquer à eux, puissants représentants du spécisme qu’ils soient des industriels ou des syndicats, et surtout de les nommer et de les présenter comme nos ennemis.
La recherche constante de compromis est l’œuvre des politiciens, pas des résistants que nous sommes. Nous ne voulons pas discuter, nous voulons qu’ils disparaissent.

Depuis mai 2016, 269Life Libération Animale s’est illustrée par des actions contre Interbev, Danone, Sodiaal, Culture Viande, Sicarev, Aoste, Charal, Tradival et tous ceux à venir.
À ce jour, dix plaintes pour délit d’entrave à la liberté du travail, violation de domicile et dégradations ont été déposées à l’encontre de l’association et sont en cours d’instruction. Deux condamnations pour ces mêmes faits ont déjà été prononcées.

#269LifeLibérationAnimale
#NoJusticeNoPeace

 

Boucherie Abolition 

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Afin de remettre les pendules à l’heure des animaux, nous réaffirmons que notre objectif politique est l’abolition UNIVERSELLE DE L’ELEVAGE.

Aucune victime animale ne sera oubliée au nom du relativisme culturel.

A l’heure des déportations mondiales des nesclaves de chair, nous ignorons toute logique nationale dans la cohérence de lutte.

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Les entreprises de l’holocauste ignorent les frontières, comment pourrions nous entreprendre une résistance à l’animalicide si nous restons cloisonnés dans du franco-français? Les différents sommets de l’élevage qui s’organisent en France sont européens ou mondiaux, à nous de déployer des stratégies transfrontalières et non identitaires.

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Cela commence par ne faire aucune distinction entre les victimes de Thanksgiving, de Pâque,de Noël, de Yulin, de l’Aïd, etc… Toutes les religions patriarcales encouragent la tuerie des animaux, aussi, il apparaît totalement antinomique d’être résistant animaliste sans être pour un athéisme offensif qui dénonce l’idéologie spéciste substantielle aux fictions déistes masculines.

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Toutes les cultures et les cultes zoocidaires sont nos ennemis, sans aucune exception. Si les cultes et les cultures font des distinctions dans leurs cibles à avaler, nous, animalistes universalistes n’en ferons jamais.

Le relativisme culturel est obligatoirement spéciste.

Nous n’abandonnerons aucune espèce à son sort de nextermination et affronterons quiconque aurait une velléité de le tenter.

A nous d’affronter les guerres humaines pour ne pas oublier des victimes dans les catacombes de l’humanocratie.

 

 

Nuits debout 269 life libération animale

 

 

 

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Entre les convois qui les amènent par milliers chaque nuit et le couteau qui tranchera au petit matin, il n’y a que nous.
Rien que nous.
Si nous sommes impuissants face à ce massacre, c’est parce que nous avons décidé de l’être.
Nous possédons pourtant une arme : notre corps, un corps résistant, un corps politique.
Des milliers de corps qui, à l’unisson avec ceux des opprimés, peuvent s’interposer, paralyser, visibiliser.
Nous choisissons en notre âme et conscience la place que nous voulons occuper et la priorité donnée à ce combat.
C’est de manière arbitraire que la domination humaine a partagé le monde en zones libres et en zones de mort selon notre espèce. Mais ce qui a été institué de la sorte, peut être destitué.
Notre pouvoir d’opposant politique ne réside pas dans le vote, mais dans notre capacité à paralyser la production de mort.

« Là où nous apparaît une chaîne d’événements, il ne voit, lui, qu’une seule et unique catastrophe, qui sans celle amoncelle ruines sur ruines et les précipite à ses pieds. »
(Walter Benjamin, Sur le concept d’Histoire, Œuvres III, Gallimard, 2000). 

LOUISE, L’OISEAU QUI RÊVAIT DU CIEL

269Life Libération Animale 

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Louise avait terriblement mal mais personne ne l’avait jamais regardée.
Louise voulait s’envoler loin du monde des humains qui lui infligeaient chaque jour tant de violence mais elle ne le pouvait pas.
Louise voulait être un oiseau mais elle n’était qu’un corps comestible, un corps meurtri, un corps souffrant, un corps supplicié et mourant.
Louise voulait croire qu’un jour elle verrait le ciel alors quand le camion de l’abattoir est arrivé dans la nuit, elle a résisté de toutes ses forces à ceux qui l’ont attrapée, pensant qu’elle y arriverait, qu’elle pourrait s’envoler.
Mais elle ne savait pas que les humains ont inventé des oiseaux qui ne peuvent pas voler, des ailes qui ne servent à rien et que son corps était sa propre prison depuis toujours.
On ne résiste pas lorsqu’on est venu au monde pour mourir, alors ils lui ont brisé les ailes, encore et encore, parce qu’elle ne voulait pas rentrer dans sa cage pour son dernier voyage vers l’abattoir.
Louise avait peur, cette peur atroce qui serre la gorge et noue le ventre, mais personne ne s’en souciait.
Louise a été libérée le 24 août par des activistes qui l’ont mise dans une petite boîte en carton. Ils l’ont couchée doucement pour ne pas lui faire mal.
Louise se disait qu’elle mourrait là dans ce petit cercueil en carton et que c’était déjà pas si mal pour une petite chose aussi insignifiante qu’elle.
Mais celle qui avait fait tout ce chemin pour la sauver y a cru.
Elle y croyait tant qu’elle a foncé sur la route pour que Louise ait eu une chance de vivre alors que son corps commençait déjà à mourir.
A son arrivée, le constat du vétérinaire laissait peu d’espoir :
« La deuxième présente une fracture ouverte de l’aile droite avec arrachement de l’articulation et extériorisation de l’humérus ; une forte décomposition et infection des tissus laisse supposer que la blessure date de plusieurs jours. Cette lésion est compatible avec une manipulation violente de l’oiseau. Une amputation haute de l’aile doit être pratiquée. Son pronostic vital est engagé. »
Louise s’est endormie pour se réveiller sans ailes.
Amputée du symbole de sa liberté, de son identité, elle est désormais privée du ciel à tout jamais.
Louise vit aujourd’hui auprès de celle qui lui a permis de voir l’aube ce jeudi 24 août et qui a pour prénom le joli nom que l’on donne à cette petite lueur qui paraît quelques instants avant le lever du soleil.
Cette activiste a été la petite lueur de la triste vie de Louise, revenue de l’enfer pour gagner le paradis.

C’est ainsi, dans ces terribles conditions de détention, que survivent des millions de personnes animales nées dans les élevages qui approvisionnent en victimes quotidiennes le groupe agro-alimentaire LDC (propriétaire de l’abattoir Corico de Monsols et détenteur entre autres des marques : Marie, Le Gaulois, Maître Coq, Traditions d’Asie – source : https://www.ldc.fr).
On aurait tort de croire que c’est mieux « ailleurs » car l’élevage est un mal terrible qui s’évertue à rendre invisibles les animaux non humains, à nous empêcher de les rencontrer, à les cacher derrière un vocabulaire qui, faisant fi de leur singularité, ne les évoque qu’en terme de nombre, de tonnes, ou de prix au kilo.
L’élevage c’est la négation même de la liberté.
La question n’est pas celle du nombre d’individus emprisonnés au mètre carré,
La question n’est pas celle de la souffrance infligée ou pas,
La question n’est pas celle des normes qu’il faudrait édicter pour un élevage heureux et éthique,
La question qui se pose ici est celle de l’élevage tout court.
Nous ne nous battons pas seulement pour faire fermer un élevage industriel,
Nous ne nous battons pas pour des cages plus grandes,
Nous ne nous battons pas pour une exploitation humaine des animaux,
Car il faut le redire avec force, il n’existe aucune manière heureuse ou éthique de s’approprier la vie d’individus qui ne veulent pas mourir.
Chaque animal devrait aujourd’hui bénéficier du droit fondamental à ne pas être utilisé comme une ressource à notre profit et c’est pour cela qu’on se bat.
#269LifeLibérationAnimale

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Photographies :
– 1, 2 et 3 : Louise avant et après son opération, elle est désormais amputée de son aile droite.

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– 4 : Constat vétérinaire adressée à la personne qui a recueilli Louise et 3 autres victimes après l’action directe de libération menée par l’association 269Life Libération Animale le 24 août à l’abattoir Corico de Monsols (69 – France).

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