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Avec facebook, plus de secret !

Le bon côté de facebook c’est d’être avisé de tas de projets que l’on n’aurait pas connus  sans lui.  Aujourd’hui je vais vous parler de l’un d’eux qui est arrivé sur mon mur ce matin.

“SECRET MASK”

https://www.facebook.com/achatsolidaireanimaux/photos/a.277713536003354.1073741829.274700669637974/297066890734685/?type=3&sales_promo_bypass_snowlift=1&sales_promo_uri=%2Fsales_promo%2Fdetails%2F%3Fsales_promo%3D474400759566756%26referrer

 

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Il n’est pas dans mes habitudes de faire de la publicité pour des produits de beauté mais là, c’est différent car ce site est lié directement à la protection animale et le montant des achats est destiné à la création d’un refuge,  de plus, l’opération est parrainée par « Stone » bien connue pour son engagement envers les « quatre pattes »

Alors si vous êtes une jolie femme coquette et si vous désirez agir pour la cause animale en achetant des produits non testés sur les animaux et qui respectent l’environnement,  Un petit clic suffira pour découvrir la façon de faire afin que le montant de vos achats participe à l’élaboration de ce beau projet.

De plus, vous bénéficierez  de 10% de réduction sur toute commande, geste de la marque pour vous remercier de l‘aide que vous apportez mais si vous avez des contacts avec les hôtels, vous pouvez aider à en faire la diffusion  grâce aux produits mis à la disposition des clients dans les salles de bains avec logo de l’hôtel ou encore promouvoir « Secret Mask » auprès des comités d’entreprises qui voudraient en  faire la publicité et qui recevraient des échantillons et coffrets de la marque pour les aider dans cette démarche.

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Le changement est en marche et beaucoup l’on compris déjà, il passe par l’engagement de chacun pour faire bouger les choses afin de  lutter contre la maltraitance  où qu’elle soit.

Il n’y a pas de petits gestes, chacun fait ce qu’il peut, l’essentiel étant de le faire avec  l’intime conviction  qu’un  jour viendra où nos amis les « sans voix » seront respectés et heureux.

 

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Le monde fascinant des abeilles

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Refuges LPO  [Abeille solitaire filmée au ralenti !]

Voici (Heriades truncorum), une abeille solitaire commune mais souvent méconnue !! Elle se reproduit dans les bûches percées avec un trou d’entrée de 3 mm de diamètre. Offrez-lui un gîte en fendant une bûche en deux, percée de multiples trous aussi profonds que possible (au moins 10). Exposez la bûche au soleil du matin, à l’est ou au sud-est ! Merci à vous !

https://www.facebook.com/barryjyates/videos/1651822464851877/

 

L’histoire de « Petit Rrené »

 

J’ai vécu 6 ans en Afrique, en Côte d’Ivoire, de 1973 à 1979.

Mon mari avait, par le plus grand des hasards, trouvé du travail à Abidjan et c’est avec mes deux enfants âgés alors de 11 et 4 ans, que je l’ai rejoint.

Six années que je ne voudrais revivre pour rien au monde mais qui pourtant, dans ma vie, sont un tournant sans lequel je ne serais pas devenue ce que je suis.

Avec le temps, la douleur de cette expérience s’est estompée pour faire place à des souvenirs emprunts de beaucoup de douceur pour ce peuple que j’ai alors découvert, aimé, défendu et aussi admiré.

A ma façon, j’ai écrit poèmes et contes, transposition surement des émotions ressenties et aujourd’hui, je vous livre l’histoire de « Petit Rrené »

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Destins croisés

 

Quand on vit dans ce coin d’Afrique, il faut avoir le coeur sacrément bien accroché pour supporter cette fringale qui vous taraude du matin jusqu’au soir et du courage, « petit Rrené » en avait à revendre car cela faisait des années qu’il ne mangeait pas à sa faim et pourtant, il était toujours debout.

Ce matin, il s’était levé de bonne humeur et après s’être frotté les yeux pour y voir plus clair, décrotté le nez pour mieux respirer et gratté le derrière qui le démangeait encore plus que d’habitude, il avait décidé que ce jour là ne serait pas comme les autres.

Sans but précis, il déambulait dans les ruelles étroites se dirigeant vers la place du marché dont les poubelles, il le savait, regorgeraient de nourriture qui ferait son dimanche même si on n’était que mardi.

Lorgnant le soleil déjà très haut dans le ciel, il décida qu’il devait être au moins midi, heure propice aux recherches et aux trouvailles.

Tout en se rendant vers ce lieu de délices, il passait en revue sa petite vie qui avait assez mal commencé, avait continué sous les mêmes auspices en se jurant qu’un jour, tout cela changerait à son avantage.

Il se souvenait de l’arrivée des blancs qui, sous le prétexte de mettre de l‘ordre  là  où il n’y en avait pas,  avaient foutu un bazar pas possible.

Dans un premier temps, ils avaient voulu relever l’identité de chacun afin de donner une carte d’identité à tous mais comme ils posaient des questions dans une langue que personne ne comprenait mais que par ailleurs, on savait  qu’il ne fallait pas décevoir les « grandes oreilles » sous aucun prétexte, on faisait de son mieux, sans trop se mouiller, pour répondre quelque chose.

Quand était arrivé son tour, il se trouvait devant un blanc assez ventru, une moustache imposante qu’il semblait mâchouiller et des yeux globuleux qui avaient l’air de vouloir tomber sur la table de bois, il avait demandé :

-Et toi, comment tu t’appelles ?

-Voui Missié

– ton nom ?

-Voui Missié

Ayant compris qu’il ne tirerait rien de ce petit abruti, il avait décidé qu’il s’appelait « René » et comme il roulait les « R » il en fallait au moins deux pour respecter la consonance de cette nouvelle identité .

René s’était donc de ce jour là appelé « Rrené » et il aimait bien ça.

Ensuite, d’autres questions avaient fusé du genre :

-Quel âge as-tu Rrené ?

-Voui Missié

-ouvre la bouche !

L’homme avait regardé ce qui se trouvait à  l’intérieur, il avait compté le nombre de dents puis avait consulté un carnet sur lequel étaient notées toutes les réponses à ses questions et content de lui, il avait décrété que « Rrené avait 8 ans.

Pour s’assurer qu’il ne s’était pas trompé, il avait mesuré le gamin mais là, il avait eu un petit problème car la taille ne correspondait pas du tout à l’âge qu’il lui  avait donné ;  en effet, en fonction du nombre de centimètres trouvés, (toujours d’après le carnet) Rrené n’avait pas plus de 6 ans.

Usant alors d’une logique implacable et après s’être gratté l’oreille, le blanc avait écrit sur la carte d’identité : 7 ans.

Fier de lui (on le serait à moins) il avait roté discrètement, caressé sa moustache et avait demandé à « Petit Rrené » de signer.

Pour ce faire, il lui avait trempé l’index dans l’encrier, l’avait légèrement essuyé  et il l’avait posé  sur la carte  le faisant rouler de droite à gauche,  dessinant de ce fait de belles circonvolutions violettes.

Petit Rrené, pour ne pas se salir davantage, avait sucé son doigt mais le goût qu’il en avait tiré ne lui avait pas vraiment plu.

Derrière lui, se tenait dans la file indienne, un copain qu’il connaissait bien et avec qui il jouait assez souvent mais il se demandait quel âge « grande oreille » lui donnerait car il avait au moins une tête de plus que lui alors qu’ils étaient nés la même année.

Ce que les blancs ne savaient pas, c’est qu’en fonction de l’ethnie à laquelle on appartenait, on était grand ou petit, l’âge ne faisant rien à l’affaire.

 

Un peu plus tard, on avait offert à tous ces galopins le droit d’aller apprendre à lire et à écrire le français, à compter sans oublier quelques leçons d’histoire dont une qui commençait par ces mots :« nos ancêtres les gaulois »

Le gamin avait donc entendu parler, des trois groupes de verbe, des hiboux qui prennent un « x » au pluriel  et aussi que 3 fois 3  font 9, l’apothéose étant qu’il était même possible  de savoir exactement où se croiseraient deux trains partis de deux endroits et vitesses différents, lorsqu’ils se rencontrent et aussi, encore plus fort, le problème des robinets qui fuient en  étant capable de déterminer la quantité d’eau perdue à la goutte près (et D-ieu sait si, en Afrique, la moindre goutte d’eau est sacrée).

Les années avaient passé, des bons points avaient été distribués aux meilleurs et des coups de règle sur les doigts  pour les autres.

Petit Rrené avait eu droit très souvent  à ce supplice qu’il n’aimait pas du tout et un jour, allez savoir pourquoi ? (un réflexe probablement) il avait retiré ses doigts juste au moment où la baguette allait s’abattre sur cette main martyrisée ;  la badine avait alors continué sa course et était arrivée à toute allure entre les jambes de l’instituteur le frappant violemment là où ça fait si mal.

Est-ce pour cela qu’il avait été exclu à vie de l’école du  savoir ?  on ne le lui avait pas dit mais tout idiot qu’il était, il avait quand même fait le rapprochement entre ceci et cela.

Il n’avait plus de père et mère  depuis fort longtemps mais par contre, oncles tantes et cousins foisonnaient dans sa petite vie, lui assurant le gîte et le couvert et lui apprenant les rudiments de ce que serait sa vie plus tard.

Il aimait bien le sorcier du village qui, assis  sous un grand arbre, racontait de belles histoires dont il fallait trouver  tout seul le message car le vieil homme ne livrait aucun de ses secrets. Il profitait aussi de toutes ces années qui défilaient devant lui, pour observer les gamins groupés autour de lui car il savait qu’il lui faudrait, un jour, trouver son successeur, celui à qui il devrait transmettre toutes ses connaissances médicales et  autres.

La vie au village était immuable, rythmée par les différentes saisons des pluies, au nombre de quatre : la saison des petites pluies, celle des grandes grandes pluies puis ensuite, les petites grandes pluies pour finir par les grandes petites pluies, chacune déterminant  les actions à entreprendre, labourage, semence, moisson, récolte.

 Pendant les périodes creuses, on fiançait, mariait, divorçait. En ce qui concerne les funérailles, on ne leur fixait aucune date précise, les laissant venir à leur guise, le plus tard possible. C’était alors l’occasion de se vêtir de boubous flamboyants, de beaucoup pleurer, de palabrer, honorant comme il se doit celui ou celle qui venait de disparaître et comme il fallait bien se remonter le moral comme on pouvait, on buvait aussi plus que de raison, Whisky, Ricard, Gin, et toutes les boissons apportées par les blancs venus en voyeurs visiter les villages de ceux dont ils rigolaient bien une fois partis. A tout cela s’ajoutait de l’alcool de riz fait maison et de la bière bien chaude et inutile de préciser que quelques heures plus tard, tout le monde était pompette, façon comme une autre d’oublier la peine ressentie par le départ de ceux qui ne reviendraient jamais.

Les enfants n’avaient, en principe, pas le droit de boire de l’alcool mais très vite, ils avaient compris qu’en attendant un peu, la surveillance exercée sur eux s’édulcorerait jusqu’à disparaître complètement, après quoi, les gamins se servaient copieusement de tous ces délices qui  étaient interdits.

Et puis un jour, petit Rrené en avait eu marre de cette vie bien rangée et il avait quitté le village sans rien dire à personne et était parti pour « la grande aventure », ce qui l’avait conduit à la ville la plus proche où il ne connaissait personne et c’est là que sa galère avait commencé car le village, c’est peut-être lassant mais on est assuré du gîte et du couvert alors que dans cette cité démesurée, ou personne ne connaît personne, c’est chacun pour soi.

Il venait tout juste d’arriver au marché grouillant de monde et la faim le tenaillant plus que de coutume, il se dirigea droit vers la poubelle centrale (la mieux approvisionnée).

Dégageant délicatement les arêtes et têtes de poissons, puis les intestins de plusieurs poulets occis pour la vente du jour, il découvrit, encore enveloppé dans un sac de plastic, un demi sandwich dégoulinant de ketchup (ses préférés).

Il allait refermer le couvercle de ce super marché ambulant quand il aperçut un truc bizarre, une  de ces choses qu’il n’avait jamais vue.

 Se méfiant un peu au début, il sorti de sa cachette une pochette assez grande, avec fermeture éclair. Il décida alors d’aller se cacher pour ouvrir la boite à malice afin que personne ne lui vole son trésor.

 

Bien installé dans le terrain vague, entouré de broussailles, de pierres et de bouses de vaches, il avait posé sur ses genoux son merveilleux trésor qu’il n’osait pas ouvrir. En effet, tout le temps qu’il ne savait pas ce qu’il contenait, il pouvait rêver aux choses les plus folles mais une fois que la zip aurait fait son ouvrage, que trouverait-il ?

Rien !  ça,   ce n’était pas possible car il sentait bien, au toucher, que cette valisette contenait quelque chose, mais cela vaudrait-il le coup, s’il était pris sur le fait, d’être accusé de l’avoir volée alors qu’il l’avait seulement trouvée ?

De toutes façons, les grandes oreilles ne croyaient jamais ce qu’un noir leur racontait, sauf si c’était déjà marqué dans leur carnet magique, et encore !!!

Et comme par ailleurs ses mains n’écoutaient jamais ce que son esprit lui conseillait, il vit qu’il avait ouvert le sac à malice qui baillait aux corneilles.

En premier lieu, il trouva une sorte d’écharpe qui sentait très bon, les blancs se parfumaient toujours beaucoup et c’était tant mieux car au réveil, ils devaient avoir une odeur fade, un peu écoeurante.

Venait ensuite, un joli stylo tout en métal attaché à  un carnet de cuir et ciselé d’arabesques en argent et comme Rrené avait retenu quelques leçons de lecture apprises voici bien longtemps déjà, il se promit de lire cela à tête reposée.

Au fond du sac, un gros portefeuille bourré de cachettes qui contenaient toutes quelque chose : dans l’une des photos, dans une autre des papiers divers, ailleurs encore, des billets et dans la dernière fermée par un bouton pression, des pièces comme il n’en avait jamais vues ; de toutes les formes, de toutes les couleurs, de tous les montants mais même si le gamin ne savait vraiment compter que jusqu’à 10 là, il en était sûr, il y avait une somme considérable.

Sur les billets, figuraient en toutes lettres la mention : « francs CFA » suivie de différents chiffres : 10-20-50-100 ce qui lui rappelait vaguement que 20 était plus grand que 10 et que cent dépassait tous les autres d’une bonne tête.

S’il avait pu, il serait bien retourné au village pour demander au sorcier,  et le montant de sa fortune, et ce qu’il pouvait s’acheter avec tout cela mais le vieux, malgré sa sagesse légendaire, était bien capable de le saouler de mots débités à vive allure, rendant incompréhensible ce qu’il disait pendant qu’il lui subtiliserait l’argent et le portefeuille ne lui laissant même pas les photos.

Le mieux était donc de se fier à son intelligence ou a défaut, à son instinct et décider tout seul de ce qu’il convenait de faire, étant bien entendu qu’il était exclus de rendre quoi que ce soit à qui que ce soit.

Mais c’est alors qu’un autre problème surgit et pour lequel il devait trouver la solution au plus vite : s’il se présentait chez un commerçant et qu’il paie avec une infime partie de son trésor, celui-ci se demanderait où il avait eu cet argent, lui poserait des tas de questions auxquelles il serait bien incapable de répondre et comme les blancs, il penserait que cette fortune était volée et par conséquent qu’il pouvait se l’approprier à son tour, ceci afin de débarrasser la société d’une petit voleur de bas étage.

Une seule solution s’imposait alors : faire la manche près de l’épicerie et si par chance, il récoltait quelques pièces, au vu de tous, il pourrait alors acheter de quoi se sustenter sans attirer l’attention pour autant, après quoi, on verrait bien.

Ce qui fut pensé fut fait et c’est ainsi qu’il put échanger les quelques pièces reçues en aumône contre un gros sandwich au poulet et un coca bien chaud mais qui pétillait encore.

La journée était maintenant bien avancée et la question était de savoir où aller dormir.

D’habitude il ne se posait pas la question mais comme il avait un trésor à protéger et éventuellement à défendre, il ne pouvait pas se permettre d’aller n’importe où. Après avoir passé en revue tous les endroits qu’il connaissait, il n’en restait qu’un qui avait sa préférence bien qu’il n’y soit jamais allé : l’église.

D-ieu, il en avait entendu parler mais on lui avait raconté tellement de choses contradictoires qu’il avait bien essayé de démêler le faux du vrai mais n’y étant pas arrivé, il avait décidé, comme pour tout ce qu’il ne comprenait pas, de ne plus s’en occuper mais là, il lui fallait quand même savoir où il allait mettre les pieds (et son trésor).

En Afrique, les églises de villages  ne ressemblent pas du tout au sacré cœur de Montmartre, ce sont bien souvent des baraques en bois qui se fissurent de partout, des bancs et non des chaises, des bénitiers qui fuient de partout et des petites boites dans lesquelles on entre pour raconter sa vie (sans rien oublier) après quoi, le curé donne une punition pour tous les péchés commis et quand on sort de l’édifice, on peut  recommencer jusqu’à la prochaine confession.

Donc petit Rrené en avait conclu qu’on pouvait faire n’importe quoi tout le temps qu’on le racontait ensuite.

Le curé était un vieux bonhomme un peu voûté, myope depuis des lustres et qui  marchait en dodelinant  de la tête. L’enfant ne le connaissait pas vraiment mais il l’avait vu souvent parler aux adultes, caresser la tête des enfants, et surtout faire un signe cabalistique qui semblait vouloir dire : allez va ! je t’ai pardonné.

Il n’était pas installé depuis longtemps sur un des bancs du fond que le vieil homme s’approcha de lui :

-bonsoir petit, comment vas-tu ?

– ça va monsieur

-on ne dit pas monsieur mais « mon père »

-mais vous n’êtes pas mon papa

– non mais c’est quand même comme ça qu’on dit. Que veux-tu ? tu as des problèmes ?

-non, enfin si, au fond je ne sais pas c’est vous qui allez me le dire

-je t’écoute :

– voilà ! je ne sais pas ou dormir

– et où dors-tu d’habitude ?

– ben ça dépend

– ça dépend de quoi ?

– de plein de trucs

Et tout à coup, il ne comprit pas pourquoi mais il sentit un irrépressible besoin de parler à ce grand père et de lui raconter son secret, alors, il parla.

Il avait tout raconté d’un trait. Il ne savait pas s’il avait été bien clair mais il se sentait mieux tout à coup comme si son secret qui, au départ pesait une tonne, avait diminué de moitié. Il n’osait pas regarder le vieillard qui, pour l’instant ne disait rien.

-Ecoute petit, quand on trouve quelque chose d’aussi important que le sont des papiers, des photos et de l’argent, on doit tout faire pour retrouver le propriétaire

– ah ben ça non alors, je l’ai trouvé dans une poubelle et ce n’est pas moi qui l’y ai mis

– Mais D-ieu lui, a tout vu et c’est lui qui te demande de restituer tous ces documents à son propriétaire,

– D-ieu n’a rien vu du tout, vu qu’ il n’était pas auprès des poubelles à ce moment là

– Il y était, mais tu ne l’a pas vu

– comment vous le savez ?

– Parce que D-ieu est partout !

– donc en ce moment il est auprès de nous ?

– oui !

– alors qu’il le dise qu’il a tout vu !

– D-ieu ne nous parle pas à nous, il parle à notre conscience

– c’est qui celle-la ?

– une petite voix qui parfois te dit ce que tu dois faire et que tu n’écoutes pas toujours.

c’ est vrai que souvent, il entendait quelque chose lui parler et lui donner des conseils mais comme en général il n’aimait pas ce qu’il entendait, il faisait comme si il n’avait rien entendu.

-Ecoute, reprit le curé, tu vas d’abord aller te reposer et demain, quand tu te réveilleras, nous reparlerons de tout cela et essayerons de trouver la meilleure solution pour toi et pour ces gens qui doivent chercher leur bien tout en désespérant de le retrouver.

A vrai dire, il tombait de sommeil car des émotions pareilles, ça fatigue vraiment et il ne mit pas plus de cinq minutes pour s’endormir, son trésor bien caché sous sa chemise, retenu prisonnier par ses deux bras qui ne le lâchaient pas d’une semelle.

 

Tôt le lendemain matin, il se réveilla en pleine forme car il avait dormi comme un loir et son trésor était toujours là, c’est alors qu’il sentit l’odeur d’un bon café que le vieux curé avait préparé pour lui.

Dans la sacristie, la table était mise et trônaient, bien en vu, de belles tartines beurrées comme il n’en avait pas vues depuis longtemps.

-Approche gamin et viens manger.

Un peu inquiet de la suite, « petit  Rrené » décida que quoi qu’il arrive, il valait mieux avoir le ventre plein c’est pourquoi, il enfourna à la suite les unes des autres, toutes les tartines qui se trouvaient dans l’assiette, il but aussi d’un trait, le bol de café bien sucré et…. Il attendit.

-Alors ! as-tu réfléchi à ce que je t’ai dit questionna le prêtre ?

– non pas vraiment mais ce que j’ai trouvé est à moi !

– mais tu sais bien qu’en fouillant un peu, on risque de trouver des indices qui vont nous mettre sur les traces des propriétaires de toutes ces choses et là, tu diras quoi ?

-qu’on n’a qu’a pas regarder ce qui est écrit sur les papiers ! si vous voulez, on prend les billets et les pièces et je peux aller jeter de nouveau ce sac, dans la poubelle du marché ; comme ça, ça va ?

– non pas vraiment car ta conscience, elle, ne pense pas comme toi,  les consciences disent toujours la vérité.

-ah ! parce qu’on en a plusieurs maintenant ? 

– non mais toi et moi en avons une donc je sais ce que la mienne me dit.

– elle ne vous a jamais menti ?

-non jamais ! mais parfois elle m’a bien embêté et lorsque je ne l’ai pas écoutée, je m’en suis mordu les doigts

Portant ces doigts à sa bouche, il essaya cette technique mais à par la douleur qu’il ressentit, il n’était pas plus avancé.

-Alors qu’en penses tu de mon idée : on met tout ce que ce sac contient sur la table, on sépare l’argent du reste, et comme si nous étions des détectives, on voit si on a des traces des propriétaires et si on ne trouve rien, alors le tout sera à toi.

– la fin de la phrase plaisait beaucoup à « Petit Rrené » qui alors adressa une prière muette au D-ieu des aveugles, pour que celui-ci les aide dans leurs recherches.

 

Le curé était un très brave homme qui comprenait fort bien le désir que  l’enfant  avait de garder ce qu’il  avait trouvé alors, lui aussi adressa une prière muette  à son D-ieu, lui demandant de subtiliser, l’espace d’un instant, à sa vue, les documents fournissant des preuves de leur appartenance, qu’au moins sa myopie serve à quelque chose de positif pour une fois, après quoi, il les étala sur la table mais avant de commencer ses recherches, il se posait une question : comment se pouvait il que quelqu’un ait pu jeter un sac contenant tant de choses ? Soit il s’agissait d’un voleur, auquel cas il aurait au moins pris l’argent avant de se séparer du reste, ou bien  c’était une vengeance à l’encontre de cette famille et là, ce sont les documents qui auraient dû disparaitre.

 

Etalées devant lui, des photos et  le calepin. Sur les premières apparaissaient un joli bambin d’environ trois ans aux yeux bleus et aux cheveux blonds bouclés et une femme, sûrement la maman, très belle et semblant heureuse. Puis venait le calepin dont les pages étaient toutes recouvertes d’une écriture fine, élégante  et appliquée.

Des mots  avaient été jetés ça et là sans pour autant former des phrases compréhensibles, des dates aussi y figuraient, quelques nombres,  qui auraient pu être des numéros de téléphone mais pour le détective qu’il n’était pas, tout ceci ne semblait pas vouloir le mener bien loin alors, cherchant de l’aide là où il espérait ne pas en trouver, il murmura : Mon D-ieu, mon D-ieu êtes vous toujours à mes côtés ? et n’obtenant aucun signe, il en déduisit que D-ieu devait être occupé ailleurs.

« Petit Rrené » lui, avait essayé de  comptabiliser sa fortune mais voila ce qui  arrive quand, au lieu de s’appliquer à l’école, on baille aux corneilles, on est incapable de savoir combien on possède et comment savoir si celui qui comptera à votre place ne vous mentira pas  en énonçant une fausse somme dont vous êtes le détenteur. Il se rendait compte aussi que le fait d’être riche créait de gros problèmes qu’on n’avait pas quand on était pauvre comme Job ce qui ne voulait pas encore dire que sans rien, on n’était plus heureux qu’avec beaucoup  mais………………..

Les investigations premières étant pour l’instant dans l’impasse, l’homme et l’enfant firent une pause  devant un autre café agrémenté de « petits beurre » bien bons ma foi, chacun espérant que l’autre avait quelque chose à annoncer, mais devant ce silence assourdissant, les deux humains retournèrent à leurs pensées.

 

Le temps avait passé, les recherches pour retrouver les possesseurs des trésors de Petit Rrené étaient restées infructueuses. Il y avait bien eu cet article dans la presse, consultée à la bibliothèque nationale, qui relatait un terrible accident d’avion survenu des années auparavant et dans lequel de nombreuses personnes, dont des français, y avaient laissé la vie mais la piste s’était arrêtée là et au fond, Le père Grégoire n’avait pas voulu chercher plus loin, comme par exemple décortiquer les renseignements contenus dans les divers papiers placés dans une des poches du portefeuille car, il le pressentait, cette trouvaille était un petit clin d’œil de l’Eternel, pour donner une chance à Petit Rrené de sortir de sa misère.

Le gamin lui était toujours à la cure. Il aidait le curé dans ses petites tâches quotidiennes, et quand il  avait le temps, le prêtre réapprenait à l’enfant à lire et à écrire et ma foi, il était assez doué le petit quand il voulait bien s’en donner la peine.

Ils avaient fait un pacte tous les deux : la cagnotte resterait cachée tout le temps qu’aucun indice n’obligerait à la déterrer et plus tard, beaucoup plus tard, elle servirait à donner un petit coup de pouce au jeune garçon, quand celui-ci saurait ce qu’il voudrait faire de sa vie.

Petit Rrené avait accepté le deal et  constatait avec plaisir que c’était bien agréable de pouvoir faire confiance à quelqu’un . Et puis, il aimait bien l’église, ses odeurs d’encens, sa fraîcheur et aussi ce qui y rôdait de mystérieux. Par contre, avant d’enterrer le précieux magot, il avait subtilisé  l’écharpe qui sentait si bon, ainsi que la photo de la jolie blanche et parfois le soir, il la prenait  dans le creux de sa main et lui parlait comme à une amie et des fois  même….. elle lui répondait mais sa voix venait de si loin qu’il entendait mal ce qu’elle lui disait ; une fois il lui avait semblé ouïr un mot qui revenait sans cesse : file, ou bien phil, ou encore fils mais il n’était sûr de rien.

 

Le temps passait, « petit  Rrené grandissait », le curé vieillissait, la vie apportait de temps en temps son lot de surprises, de joie, de méprise ou de peine mais D-ieu devait sûrement veiller à ce que rien ne change afin que les humains sachent ce qu’ils avaient à faire, quand et comment le faire. L’Afrique sommeillait comme à son ordinaire.

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Lorsque Philippe émergea de son profond sommeil, il lui fallut quelques minutes pour comprendre  que tout ce qui avait peuplé sa nuit n’était qu’un rêve mais qui était donc ce « petit Rrené » ? qu’avait il à voir avec lui ? sa vie ? son destin ?

Comme à l’accoutumé, sa première pensée fut pour cette mère qu’il avait perdue alors qu’il était enfant, lors d’un crash  qui la ramenait en France, après un long séjour en Afrique et qui ne vivrait pas son succès de ce jour dont pourtant elle serait si fière.  Il l’avait attendue si longtemps cette maman adorée dont le visage s’était peu à peu estompé de sa mémoire. Plus tard il avait voulu entreprendre des recherches pour mieux comprendre ce qui était arrivé mais il n’avait abouti à rien, manquant de trop de détails et de preuves.

 

Au fond de lui, il savait pourtant que parfois, les rêves sont porteurs de messages, souvent déformés mais qui aident à découvrir pour mieux comprendre,  le sens qu’on doit donner à sa vie mais insouciance du moment ou paresse, peut-être même les deux, Philippe, le beau blond aux yeux bleus, le brillant commercial bientôt promu au poste d’adjoint du PDG décida de remettre à plus tard ses recherches.

Il sauta du lit et se prépara à vivre une des plus belles et prometteuses  journées de sa vie.

Pourtant, s’il avait su………

Mais ne dit-on pas que la chance frappe toujours deux fois ?

 Yaël

L’animal méchant par excellence

Arthur Schopenhauer

« Gobineau, dans son livre sur les Races humaines, a nommé l’homme « l’animal méchant par excellence », jugement qui soulève des protestations, parce qu’on se sent atteint par lui; il a néanmoins raison. L’homme est en effet l’unique animal qui inflige des douleurs aux autres sans but déterminé. Les autres animaux ne le font jamais que pour apaiser leur faim, ou dans l’ardeur de la lutte. On répète toujours que le tigre tue plus qu’il ne mange ; il n’égorge toutefois qu’avec l’intention de se repaître, et c’est le cas de dire, en employant l’expression française, que « ses yeux sont plus grands que son estomac ».
Aucun animal ne torture uniquement pour torturer ; mais l’homme le fait, et ceci constitue le caractère diabolique, infiniment pire que le caractère simplement bestial. Il a déjà été question de la chose en grand ; elle n’est pas moins évidente en petit, comme chacun a l’occasion quotidienne de l’observer. Par exemple, deux jeunes chiens jouent ensemble, spectacle pacifique et charmant. Un enfant de trois à quatre ans arrive, et ne manque guère de les frapper aussitôt de son fouet ou de son bâton, montrant ainsi qu’il est déjà « l’animal méchant par excellence ». Les si fréquentes taquineries sans but et les mauvaises plaisanteries découlent aussi de cette source. Vient-on, je suppose, à exprimer son mécontentement au sujet d’un dérangement ou de tout autre petit désagrément, il ne manquera pas de gens qui vous les imposeront uniquement pour cette raison : animal méchant par excellence ! Ceci est tellement certain, qu’on doit se garder de manifester son déplaisir de petits ennuis ; et même, à l’inverse, sa satisfaction de petites choses. Dans ce dernier cas, les gens feront comme ce geôlier qui, ayant découvert que son prisonnier était parvenu, avec beaucoup de peine, à apprivoiser une araignée et y trouvait un grand plaisir, l’écrasa sur-le-champ : animal méchant par excellence !

Voilà pourquoi tous les animaux craignent instinctivement l’aspect et même la trace de l’homme, de « l’animal méchant par excellence ». En cela l’instinct ne les trompe pas : l’homme seul, en effet, fait la chasse à la proie qui ne lui est ni utile ni nuisible. »
(Ethique, Droit et politique – Arthur Schopenhauer – 1851)

  « SILENCE, ON SOUFFRE ! »

« Pitié pour la condition animale » Armand Farrachi

« N’ayons pas peur des mots : la France est couverte de camps de concentration et de salles de torture. Des convois de l’horreur la sillonnent à tout instant et en tous sens. Pour cause d’élevage intensif, les fermes, devenues des «exploitations», se sont reconverties en centres de détention à régime sévère, et les «fillettes» de Louis XI passeraient pour de véritables hangars face aux dispositifs où l’on enferme des créatures que la nature avait conçues pour la lumière, pour le mouvement et pour l’espace.

En France, 50 millions de poules pondeuses -à qui l’on a souvent tranché le bec au fer rouge- sont incarcérées à vie dans des cages minuscules où elles ne peuvent ni dormir ni étendre les ailes, mais seulement absorber une nourriture éventuellement issue de fosses septiques et de boues d’épuration… Les truies sont sanglées jour et nuit dans des stalles qui leur interdisent toute espèce de mouvement, et ce pendant deux ans et demi… Des veaux de 145 kg sont enchaînés dans l’obscurité en cases de 0,81m… Des poulets, dits «de chair», ont les flancs si hypertrophiés que leurs os ne les portent plus et qu’il leur est impossible de se déplacer. Au moyen d’un tube de 40cm enfoncé dans l’oesophage, des appareils pneumatiques font avaler chaque jour 3kg de maïs brûlant (l’équivalent de 15kg pour un humain) à des canards et à des oies immobilisés dans des «cercueils» grillagés, puisque, de toute façon, ils ne peuvent plus se tenir debout. Pour finir cette existence qui a surtout le mérite d’être brève, beaucoup seront transportés dans des conditions effroyables, entassés sans nourriture, sans soins, sans eau, au cours de voyages proprement étouffants, interminables et souvent fatals. Qui a vu cela ne l’oublie plus jamais.

En Chine, où il est courant d’ébouillanter et d’écorcher vifs les animaux, des ours sauvages sont enfermés jusqu’à ce que mort s’ensuive dans des cages où ils ne peuvent pas même s’asseoir et où ils perdent jusqu’à l’usage de leurs membres. Une sonde est en permanence enfoncée dans leur foie pour y prélever la bile, utilisée en médecine traditionnelle. En Occident, la «communauté scientifique» fignole des animaux d’un genre nouveau : sans poils ni plumes ni graisse, aveugles et dotés de quatre cuisses, manifestement conçus pour le bonheur au grand air ! Il serait long, et pénible, de multiplier les exemples.

Pour ces millions, pour ces milliards d’animaux, le simple fait de vivre, depuis la naissance jusqu’à la mort, est un supplice de chaque seconde, et ces régimes épouvantables leur sont infligés pour des raisons si mesquines qu’on a peine à croire que des êtres humains puissent s’en prévaloir sans honte : une chair plus blanche, quelques centimes gagnés sur un oeuf, un peu de muscle en plus autour de l’os. «Cruelles friandises», disait Plutarque .

Quant aux animaux sauvages, pour n’en dire qu’un mot, on se doute qu’ils ne sont guère épargnés par le piège, le fusil, le poison, le trafic, la pollution ou la destruction de leur habitat. 8 500 espèces de vertébrés sont menacées d’extinction à court terme. L’homme est seul responsable de cette extermination qui ne peut être comparée qu’aux extinctions massives du mésozoïque. Au Cameroun, les grands singes sont actuellement victimes de ce qui mérite pleinement d’être appelé une destruction systématique, comparable à une sorte de génocide. Et, dans le domaine de la protection des animaux sauvages, ce n’est certes pas la France qui pourra donner des leçons, elle qui montre tant de zèle à légaliser le braconnage.
A quelle horreur veut-on nous préparer en appelant «sensiblerie» ou «zoophilie» toute compassion à l’égard de la condition animale ? »
Armand Farrachi

Vous joindre à nous sera un plaisir pour vous.

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Connaissez vous Annie Guiot ? non, eh bien c’est une erreur  qu’il faut réparer. https://www.facebook.com/annie.guiot.9

Pourquoi je vous parle d’elle ? parce que, comme beaucoup d’autres d’ailleurs, c’est une femme formidable qui s’investit à fond dans ce qu’elle sait si bien faire : « la protection animale »

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Elle soutient une association :   https://www.facebook.com/paterne.bushunju

située en République du Congo et il est facile de comprendre que là-bas, les animaux y sont encore plus mal lotis qu’ailleurs et que tout est à faire pour leur assurer un minimum afin de survivre.

En très peu de temps et avec la générosité de femmes qui, comme moi ont découvert ce site :

-le bail a été renouvelé pour avoir « où se poser »

-quelques structures faites de récupérations et de dons ont vu le jour pour créer un semblant de refuge digne de ce nom.

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– des caisses ont été ouvertes pour fournir mensuellement la nourriture qui, si elle n’est pas encore au top, permet au moins de remplir les ventres des affamés

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– d’autres caisses ont été créées pour permettre soins et opérations les plus urgents

 

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– des niches sont achetées par les amoureux des animaux pour permettre de passer la saison des pluies au sec.

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– Les parrainages arrivent et déjà un bon nombre de poilus sont soutenus par des marraines de cœur.

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– Sur place, un personnel local se dévoue pour entretenir le refuge du mieux possible et les photos reçues prouve la qualité de l’engagement de chacun.

 

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Au train où vont les choses, il ne fait aucun doute que les bonnes nouvelles vont continuer à affluer car quand un groupe a décidé de tout mettre en œuvre pour réussir, il est impossible d’échouer.

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Alors, si vous chercher un projet dans lequel investir quelques euros par mois, si vous souhaitez connaître la joie de participer à une action qui vous apportera une grande satisfaction, c’est ici que vous devez :

-vous arrêter un instant,

-vous faire connaitre,

– vous joindre à nous pour aider encore plus et encore mieux les « sans voix » poilus ou moustachus qui n’ont que nous pour connaître le bonheur d’être aimés.

J’AI SAUVÉ UN ÊTRE HUMAIN AUJOURD’HUI !

 

 

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Ses yeux ont rencontré les miens alors qu’elle marchait le long du couloir en regardant avec appréhension les différentes cages. J’ai ressenti immédiatement son manque et j’ai su que je devais l’aider ;

J’ai remué ma queue, pas d’une manière trop exubérante pour ne pas l’effrayer. Quand elle s’est arrêtée  devant mon enclos, j’ai masqué à sa vue le petit accident que j’avais eu au fond de ma  cage. Je ne voulais par qu’elle sache que je n‘étais pas sorti aujourd’hui ; parfois, les employés du refuge sont tellement débordés et je ne voulais pas qu’elle pense du mal d’eux.

Elle a lu ma fiche d’identité et j’espérais qu’elle ne  serait pas trop triste à cause de mon histoire. Je n’ai que le futur à envisager et je veux être utile dans la vie de quelqu’un.

Elle s’est mise à genoux et a fait des petits bruits de bisous vers moi. J’ai frotté mon épaule et le côté de ma tête vers les barreaux afin de la consoler. Ses doigts m’ont doucement caressé le cou. Elle semblait désespérément rechercher une compagnie. Une larme a coulé de sa joue et j’ai levé ma patte pour lui assurer que tout irait bien.

Très vite la porte de ma cage s’est ouverte et son sourire était si radieux que j’ai sauté dans ses bras sans attendre.

Je lui ai promis de prendre soin d’elle
Je lui ai promis d’être toujours à ses côtés,
Je lui ai promis de faire tout ce que je pourrais afin de voir ce sourire rayonnant et ces yeux pétillants sur son visage.

J’ai eu tellement de chance qu’elle traverse mon couloir, il y en a tellement dehors qui ne sont jamais venus dans ces couloirs. Tellement à sauver encore. Au moins j’en aurai sauvé une.

J’ai secouru un être humain aujourd’hui

(Texte de Janine Allen, traduit du texte original en anglais « I rescued a human today)