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Ils ont tous bien répondu !

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Ismérie Gwladys

La scène : un poulet est au bord d’une route ; Il la traverse. Pourquoi le poulet a-t-il traversé la route ?

RENÉ DESCARTES : Pour aller de l’autre côté.
PLATON : Pour son bien. De l’autre côté est le Vrai.
ARISTOTE : C’est la nature du poulet que de traverser les routes.
KARL MARX : C’était historiquement et socialement inévitable.
HIPPOCRATE : c’est en raison d’un excès de sécrétion de son pancréas.


MARTIN LUTHER KING JR. : J’ai la vision d’un monde où tous les poulets seraient libres de traverser la route sans avoir à justifier leur acte.
MOISE : Et Dieu descendit du paradis et Il dit au poulet :  » Tu dois traverser la route ». Et le poulet traversa la route et Dieu vit que cela était bon.
TRUMP : Le poulet n’a pas traversé la route, je répète, le poulet n’a JAMAIS traversé la route.
SIGMUND FREUD : Le fait que vous vous préoccupiez du fait que le poulet ait traversé la route révèle votre fort sentiment d’insécurité sexuelle latente.
BILL GATES : Nous venons justement de mettre au point le nouveau Poulet Office 2020″, qui ne se contentera pas seulement de faire traverser les routes à vos poulets, mais couvera aussi leurs oeufs, les classera par taille, etc…


GALILEE : Et pourtant, il traverse.
ERIC CANTONA : Le poulet, il est libre le poulet. Les routes, quand il veut, il les traverse.
L’EGLISE DE SCIENTOLOGIE : La raison pour laquelle le poulet traverse est en vous, mais vous ne le savez pas encore. Moyennant la modique somme de 1000 € par séance, une analyse psychologique vous permettra de la découvrir.
EINSTEIN : Le fait que ce soit le poulet qui traverse la route ou que ce soit la route qui se meuve sous le poulet dépend uniquement du référentiel dans lequel vous vous placez.
ZEN : Le poulet peut traverser la route, seul le Maître connaît le bruit de son ombre derrière le mur.
NELSON MONTFORT : J’ai à côté de moi l’extraordinaire poulet qui a réussi le formidable exploit de traverser cette superbe route:
 » Why did you cross the road ?  »
 » Cot cot ! »
eh bien il dit qu’il est extrêmement fier d’avoir réussi ce challenge, ce défi, cet exploit. C’était une traversée très dure, mais il s’est accroché, et… »


RICHARD VIRENQUE : C’était pas un lapin ?
JEAN-CLAUDE VANDAMME : Le poulet la road il la traverse parce qu’il sait qu’il la traverse, tu vois la route c’est sa vie et sa mort, la route c’est Dieu c’est tout le potentiel de sa vie, et moi Jean Claude Super Star quand le truck arrive sur moi, je pense à la poule et à Dieu et je fusionne avec tout le potentiel de la life de la road ! Et ça c’est beau !
FOREST GUMP : Cours poulet cours !!!
STALINE : le poulet devra être fusillé sur le champ, ainsi que tous les témoins de la scène et 10 autres personnes prises au hasard, pour n’avoir pas empêché cet acte subversif »
EMMANUEL MACRON : « C’est parce que le poulet a trouvé du travail ».

Promenade en Histoire

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Lundi – Anecdote

Un shibboleth est un test visant à déterminer l’origine d’un individu en se basant sur la prononciation d’un mot. Pour cela il faut un mot qui est différent ou dont la prononciation est différente dans le groupe que l’on recherche. C’est un test qui suppose que le testeur et le testé parlent la même langue, ce qui implique de recourir à une différence linguistique marginale. Par exemple, le fait de dire « chocolatine » ou « pain au chocolat » peut indiquer si le locuteur est originaire du sud-ouest de la France.

Pendant la Première Guerre mondiale, les soldats Allemands qui se rendaient aux Français étaient bien mieux traités s’ils étaient Alsaciens. Or, les Allemands des régions voisines de l’Alsace (Bade, Souabe) pouvaient assez facilement imiter le dialecte alsacien. Mais il était moins probable qu’ils connaissent les emprunts au français de la langue alsacienne.
On le montrait donc un parapluie en demandant « qu’est-ce que c’est ? ». Les faux Alsaciens répondaient avec le mot allemand (« schirm » ou « regenschirm ») tandis que les vrais répondaient « barabli ».
Cet usage de temps de guerre a également existé pendant la Guerre des Malouines entre le Royaume-Uni et l’Argentine. Les soldats britanniques utilisaient le mot de passe « hey Jimmy », que les Argentins n’arrivaient pas à imiter correctement.

L’usage du shibboleth est aussi resté dans l’Histoire en lien avec des épisodes plus sombres. On vous avait parlé des Vêpres Siciliennes de 1282, où les insurgés Siciliens montraient un pois chiche à ceux qu’ils soupçonnaient d’être Français. Le shibboleth permet en fait d’identifier une population ciblée au sein de la masse, pour reconnaître des gens avec lesquels on vit et qui nous ressemblent.

Par exemple sur l’île de St Domingue, divisée entre Haïti (où la langue est le créole) et la République Dominicaine (hispanophone). Des dizaines de milliers de Haïtiens étaient allés travailler dans les plantations de sucre dominicaines, attirés par les meilleurs salaires. Dans les années 1930, la crise économique conduit à blâmer les travailleurs immigrés.
En 1937, le Président Trujillo décide l’élimination physique des Haïtiens présents en République Dominicaine. Ses soldats montrent des branches de persil à ceux qu’ils soupçonnent d’être Haïtiens, et leur demandent de nommer la plante. En espagnol, persil se dit « perejil », qu’il est difficile de prononcer pour un locuteur du créole… 20 000 Haïtiens furent ainsi « reconnus » et assassinés.

La vérité

QU’EST-CE QUE LA VÉRITÉ?

« Qu’est-ce que la vérité ? Il y a la tienne, il y a la mienne, et celle des autres. Toute vérité n’est que la vérité de celui qui la dit. Il y a autant de vérités que d’individus. Seule la force impose une vérité avec ses armes ; par le glaive, par le combat, par le meurtre, par la torture, par le chantage, par la peur, par le calcul des intérêts, elle oblige les esprits à s’entendre provisoirement sur une doctrine. La vérité au singulier, c’est une victoire, c’est la défaite des autres, au mieux un armistice. Mais la vérité n’est jamais une ; c’est pour cela qu’elle n’existe pas. »

(L’Evangile selon Pilate – Eric-Emmanuel Schmitt)

La vérité sur le mensonge

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« La légende raconte qu’un jour la vérité et le Mensonge se sont croisés.
– Bonjour, a dit le Mensonge.
– Bonjour, a dit la Vérité.
– Belle journée, a continué le Mensonge.
Alors la Vérité est allée voir si c’était vrai. Ça l’était.

– Belle journée, a alors répondu la vérité.
– Le lac est encore plus beau, a dit le mensonge avec un joli sourire.
Alors la Vérité a regardé vers le lac et a vu que le mensonge disait la vérité et a hoché la tête.

Le Mensonge a couru vers l’eau et a lancé …
– L’eau est encore plus belle et tiède. Allons nager !
La vérité a touché l’eau avec ses doigts et elle était vraiment belle et tiède. Alors la Vérité a fait confiance au mensonge. Les deux ont enlevé leurs vêtements et ont nagé tranquillement.
Un peu plus tard, le mensonge est sorti, il s’est habillé avec les vêtements de la vérité et il est parti.

La vérité, incapable de porter les habits du mensonge a commencé à marcher sans vêtements et tout le monde s’est éloigné en la voyant nue. Attristée, abandonnée, la Vérité se réfugia au fond d’un puits. C’est ainsi que depuis lors les gens préfèrent accepter le Mensonge déguisé en vérité que la Vérité nue. » –

La vérité sortant du puits – Jean-Léon Gérôme 1896

Le défi de la semaine

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Les mots à utiliser : Lâchement,, mines, année, cassergrimacer, symptômes, vilain, silence.

Durant de longues ANNEES, la « cour des miracles »  était une cour parisienne abritée par la rue Saint-Sauveur, la rue de la Mortellerie et la rue de la Truanderie.

La police évitait LACHEMENT ces lieux,  ne  venant que rarement dans ce quartier délabré,  sombre et très SILENCIEUX

La Cour logeait des mendiants aux MINES patibulaires,  des aveugles, des paralysés, des nains, des gueules CASSEES et toutes sortes de personnages, tous plus VILAINS et plus répugnants les uns que les autres.

La journée, ceux-ci se rendaient dans les plus beaux quartiers de Paris et profitaient de leur laideur pour GRIMACER afin d’apitoyer les bourgeois pour  que ceux-ci leur donnent l’aumône. En réalité, aucun d’eux ne souffrait réellement d’un quelconque handicap.

On qualifie aujourd’hui un lieu de « Cour des Miracles » lorsqu’il semble mal fréquenté,  que l’on ose à peine s’y aventurer et qu’il représente le SYMPTOME de toutes les turpitudes.

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https://mathieumth.wordpress.com/2019/07/16/atelier-ghislaine-7/