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EPIMÉTHÉE

Written by Aldor

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Le péché originel est ce besoin de transgression que nous portons au cœur de nous et qui nous pousse à nous arracher de l’état d’indistinction cher à Tchouang-Tseu et à fuir le Jardin d’Eden décrit dans la Genèse : quand la tentation se présente, nous la suivons, croquons la pomme et nous échappons de ce paradis, poussés par ce désir, qui gît en notre tréfonds, d’aller-delà, de nous dépasser, de sortir de l’hébétude heureuse de l’état de nature.

Il faut comprendre « péché originel » dans sa signification première : le péché originel n’est pas un péché qui vient après autre chose, qui serait, quoi qu’en dise la Genèse, la conséquence d’un acte ; le péché originel est là dès l’origine ; il nous est consubstantiel.

La mythologie grecque raconte cela d’une façon moins moralisatrice avec le mythe d’Epiméthée. Epiméthée est ce frère de Prométhée qui a été chargé par Zeus de répartir entre les créatures les qualités, les instincts, les moyens de se défendre, tout ce qui permet aux êtres de vivre et de prospérer. Mais Epiméthée est imprévoyant. Et ayant tout donné, tout réparti, il s’aperçoit qu’il a oublié une créature, l’homme, à qui rien n’a été donné en héritage, et qui se retrouve nue, sans pelage, ni défense, ni instinct, sans rien qui puisse lui permettre de survivre. Et il va donc falloir, pour survivre, que l’homme fabrique des habits, fabrique des chaussures, apprenne l’éducation et le langage et s’arrache, immédiatement, de l’état de nature dans lequel il est condamné.

Ce que raconte le mythe d’Epiméthée, c’est que l’arrachement à la nature est la nature propre de l’homme. Le besoin de transgression que nous portons en nous n’est pas un artifice – ou plutôt l’artifice est notre nature : nous sommes, intrinsèquement, cette créature dont les pieds foulent la terre et dont les yeux regardent les étoiles ; nous sommes cette créature du « et » qui ne peut se contenter de vivre, heureuse, parmi les autres créatures.

Cette réalité, qui est porteuse de tant d’heureuses conséquences, est porteuse aussi de conséquences mauvaises. Cet instinct de violence que nous avons en nous dérive probablement de cet élan vers la transgression sans lequel nous ne serions pas. Mais cette réalité est la réalité. Nous sommes ainsi faits et il faut faire avec, en l’acceptant.

Tel est l’objet de cet enregistrement.

https://improvisations.fr/2017/10/21/epimethee/

 

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Un peu d’histoire n’a jamais fait de mal à personne

 

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Pourquoi dit-on « attendre 107 ans » ?

Cette expression date du Moyen-âge à Paris. Elle fait référence au nombre d’années nécessaires à la construction de la cathédrale Notre-Dame.

Même si les historiens ne sont pas tous d’accord sur les dates exactes il est généralement acquis que les travaux pharaoniques pour l’édification du monument commencèrent en 1163 pour s’achever plus d’un siècle plus tard, 107 ans pour être précis, en 1270. Non seulement des ouvriers passèrent toute leur vie sur le chantier mais plusieurs générations s’y succédèrent.

Les Parisiens durent donc faire œuvre de patience face cette entreprise interminable. Ainsi serait née l’expression désormais entrée dans le langage courant dès lors qu’un individu s’agace d’une longue attente.

A noter que dans l’ensemble des pays de l’Europe de l’Ouest, les XIe et XIIe siècles voient une croissance considérable des populations urbaines. Celle de Paris passe de 25 000 habitants en 1180 à 50 000 vers 1220, ce qui en fait une des plus grandes villes d’Europe. Dès lors les églises existantes deviennent trop petites pour accueillir tous les fidèles. Et l’on voit naitre un peu partout en France de nouveaux chantiers de construction d’églises.

https://www.grands-meres.net/attendre-107-ans/?utm_source=a7emailing&utm_medium=email&utm_campaign=gm

 

 

Faire de la place dans votre cerveau

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Votre cerveau possède un bouton ‘supprimer’. Et voici comment l’utiliser

Il s’agit de la manière fascinante par laquelle notre cerveau fait de la place afin que nous puissions y construire de nouvelles connexions plus solides et ainsi mieux apprendre de nouvelles choses.

Il y a un dicton en neuroscience qui dit ceci : “Les neurones qui se fusionnent se connectent.”

Cela signifie que plus vous utilisez un neuro-circuit de votre cerveau, plus solide deviendra ce circuit. C’est la raison pour laquelle, pour citer un autre dicton bien connu, « La pratique rend parfait ». Plus vous vous exercez au piano, à parler une langue étrangère, (à parler en public) ou à jongler, plus les circuits correspondants se solidifient.

Pendant des années, ce fut ainsi que nous apprenions de nouvelles choses. Mais selon de nouveaux développements, l’habilité à apprendre exige plus que de construire et de renforcer des connexions neuronales. Encore plus importante est notre capacité à se débarrasser des anciennes. Nous appelons cela “élagage synaptique.”

Voici comment cela fonctionne: la suite ici :

https://www.espritsciencemetaphysiques.com/bouton-supprimer.html

Pourquoi l’alliance se porte-t-elle à l’annulaire gauche

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Le mariage est le royaume des traditions. L’une d’entre elles consiste à glisser l’alliance à l’annulaire gauche de l’être aimé. Mais pourquoi ?

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi tout le monde porte son alliance à l’annulaire gauche ? Si à l’occasion de son mariage on aime à respecter certaines traditions ancestrales, on ne se demande pas souvent le pourquoi du comment !

La suite ci-dessous :

https://www.mariages.net/articles/pourquoi-lalliance-se-porte-t-elle-a-lannulaire-gauche–c4280

GUÉDELON : UN CHÂTEAU MÉDIÉVAL CONSTRUIT DEPUIS 20 ANS EN BOURGOGNE

 

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Si vous êtes fasciné par le Moyen-Âge, alors une visite de Guédelon pourrait vous ravir au possible. Il est en construction depuis deux décennies.

Un petit groupe d’irréductibles Français passionnés par l’architecture médiévale a passé ces 20 dernières années à construire un château fort grandeur nature, selon des techniques ancestrales. Un chantier titanesque pour un résultat absolument grandiose. 

https://positivr.fr/chateau-medieval-guedelon-bourgogne-france/?utm_source=ActiveCampaign&utm_medium=email&utm_content=D%C3%A9couvrez+les+derni%C3%A8res+histoires+sur+POSITIVR&utm_campaign=POSITIVLetter

Climat : Mortelles canicules

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Sous nos latitudes tempérées, la mortalité est plus élevée en hiver que dans les autres saisons. C’est la raison pour laquelle les grandes catastrophes sanitaires qui ont jalonné l’histoire sont spontanément associées aux hivers les plus rudes.

Pourtant, les chroniques nous montrent que les pics de chaleur, les étés caniculaires, la sécheresse et les ouragans qui les accompagnent causent davantage de dommages et de victimes que les hivers les plus rigoureux.

 

La suite ici : https://www.herodote.net/Climat-synthese-2294.php