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Un peu d’histoire n’a jamais fait de mal à personne

 

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Pourquoi dit-on « attendre 107 ans » ?

Cette expression date du Moyen-âge à Paris. Elle fait référence au nombre d’années nécessaires à la construction de la cathédrale Notre-Dame.

Même si les historiens ne sont pas tous d’accord sur les dates exactes il est généralement acquis que les travaux pharaoniques pour l’édification du monument commencèrent en 1163 pour s’achever plus d’un siècle plus tard, 107 ans pour être précis, en 1270. Non seulement des ouvriers passèrent toute leur vie sur le chantier mais plusieurs générations s’y succédèrent.

Les Parisiens durent donc faire œuvre de patience face cette entreprise interminable. Ainsi serait née l’expression désormais entrée dans le langage courant dès lors qu’un individu s’agace d’une longue attente.

A noter que dans l’ensemble des pays de l’Europe de l’Ouest, les XIe et XIIe siècles voient une croissance considérable des populations urbaines. Celle de Paris passe de 25 000 habitants en 1180 à 50 000 vers 1220, ce qui en fait une des plus grandes villes d’Europe. Dès lors les églises existantes deviennent trop petites pour accueillir tous les fidèles. Et l’on voit naitre un peu partout en France de nouveaux chantiers de construction d’églises.

https://www.grands-meres.net/attendre-107-ans/?utm_source=a7emailing&utm_medium=email&utm_campaign=gm

 

 

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Boui-boui – Café ou restaurant de piètre qualité –

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C’est en l’année 1854 que ce mot parut pour la première fois dans une œuvre littéraire,Paris anecdote, un petit volume écrit par Alexandre Privat d’Anglemont (1815-1859), et voici les lignes de la page 34, où il se trouve :

« Les impresarii des marionnettes y établissent leurs quartiers généraux. Ceux-ci ont importé toute une industrie dans la rue du Clos-Bruneau. Ils y font vivre toute une population qui rappelle de loin certains personnages des contes fantastiques d’Hoffmann.

Elle est toute employée à la fabrication des fantoccini. Il y a d’abord le sculpteur en bois qui fait les têtes… A côté de lui se trouve l’habilleuse qui fait les costumes… Puis viennent les cordonnières, celles qui font les souliers de satin pour les marionnettes danseuses et les bottes en chamois pour les chevaliers…

Enfin, le véritable magicien de ce monde, celui qui ensecrète les bouisbouis.

Ensecréter un bouisbouis consiste à lui attacher tous les fils qui doivent servir à le faire mouvoir sur le théâtre : c’est ce qui doit compléter l’illusion. »

Or, une fois connue comme synonyme de marionnette, l’expression de bouisbouis aura été employée par quelque auteur de revue dramatique qui, au lieu de dire : un théâtre à marionnettes, aura dit pour rajeunir son style, un théâtre à bouisbouis et, par ellipse, un bouisbouis, absolument comme on dit tous les jours, familièrement, un guignol, pour un théâtre analogue à celui de Guignol, aux Champs-Élysées. la suite ci-dessous :

http://www.france-pittoresque.com/spip.php?article12934

Un peu de grammaire

Accueil » Actualités » Pour ne pas se tromper : accord du participe passé devant un infinitif

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Le 09 aoû 2017

Pour ne pas se tromper : accord du participe passé devant un infinitif

Cet été, on prolonge les leçons de grammaire pour les auteurs les plus assidus. Il y en a, car l’audience ne fléchit pas durant ce mois d’Août, alternant canicule et averses. Le plus passionnant, c’est qu’Elen Brig Koridwen soulève des questions que nombre d’entre nous ne nous sommes (presque) jamais posées. La grammaire, sa rigueur et son exigence peuvent être aussi un jeu. Astuces et raccourcis suppléent parfois aux longues leçons ardues. Merci des tuyaux…

Trouver des astuces pour résoudre les difficultés de la grammaire

Bonjour, ami(e)s auteurs ! Me revoici parmi vous avec un petit billet de la série « Pour ne pas se tromper ». Cette fois, comme je vous l’avais promis, il portera sur l’accord du participe passé devant un infinitif.

En guise d’introduction, je vous propose un petit texte à vocation mnémotechnique : « Après s’être vue échouer, elle s’est vu critiquer. Elle s’est sentie rougir mais ne s’est pas fait manipuler, ni laissé influencer. »
Aaargh, ça commence mal, s’exclameront certains d’entre vous. Au nom de quelle règle tordue doit-on écrire « vue échouer », mais « vu critiquer » ? Ne vous sauvez pas déjà ! Je vous rassure, c’est très facile.

1) Le participe passé S’ACCORDE lorsque le sujet de la phrase accomplit l’action du verbe à l’infinif.

Inutile de courir chercher une poche de glace pour votre pauvre crâne, car en vérité, c’est d’une simplicité lumineuse :
« Après s’être vue échouer » : c’est la personne qui échoue/échouera, elle est donc le sujet de ce verbe → « vue » s’accorde avec le sujet, féminin singulier.
D’autres exemples ? Oui-da ! En voici à foison, messeigneurs et gentes dames :
« Cette blague-là, je l’ai sentie venir. » (c’est la blague qui arrive)
« La comédie que j’ai vue se dérouler » (c’est la comédie qui s’est déroulée)
« Les mères s’étaient parfois entendues mentir à leurs enfants. » (ce sont les mères qui ont menti)

Bien entendu, cette règle s’applique même si la personne/l’animal/la chose qui accomplit l’action du verbe à l’infinitif est représenté(e) par un pronom :
« Julie est là. Je l’ai entendue arriver. »

Une petite martingale pour savoir si le sujet accomplit bel et bien l’action ?

ASTUCE n° 1 : Chaque fois que vous pourriez intercaler « en train de » avant le verbe à l’infinitif, accordez d’office.

« Ma sœur s’était imaginée (en train de) réussir. »

2) Le participe passé NE S’ACCORDE PAS lorsque le sujet de la phrase n’accomplit pas l’action du verbe à l’infinif.

« Ce jour-là, elle s’est vu critiquer et ne l’a pas supporté » : ce n’est pas la personne qui s’autocritique, elle n’est donc pas le sujet de ce verbe → « laissé » ne s’accorde pas.
N’est-ce pas limpide ? Autres exemples :
« La comédie que j’ai vu jouer » (ce sont les acteurs qui la jouent)
« Les professeurs s’étaient parfois entendu mentir. » (Ce ne sont pas eux qui mentent)

D’autres trucs utiles à glisser dans votre boîte à outils ? Mais comment donc ! Servez-vous :

ASTUCE n° 2 : Chaque fois que vous pourriez ajouter « par (quelqu’un/quelque chose) » après le verbe à l’infinif, ne vous posez aucune question : n’accordez pas, un point c’est tout.

« La mélodie que j’ai entendu chanter. » (sous-entendu : « par les choristes, un passant, etc »)

Pour finir, les prétendues exceptions qui tuent.
On vous dira : Le participe passé du verbe faire (ou se faire) devant un infinitif ne s’accorde jamais.
Mais ça tombe sous le sens, puisque « se faire (donner, remarquer, avoir, tromper, avoir, etc) » implique que c’est forcément quelqu’un d’autre qui accomplit l’action du verbe à l’infinitif. Il ne s’agit donc pas d’une règle d’exception.
« Vous n’aurez plus à redouter de vous être fait critiquer. »

On vous dira aussi : Les participes passés : laissé, permis, pensé, espéré, voulu, cru, pu, su, dû, dit, affirmé, confirmé, eux non plus, ne s’accordent jamais.
Eh oui, l’abominable « Je me suis permise de dire » est ultra-fautif ! (Tiens, là encore je soulage ma vessie – que voulez-vous, à mon grand âge, on devient incontinent… 😉 – sur la réforme de l’orthographe, qui veut supprimer le trait d’union après « ultra » ; suppression parfois heureuse, mais parfois malvenue. )

Exemples avec ces fameux verbes :
« Ils se sont laissé grossir. »
« La catastrophe s’est confirmé découler de leur imprudence. »
En l’occurrence, c’est bien le sujet qui fait l’action. Serions-nous en présence d’une authentique règle d’exception bien vénéneuse, du genre que sécrète traîtreusement notre langue bien-aimée ? (Comme toute maîtresse qui doit se mériter, elle n’aime pas nous laisser mollir, c’est indéniable…)
Eh bien pas cette fois-ci, mesdames et messieurs. Car vous remarquerez que l’on ne peut pas appliquer à ces exemples l’astuce n° 1 : intercaler « en train de… ».

La seconde règle d’exception est donc également inutile, et je ne l’ai mentionnée que parce qu’elle figure sur quelques sites patentés – où « confirmé » était omis, soit dit en passant, ainsi peut-être que d’autres exceptions. Mais ce n’est pas grave, puisque nous disposons de l’outil adéquat pour savoir s’il faut accorder ou non.
Bref, il n’est pas nécessaire d’apprendre par cœur cette liste d’exceptions pour éviter de vous tromper.

Mon conseil : Ne vous occupez pas des exceptions, de l’auxiliaire être ou avoir, du COD, des verbes réfléchis, ni de toutes les finasseries dont abusent les sites compétents pour vous expliquer les règles – sites qui militent sans le savoir pour la réforme susdite, tant leurs formules alambiquées feraient tourner en bourrique le plus aguerri des académiciens.

Dégainez directement l’astuce n° 1 : « en train de… ». Si ça colle, accordez le partipe passé ; dans le cas contraire, ne l’accordez pas.
Avec ce petit outil dans votre poche, vous êtes sûr(e)s de trouver la lumière dès l’entrée du tunnel.

Remarque : On peut néanmoins, si on le souhaite, prendre en compte UNE exception qui n’en est pas vraiment une.
Avant la réforme de l’orthographe, il y avait des cas où l’accord après « laissé » était justifié : « Elles se sont laissées grossir/maigrir, etc », « Elle s’est laissée croire/imaginer que… », « Ils se sont laissés aller/dépérir, etc »…
Dans ces cas-là, en effet, le sujet accomplit bel et bien l’action du verbe à l’infinitif. Pourtant, l’astuce « en train de… » ne fonctionne pas : on ne se laisse pas « en train de grossir ».

En revanche, vous pouvez utiliser cette

ASTUCE n° 3 : Si vous avez un doute sur l’accord avec « laissé », remplacez-le par « autorisé(e/s) à… » : « Elles se sont autorisées à grossir, à croire, à dépérir… ». Si la phrase est cohérente, c’est que vous êtes en droit d’accorder selon l’ancienne manière.

Vous avez donc le choix : soit vous simplifier la vie en appliquant la réforme (facultive, je le répète) qui recommande de ne plus jamais accorder « laissé » ; soit employer « autorisé à » pour voir si ça sonne juste, et dans ce cas, faire comme moi : uriner joyeusement sur ladite réforme, qui a le tort de faire table rase de jolies nuances de notre langue.

Vous voyez, ça avait l’air compliqué, mais en fin de compte : même pas mal ! Moralité : comme bien souvent, les réformateurs sont partis du principe que nous serions trop ballots pour nous en sortir, et ont simplifié quelques cas sans véritable nécessité. CQFD (« Ce Qu’il Fallait Démontrer » – traduction pour les non-matheux, lesquels sont légion parmi les auteurs).

À l’avenir, mes ami(e)s, vous pourrez vous offrir le luxe d’accorder à bon escient…
Bonnes corrections à toutes et à tous, et à la semaine prochaine pour le prochain billet sur la réécriture !

Elen Brig Koridwen

 

http://www.monbestseller.com/actualites-litteraire/7972-pour-ne-pas-se-tromper-accord-du-participe-passe-devant-un-infinitif?sstc=u13168nl7983

 

 

 

Le syndrome de la chèvre

 

 

Un petit truc de rien du tout : 

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Le Syndrome de la Chèvre….
« oui maiiis »
« Mais Mais Mais »….
LE parasitage mental suprême… celui qui bloque tout en vous et forcément tout autour de vous…
La solution ?
l’inversion du « Mais », je m’explique, tout ce qui à AVANT le « mais » perd de sa valeur face à ce qu’il y a APRÈS le « mais.

Exemple : « Je suis contente d’être là mais je suis fatiguée » – « Je suis fatiguée mais je suis contente d’être là »….

Essayez vous verrez, de vous même vous allez voir la différence …

https://www.facebook.com/pages/Sur-le-chemin-de-la-sagesse/268402253199819

L’expression du jour : Se faire appeler Arthur

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Se faire appeler Arthur – Se faire gronder, réprimander.

Origine

Il existe deux hypothèses pour expliquer l’origine de cette expression :

La première est amusante, mais pas obligatoirement juste. Elle daterait de la seconde guerre mondiale.

Dans la France occupée, à certaines périodes de l’année, le couvre-feu commençait à vingt heures [1], soit huit heures du soir.
Les patrouilles allemandes chargées de son application avaient pour habitude de prévenir les retardataires en leur indiquant leur montre et en leur disant « Acht Uhr ! », ce qui, dans la langue de Goethe, veut dire « Huit heures ! » et se prononce à peu près comme ‘artour’.

Comme, de l’entente de ‘artour’ à l’écoute de ‘Arthur’, il n’y a qu’un pas quand on ne comprend rien à l’allemand, on imagine bien le pauvre gamin qui rentrait chez lui après s’être fait sermonner par le chef de patrouille, se plaindre non seulement de s’être fait gronder, mais en plus de s’être fait appeler Arthur alors qu’il s’appelait Julien.

La seconde explication est incomplète.
L’expression daterait de 1920 et serait liée à l’argot où un arthur désignait un proxénète, sans qu’on sache vraiment pourquoi.
On disait aussi « se faire appeler Jules » (qui avait la même signification, en argot).
Malheureusement, rien n’indique pour quelle raison ces deux prénoms ont été utilisés de manière ironique dans ces deux expressions similaires.

[1] Mais l’heure était dépendante de celle de la tombée de la nuit, un des buts étant que les lumières nocturnes ne soient pas repérables par l’aviation.

 

Extrait de Expressio

Sans dessus – dessous

Sans dessus dessous dans les évènement qui font l'histoire bl4habitherodote

Sous-vêtements

Sens dessus-dessous… la lingerie

Il suffit de peu…

Les vêtements (pagnes ) prennent naissance avec l’apparition du tissu au néolithique mais il faudra des siècles pour qu’apparaissent une forme de soutien-gorge chez les Grecques au 1er millénaire avec JC.

Au Moyen-âge, on aborde ce qui ressemble à un corset qui mettra en valeur la poitrine des déesses crétoises.

C’est à la renaissance que commence à s’imposer l’usage de la chemise portée sous les vêtements et comme l’eau est, à cette époque, vue d’un œil soupçonneux, on préférait changer de chemise plutôt que de se laver.

Mais lorsqu’elle devint belle, parée de broderies et manchettes, se couvrant de dentelles vers le XVIème siècle  la chemise perdit son rôle ingrat.

IL faut attendre la fin du XIVème siècle pour que la mode commence à différencier les deux sexes désireux de mettre leurs atouts en valeur.

Le corset réapparait alors et le « vertugadin » est créé par les espagnols pour cacher une grossesse.

Pour les hommes, le pourpoint est  si raccourci qu’il oblige à trouver une solution d’urgence : ce sera la braguette, mot inventé par Rabelais. Mais très vite sa forme devient plus suggestive du fait d’un peu de rembourrage, sous l’influence de la soldatesque.

En Espagne, c’est sous Charles Quint qu’est imposée  aux femmes une tenue rigide et sévère qui escamote toutes les formes souples du corps et ce pour un long temps.

Sous Louis XIV, le corset devient séducteur avec tous ces petits nœuds appelés « boute-en-train » ou « tatez-y » et en 1675 autorisation est enfin accordée aux couturières de réaliser les corsets, mission jusque là dévolue uniquement aux tailleurs.

Toutefois, épidémies et malaises ne cessent pas pour autant du fait d’un plexus comprimé en pleine digestion alors : vite les sels !

http://www.herodote.net/Sous_vetements-synthese-1856.php#braguette

Fouillons dans le passé

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Le saviez-vous ?

Dans un acte notarié, que signifie l’expression « par turbes » ?

Lorsqu’une ancienne coutume présentait un point obscur et qui ne pouvait s’expliquer que dans le « pays » où elle était en vigueur, des commissaires s’y transportaient et interrogeaient les habitants par turbes, c’est-à-dire par troupes de dix ; chaque turbe ne comptait que pour une voix. La plupart des coutumes furent rédigées à la suite d’enquêtes par turbes. Louis XIV abolit ces enquêtes par le titre XIII de l’ordonnance de 1667.

https://www.histoire-genealogie.com/gazette.html