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Ici et maintenant

On m’a souvent demandé à quelle époque j’aurais aimé vivre et après avoir cherché et remonté le temps, j’ai très vite répondu qu’aujourd’hui me convenait, non pas parce que cette période de l’histoire de l’humanité est plaisante mais tout simplement parce qu’à chaqu’un de ses épisodes, il y a eu, le progrès, les guerres, les injustices etc…. alors pourquoi choisir une époque inconnue qui n’est pas mieux que la nôtre ?

Grâce à internet,on a accès maintenant en un clic à de merveilleuses histoires, de belles illustrations, des dessins naïfs qui, je l’avoue, font mes délices alors, je vous les offre pour terminer cette semaine en beauté.

Noso lar – A voir et a Re- re- revoir

Qui n’a pas vu ce film n’a rien vu.Il faut profiter de sa parution car souvent les bons films disparaissent de la toile.

 

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Nosso Lar
• Publié par Ailedeau le 9 décembre 2015 à 23:52 dans Films

https://fr.wikipedia.org/wiki/Nosso_Lar

Dans les années 1930, le médecin André Luiz décède des suites d’une grave maladie. Il se retrouve alors seul, dans un corps spirituel, au milieu d’un angoissant désert. Souffrant de faim, de soif et de fatigue, il tente de subsister dans ce monde hostile, peuplé de créatures agressives. Arrivé à un état d’épuisement extrême, priant pour son salut, il est secouru par un homme providentiel nommé Clarencio.

André est transporté dans une oasis fortifiée, dont les occupants semblent vivre en harmonie.

Cette colonie spirituelle s’appelle Nosso Lar et contraste avec le milieu infernal environnant, baptisé le Seuil.

Le médecin reçoit soins et réconfort, ainsi que des explications concernant les causes de ses malheurs. Au fil des jours, le nouvel arrivant regagne des forces et s’instruit auprès de Lisias, un résident du lieu.

Ce guide apporte un enseignement sur les lois naturelles qui régissent le plan spirituel, l’histoire et l’organisation de Nosso Lar, le système économique, l’alimentation, l’irrigation, et la hiérarchie de la communauté.

Le but de cette implantation est précisément la récupération et la régénération des personnes perdues dans le Seuil.

et voilà le lien
http://eveil.tv/nosso-lar-notre-demeure/

http://l-unite.ning.com/group/films/forum/topic/show?id=6449619:Topic:226061&xgs=1&xg_source=msg_share_topic

Evolution de la langue française depuis les gaulois

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(D’après « Revue encyclopédique », paru en 1899)

Le problème de l’origine de notre langue a reçu depuis le XVIe siècle les solutions les plus diverses ; on a tour à tour rattaché le français au grec, au celtique, au germanique, à l’hébreu, à d’autres langues encore.

Il semble en réalité que le français dérive du latin importé en Gaule après la conquête de César, et qu’il commence de s’en affranchir après que la chute de l’empire romain et les invasions barbares aient isolé notre territoire des autres contrées européennes.
Quelles sont les caractéristiques de ce latin et la façon dont il avait donné naissance au français ? On reconnut dès l’abord que la langue importée en Gaule par les colons, les marchands ou les fonctionnaires ne pouvait pas être identique au latin des auteurs classiques ; les Latins ne devaient pas plus parler la langue de Cicéron ou de Sénèque que nous ne parlons le français de Voltaire ou de Chateaubriand.

On distingua donc du latin littéraire, en partie fixé par la tradition, un latin vulgaire, langue parlée, beaucoup plus libre dans son développement, sans être d’ailleurs, comme on l’a dit trop souvent, la langue du bas peuple, l’argot des soldats ou le patois des colons italiens.

La suite ici http://www.france-pittoresque.com/spip.php?article5097

 

Aujourd’hui : « Tête de radis »

Où l’on fait la connaissance de légumes très religieux.

 

Ito Jakuchu, Le Nirvana des légumes, vers 1780, encre sur papier, 181 x 96 cm, Musée national de Kyoto
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À première vue, cette peinture japonaise du XVIIIe siècle représente une simple nature morte. L’artiste Ito Jakuchu y a peint un grand radis blanc posé sur un panier. Autour, une ribambelle de légumes : navets, champignons, aubergines… Pourtant, cette nature morte comporte un sens caché !

C’est le titre qui nous donne un indice : Le Nirvana des légumes. Dans le bouddhisme, le Nirvana est un état de paix ultime. Ainsi, cette nature morte est en réalité une peinture religieuse !
Le radis blanc représente le Bouddha en personne, au moment où il atteint le Nirvana. Quant aux légumes disposés autour, ils symbolisent ses disciples…

 

Kubota Beisen, Portrait d’Ito Jakuchu peint à l’occasion du 85e anniversaire de sa mort, 1885, encre et couleur sur papier. Détail de l’œuvre
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Jakuchu aurait-il peint une caricature irrévérencieuse du Bouddha ? Absolument pas ! Le peintre, qui signe ses œuvres « le bouddhiste laïc Jakuchu », termine ses jours dans un monastère. Sa piété est au-dessus de tout soupçon.
Si Bouddha a une tête de radis, c’est parce que Jakuchu illustre ici une idée présente dans plusieurs écoles du bouddhisme : le Nirvana peut être atteint par tous les êtres vivants, les animaux et même les plantes. Le Nirvana des légumes, exécuté dans le style Zen, c’est-à-dire très libre et rapide, témoigne de ce courant de pensée.

 

Daïkon anthropomorphe, photo : the2belo
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Et sinon, pourquoi représenter Bouddha sous les traits d’un radis et pas d’une aubergine ?
Sans doute parce que le radis blanc, appelé « daïkon », c’est-à-dire « grande racine », a parfois un aspect vaguement humanoïde.

Considéré au Japon comme le premier des légumes, il constitue traditionnellement la base du repas des paysans et des moines. Aujourd’hui, les images de daïkon qui circulent sur Internet sont plus ludiques que bouddhiques

 

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Nous sommes la solution parfaite à tous nos problèmes

Quand on y pense comme il faut, c’est plein de bon sens… Qui donnerait un cadeau aussi précieux que la Vie sans donner en même temps tout ce dont on aura besoin pour en prendre soin?

Et quand on pense un peu plus loin, si on a, en nous, tout ce qu’il faut pour se mettre dans le pétrin, on a aussi tout ce qu’il faut pour en sortir!

Penser que tous nos malheurs viennent de l’extérieur, c’est le meilleur moyen pour les collectionner, et pire encore, les voir se multiplier.

Alors quand un problème vient frapper à notre porte, plutôt que de se mettre le nez dehors pour chercher qui nous l’a livré, commençons par admirer ce que nous venons de nous créer, refermons notre porte, respirons un bon coup, assoyons-nous le plus confortablement possible devant lui et observons…

Si ce problème n’avait pas sa raison d’être dans «notre» vie, jamais il ne nous serait arrivé. Alors à nous de creuser pour lui permettre de nous dévoiler sa face cachée…

Nous sommes et serons toujours la solution parfaite à tous nos problèmes! Pourquoi chercher ailleurs?

L’afrique

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Est-ce parce que j’ai vécu 6 ans en Côte d’Ivoire que je suis sensible  aux sujets touchant à l’Afrique, je n’en sais rien mais même si plus de 40 ans ont passé, mes souvenirs sont toujours aussi vivaces.

Je revois Abidjan, la zone 4, le boulevard de Marseille, mes visites dans les différents villages, accompagnée de guides qui n’étaient autres que mes collègues de bureau.
Je revois les villageois qui m’attendaient, en rang d’oignon, parés de leurs plus beaux habits.
Je sens encore ce goût indéfinissable de la mixture que l’on me servait, un composé des meilleurs alcools où la bière côtoyait le pastis, lui-même parfumé au whisky, sans oublier un peu de grenadine pour faire plus joli, l‘ensemble bien chaud, comme il se doit.
Je revois Etienne, ou encore Kakou, plus mort que vif quand arrivait le moment de distribuer les cadeaux que j’avais apportés et qui ne ressemblaient à rien de ce que le chef du village ou le sorcier avaient l’habitude de recevoir. Comment allaient- ils réagir ?
Je revois enfin mon retour en France. De nombreux africains avaient décidés de m’accompagner à l’aéroport alors que pour beaucoup d’entre eux, c’était un lieu qu’ils ne connaissaient pas. Ils me regardaient sans parler et moi, la gorge serrée, ne savais comment meubler ces longs moments de silence.

C’est sur ce continent que j’ai vu la vraie misère mais aussi la vraie simplicité de ces gens qui sont capables de s’agenouiller devant vous pour vous remercier alors que c’est vous qui devriez le faire  pour demander pardon de la conduite inqualifiable de certains qui ne savaient que prendre  et mépriser

La poésie et la peinture  africaine ne sont pas de reste et je suis heureuse, à cette occasion, de  le  prouver :

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PAROLES D’IVOIRIEN.

Parfois je m’exclame en moi-même :
Ah ! si je pouvais me taire !
Ah ! si je savais me taire !
Malheureusement on a trouvé le moyen
De me donner un esprit
Qui m’oblige à réagir.

Peut-être ai-je tort de penser ainsi ?
Peut-être dois-je être heureux d’avoir un esprit ?
Peut-être, oui. Mais cela me rend malheureux !
Et parfois, décidément je me dis :
Ah si je pouvais
Ecouter sans entendre !
Regarder sans voir !
Voir sans parler !
Seulement, voilà : j’ai un esprit
Qui me contraint à entendre, à voir,
Et à dire des choses.

C’est pourquoi je dois demander pardon
A ceux que mes paroles ont pu offenser.
Un pardon que je demande partout et en tout
Car je n’ai jamais voulu offenser qui que ce soit,
Même si la façon de dire ce que je sais
Etait offensante. Si j’ai offensé,
C’est que mes paroles ont trahi mon esprit.

Alors, oui, parfois je m’exclame en moi-même :
Ah si je savais me taire !
Ah si je pouvais me taire !

Ou bien, peut-être devrais-je me dire :
Ah si je savais parler ! – ?

Mais comment faire dans ce monde
Où les paroles ne sont plus les paroles
Pour exprimer l’esprit
Et où il faut les traduire en d’autres paroles
Pour traduire la pensée ?
Car voilà que l’on parle la même langue,
Mais on ne parle pas le même langage
Et alors on dit des paroles  vraies
Qui paraissent fausses,
Des paroles douces
Qui paraissent dures,
Des paroles de paix
Qui blessent.

C’est donc pourquoi encore
Je demande pardon à ceux qui ont eu mal
A cause de paroles qui n’étaient pas mauvaises,
Ou qui en tout cas n’étaient pas méchantes.
Car je n’ai pas jugé
Et jamais je ne jugerai
Au nom de quoi le ferais-je ?
J’ai simplement regardé avec attention,
Ecouté avec curiosité
Et puis parlé avec honnêteté
En usant de la Parole comme je pouvais.

Je veux éviter les mots destructeurs
Mais aussi le silence non moins destructeur !
Donc, si j’ai dit mal
Ce que j’ai cru dire bien,
Pardonnez-moi !

….Comment fait-on pour être heureux
Et ne jamais se plaindre ?
Hier, je me plaignais du bruit et du désordre
Que faisaient mes enfants
Et ceux des voisins.
Aujourd’hui, je me plains du silence triste
Qu’ils ont laissé derrière eux
En retournant à l’école !

Et c’est ainsi…..
Certains se plaignent d’avoir trop d’argent
Et pas d’enfants
D’autres se plaignent d’avoir trop d’enfants
Et pas d’argent.

Dans cette vie de contradictions,
Comment un homme peut-il croire
Qu’il en sait plus qu’un autre,
Qu’il est plus utile qu’un autre
Qu’il parle mieux qu’un autre ?
Mais aussi, au contraire,
Comment un homme peut-il croire
Qu’il en  sait moins qu’un autre,
Qu’il est moins utile qu’un autre,
Qu’il parle moins bien qu’un autre ?

A chaque homme de savoir ce qu’il peut,
De servir comme il peut,
De parler cmme il sait !
N’est-ce pas avec chaque homme tel qu’il est
Que la communauté est complète,
Puisqu’aucun homme n’est absolument un homme « sans » ?

Alors même si je n’ai pas grand chose,
Moi aussi je le donnerai.
A ma manière.
Et pardon encore d’avance !

– KOUASSI KOUADIO MICHEL –
Fraternité-Matin, 28 Septembre 1976