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La journée d’une femme heureuse

 

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Je vis mon troisième âge et je le vis bien.

Je n’ai plus tellement de souhaits à formuler car, soit j’ai eu ce que je voulais, soit je ne l’ai pas eu et je sais alors que je ne l’aurai jamais.

Chaque matin au lever, j’ai une pensée pour ce monde  et je le remercie de m’avoir reçue voila 78 ans . J’en profite aussi pour remercier les entités qui me suivent depuis le début de ma vie et qui ne m’ont jamais permis d’aller trop loin dans mes erreurs.

Quand j’ai terminé de nourrir les animaux dont je m’occupe, j’allume l’ordi,

-j’ouvre les pages qui vont m’accompagner toute la journée,

-je survole les nouvelles du monde toujours aussi tristes et c’est pourquoi je ne m’y attarde pas.

-Je partage les infos qui me paraissent importantes,

-Je réponds à l’éventuel courrier adressé par mes visiteurs, et papotes avec mes connaissances de tout et de rien,

-je passe les articles que j’ai préparés pour la journée et ensuite, selon le cas, je cuisine, je fais des courses ou encore, un peu de nettoyage dans ma maison puis,  petit déjeuner rapide et léger.

Et la journée va se prolonger par une petite sieste suivie d’un bon petit café accompagné d’un « smoothie maison »

Et c’est là que la télévision va entrer dans la danse car sur ARTE, les programmes me plaisent infiniment et je regarde avec plaisir les émissions sur la nature, les vieilles civilisations etc.,

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La soirée avance, mon dîner pantagruélique est avalé avec lenteur et plaisir, uniquement des mets préparés par « my self » car je n’ai aucune confiance dans les aliments « tout prêts » fait par n’importe qui avec n’importe quoi. Or ma santé est pour moi très importante car même  si elle ne me permettra pas de vivre éternellement, je pourrai au moins mourir en bonne santé.

Plus tard, un petit film, ou un documentaire fera l’affaire et vers minuit, je suis contente de retrouver mon lit.

Avant de fermer les yeux, je remercie une fois encore  mes gardiens et alors que ma chatte a trouvé place sous les couvertures, lovée contre moi, je m’endors en espérant que le lendemain sera aussi bon que je jour que je viens de vivre.

Je n’ai pas de désirs inassouvis, je ne suis en conflit avec personne, je n’ai aucun regret, et je partirai le moment venu sans crainte.

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Une vie bien remplie  se compose souvent de petits riens qui en font tout le charme et on a toute la vie pour arriver à la vieillesse apaisée et riche d’une expérience faite d’erreurs, d’échecs et de victoires  bien rangés dans la malle à souvenirs, le couvercle ouvert pour pouvoir de temps en temps admirer le chemin parcouru.

Yaël

La pyramide de la générosité

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En haut se trouve Zalman et Assia. Deux immigrants russes arrivés ici en 1990 à la suite de la dislocation de l’URSS.

Ils furent près d’un million à quitter leur patrie pour atterrir en catastrophe en Israël. Pour des gens qui venaient d’un pays communiste dans lequel ils n’avaient jamais rien à décider et dans lequel ils n’avaient pas le droit  à la parole, le changement était immense. Certains ne se sont jamais intégrés et il y a même eu des drames terribles et d’autres ont su ou ont pu s’adapter et se refaire une nouvelle vie, c’est le cas de mes voisins Zalman et Assia.

Vingt sept  ans maintenant qu’ils sont là et je me souviens de leurs débuts comme si c’était hier. Lui était dans son pays « radiologue » mais il a dû faire valider ses diplomes c’est à dire les repasser en hébreu. Elle était architecte et décoratrice d’intérieur et ne s’étant pas autant investie que son mari dans les études de la langue, a fait pendant plusieurs années des ménages chez des particuliers ce qui est tout à son honneur.

Ils représentent pour moi l’ intégration parfaitement réussie . De plus, il s’agit de personnes instruites et  bien élevées, avec qui il est agréable de discuter.

Assia a beaucoup de goût on s’en doute et elle a fait de son appartement un petit palais, meubles, linge, décoration, tout est parfait. Pour ma grande chance, elle aime aussi beaucoup le changement et assez souvent elle remplace, tout ou presque.

Yaël deuxième étage dans la pyramide est toujours ravie de renouveler sa literie, ses robes, tapîs à si bas prix (0 rouble, 0 dollar,O euro)alors,le même travail s’accomplit chez moi. Je vide mes armoires(qui contiennent souvent le linge reçu quelques années plus tôt de la même bienfaitrice) et les remplis des merveilles qui viennent de m’être données.

Edna, une autre voisine vient à son tour pour prendre le linge que j’ai retiré de mon armoire et qui va faire ses beaux dimanches puisque chez elle aussi, tout est modeste et  s’use assez vite.

Dernier étage. Mes chats qui, attirés par une odeur inconnue vont se délecter de celle-ci, marquer leur territoire de la leur, et recevoir de nouvelles housses pour leurs coussins, housses que je coudrai le soir bien installée devant la télé.

 D’où le proverbe :le malheur des uns fait le bonheur des autres.

Yaël

Végétarienne et plus si volonté

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Je l’ai dit et je le répète car j’en suis fière,  je suis devenue végétarienne à 100 %

Et je n’ai qu’à m’en féliciter car ma santé est bien meilleure depuis : cholestérol et diabète pratiquement disparus, tension normale, arthrose pratiquement inexistante, moi qui suis née avec mais le plus important, c’est que n’ayant plus confiance dans les produits proposés dans les magasins, je me suis remise à cuisiner de façon à savoir ce que j’ai dans mon assiette.

Pour devenir végétarien, une seule recette qui tient la route : en avoir envie et surtout que la motivation  soit plus forte que l’envie de continuer à être carnivore.

D’ailleurs, tous les articles que nous découvrons concernant l’alimentation : élevage, abattage, produits sur les étals des grandes surface devraient convaincre chacun qu’il faut cesser d’être viandeux.

Seulement voila ! ce n’est pas une question d’intelligence ou de savoir, c’est une question de volonté et de motivation  et c’est là que tout s’écroule ou presque  et que les gens confondent « vouloir » et « pouvoir »

L’habitude est une seconde nature qui vous colle à la peau et qui vous empêche de réagir sainement et les bonnes intentions sont comme les pavés de l’enfer, elles restent à l’état de projet :

-« j’y pense sérieusement » (calendes grecques)

-« moi je le ferais bien mais mon mari et mes enfants ne veulent pas » (on a trouvé les coupables)

-« j’ai peur des carences provoquées par ce changement de régime » (bonne raison inexacte de ne rien faire)

-« je n’y crois pas » (et ça m’arrange)

-« j’ai commencé mais c’est dur »(donc je vais arrêter si ce n’est déjà fait )

-« de toutes façons l’homme est carnivore » (encyclopédie pour les nuls)

-« je n’ai pas le temps de cuisiner (j’ai un feuilleton complètement nul a regarder à la télé)

-« j’arrête quand je veux (c’est-à-dire jamais)

Etc………..etc……….etc………………

Devant tant d’aveuglement et d’absurdité, il n’y a plus grand-chose à dire si ce n’est que : bon appétit ! et rendez vous un jour, soit à l’hôpital soit au cimetière où je viendrai vous rendre visite si je trouve le temps de le faire et je ferai graver sur votre tombe :

– t’as voulu être là,

-tu y es et

-j’espère que tu t’y plais !

Yaël

Le dire mais comment ?

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Depuis quelques jours, j’éprouve le besoin de dire quelque chose mais je ne sais pas comment l’exprimer.

Je suis née  voila  plus de trois quart de siècle, dans une famille modeste, j’ai été une petite fille comme toutes celles de mon époque, puis une jeune fille, une femme et maintenant une retraitée.

Est-ce parce que je me suis toujours acceptée en tant que femme que je n’ai jamais ressenti  le besoin de me plaindre de ma condition, jamais sentie brimée ou opprimée parce que j’étais « du sexe faible » ? j’ai vécu ma vie de femme aussi bien que je l’ai pu, me servant des atouts qui m’étaient donnés pour trouver ma place, être aimée, aimer et vivre ma vie.

Professionnellement, j’ai gravi les échelons, sans jamais me soucier de ce que gagnaient mes semblables, mon seul souci étant  de pouvoir vivre décemment avec le salaire qui m’était octroyé en appliquant les règles que ma mère m’avait apprises à savoir : faire face à ses obligations, toujours mettre un peu d’argent de côté et s’amuser avec ce qui restait s’il en restait sinon, attendre des jours meilleurs.

Sentimentalement, j’ai aimé et été aimée, j’ai accepté les avances des hommes qui me plaisaient, avec certains,  j’ai fait un bout de chemin, avec d’autres, ce fut une courte aventure mais là encore, je me suis sentie femme jusqu’au bout des ongles et je ne regrette rien.

Sociétalement  parlant, je n’ai jamais cherché à savoir à quel échelon de la société je me trouvais j’ai simplement vécu ma vie d’être humain là où j’étais et si parfois je ne m’y sentais pas bien ou encore un peu à l’étroit, j’allais voir un peu plus loin si c’était mieux et j’y restais si l’endroit me convenait.

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A notre époque, les gens revendiquent, veulent, réclament, justice, droits, liberté et ce, par tous les moyens y compris ceux  qui font d’eux des êtres sans pudeur, cassant tout sur leur passage, en commençant  par ce qui ne leur appartient pas.

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Et comme les gouvernements en place ne sont pas mieux que les administrés dont ils ont la charge,  on vit dans une société en pleine déliquescence .

Faut-il vraiment descendre aussi bas pour pouvoir remonter ? attention ! il existe des chemins qui ne conduisent qu’à la désolation et d’autres qui  sont des leurres et des points de non-retour.

Yaël

 

 

Conte africain

 

L’histoire des trois sourds…

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C’est l’histoire d’une femme. Elle était sourde, tellement sourde qu’elle n’entendait rien. Tous les matins elle portait son enfant sur son dos et elle se rendait à son champ. Elle avait un immense champ d’arachides. Et un matin qu’elle était là, tranquillement à travailler dans son champ, arrive un monsieur. Un monsieur tellement sourd qu’il n’entendait rien. Et ce monsieur cherchait ses moutons. Ecoutez-bien ! Il s’adressa à la dame : 


– « Madame, je cherche mes moutons, leurs traces m’ont conduit jusqu’à votre champ. Est-ce que vous ne pourriez pas m’aider à les retrouver ? D’ailleurs, on les reconnaît bien mes moutons, parmi eux, il y a un mouton blessé. Madame si vous m’aidez à retrouver mes moutons, je vous donnerez ce mouton blessé vous pourrez toujours vous en servir. »

« Mon champ s’arrête la bas ! »

Mais elle, n’ayant rien entendu, rien compris, elle a pensé que ce monsieur lui demandait juste jusqu’où son champ s’arrêtait. Elle se retourna pour lui dire : 


– « Mon champ s’arrête là-bas. » Le monsieur a suivi la direction indiquée par la dame et par un curieux hasard il trouva ses moutons en train de brouter tranquillement derrière un buisson.

Tout content il les rassembla et est venu remettre à la dame le mouton blessé. Mais celle-ci, n’ayant rien entendu, rien compris, elle a pensé que ce monsieur l’accusait d’avoir blessé son mouton. Alors elle s’est fâchée : 


– « Monsieur, je n’ai pas blessé votre mouton. Allez accuser qui vous voulez mais pas moi. D’ailleurs des moutons, je n’en ai jamais vus. »

Le monsieur quand il a vu que la femme se fâchait, il a pensé que cette femme ne voulait pas de ce mouton mais qu’elle voulait d’un mouton plus gros. Et à son tour, il se fâcha : 


– « Madame, c’est ce mouton que je vous ai promis. Il n’est pas du tout question que je vous donne le plus gros de mes moutons. »

Tous les deux il se fâchèrent, ils se fâchèrent à un tel point qu’ils finirent par arriver au tribunal.

Et le tribunal dans cette Afrique d’il y a longtemps, cela se passait sur la place du village, à l’ombre d’un grand arbre, l’arbre à palabres le plus souvent un baobab. Et le juge, lui qui était en même temps le chef du village il était là entouré de tout ces gens qu’on appelle les notables.

La dame et le monsieur sont arrivés tout en continuant leur querelle. Et après les salutations c’est elle qui parla la première : 


– « Ce monsieur m’a trouvé dans mon champ, il m’a demandé jusqu’où mon champ s’arrêtait. Je lui ai montré et j’ai repris mon travail. Ce monsieur est parti et quelques instants après il est revenu avec un mouton blessé m’accusant de l’avoir blessé. Or moi je jure que des moutons j’en ai jamais vus. Voilà pourquoi on est ici monsieur le juge. »

C’était au tour du monsieur : 


– « Je cherchais mes moutons, dit-il, et leurs traces m’ont conduit jusqu’au champ de cette dame. A cette dame j’ai dit que si elle m’aidait à retrouver mes moutons je lui donnerais un d’entre eux mais j’ai bien précisé le mouton blessé. Elle m’a montré mes moutons, c’est ce mouton blessé que je lui ai donné. Elle veut un mouton plus gros. Pensez-vous que je vais lui donner le plus gros de mes moutons à deux pas de la fête des moutons ? »

Le juge se leva. Il était aussi sourd qu’un pot. Et quand il a vu l’enfant sur le dos de sa mère il a pensé qu’il ne s’agissait là que d’une petite querelle de ménage. Alors il s’adressa au monsieur : 


– « Monsieur. Cet enfant est votre enfant. Regardez d’ailleurs comment il vous ressemble. A ce qu’il me semble vous êtes un mauvais mari. Et vous madame, des petits problèmes comme cela. Ce n’est pas la peine de venir jusqu’ici étaler ça devant tout le monde. Rentrez chez vous ! Je souhaite que vous vous réconciliez. »

Ayant entendu ce jugement, tout le monde éclata de rire. Et le rire contamine le juge, la dame et le monsieur. Que firent-ils ? Ils éclatèrent de rire bien que n’ayant rien compris. Et c’est à partir de là que le conte pose sa question :

Le conte voudrait savoir, lequel de ces trois est le plus sourd ?

La Leçon


Il vaut mieux ne pas se dépêcher de donner une réponse. On conseille quelque part en Afrique, d’avoir le cou aussi long que celui de la girafe, afin que la parole avant de jaillir puisse prendre tout son temps.

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Nous sommes je crois très nombreux à souffrir de notre enfance et à en vouloir à nos parents de n’avoir pas été à la hauteur de leur rôle et ne pas nous avoir donné ce qui était nécessaire à notre épanouissement.

A cause de cela, nous traînons avec nous une sorte de rancœur  et/ou colère qui nous empêche d’être heureux mais souvent, nous ne le savons pas.

A notre tour, nous construisons notre vie, bien décidé à ne pas commettre les mêmes erreurs et bien décidé aussi à donner à nos enfants ce que nous n’avons pas reçu (compréhension, attention, dialogue, liberté  etc.,)

Certains réussissent, d’autres dont je fais partie, n’obtiennent pas le résultat escompté et alors, la rupture est grande entre les deux générations.

J’ai mis des années à comprendre que mes parents n’étaient coupables de rien ; ils ont donné ce qu’ils avaient, ce qu’ils pouvaient avec les moyens dont ils disposaient.

A partir du moment où j’ai pu raisonner ainsi, j’ai arrêté de les culpabiliser, un énorme poids à quitté mon coeur et enfin, j’ai été capable de penser sainement.

Grace à toutes mes lectures précédentes j’ai enfin compris que chaque personne qui revient sur terre a une ou des missions à accomplir et que pour réussir, il faut commencer par comprendre que rien n’est acquis, rien n’est tout blanc ou tout noir et que le sort des uns n’a rien à voir avec celui des autres.

Ce qui nous est demandé c’est « d’essayer » avec tout notre  intelligence, notre sensibilité  et notre cœur de faire du mieux possible et aussi que  la leçon à tirer  d’un échec est souvent plus importante et enrichissante  que celle d’une  réussite.

« De la réussite on jouit, de l’échec on apprend »

A vous tous qui êtes en conflit avec vos parents, vos proches, essayez de prendre du recul, comparez ce que vous n’avez pas réussi par rapport à ce qu’ils ont  fait, ramenez les choses à leurs justes proportions et pardonnez leurs erreurs  car c’est sûr, ils ne l’ont pas fait exprès.

J’ai 78 ans et cela ne fait que 8 ans que j’ai compris cela comme quoi, l’important est d’y arriver, peu importe à quel âge. Yaël

Merci Monsieur ???????

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MAGNIFIQUE DU GRANDIOSE MERCI MONSIEUR D ORMESSON. A presque 90 ans , il a encore la plume féroce , tout en restant d’une grande courtoisie…

Dire tout le mal que l’on pense de quelqu’un en faisant autant de compliments !
Il faut s’appeler Jean d’ORMESSON pour avoir ce talent !!!

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« Si tu savais Najat, comme on était fiers et heureux, nous les Rinaldi, lesFernández, les Ribolowski, les Sebban, les Ayache, les Piemontesi, les Van de Kerkof, nous les Bernstein, les Bogossian , les Campana, lesSuchodolsky … d’écouter, les doigts encore douloureux et engourdis par la bataille de boules de neige de la récré, notre maître d’école nous parler de nos ancêtres gaulois qui avaient combattu les armées de César à Alésia et de nos ancêtres Francs qui avaient fait de Clovis leur roi.
Si tu savais petite Najat, ministre inculte de l’Éducation Nationale, comme c’était bon, pour les petits français de neuf ans que nous étions, de faire mordre la poussière aux Anglais aux côtés de notre ancêtre Bertrand Duguesclin, connétable de France, de chevaucher aux côtés de notre ancêtre Bayard, le chevalier sans peur et sans reproche.
Si tu savais prétentieuse Najat, toi qui reconnais ne lire qu’ un livre par an mais traite les membres de l’Académie Française de « pseudo z’intellectuels », comme c’était pénible pour nous de souffrir en sonnant du cor avec notre ancêtre Roland le Preux, mortellement blessé à Roncevaux en assurant les arrières de Charlemagne, comme c’était grisant de partir pour les Croisades avec notre ancêtre Saint Louis, sans oublier les exploits de Charles Martel arrêtant les Arabes à Poitiers…
Évidemment que nous savions, nous qui avions des noms si difficiles à prononcer ou à écrire, que nos héros n’étaient pas nos ancêtres et que nos ancêtres avaient eu d’autres héros.
Mais c’était si bon de croire le contraire, rien qu’une heure par semaine.
On était si fiers de faire partie spirituellement de cette Histoire-là.
Penses-tu, inculte, haineuse et revancharde petite Najat, que ton cerveau formé dans les années Mitterrand et lessivé depuis trente ans à l’eau de Javel de SOS racisme et de Terra Nova, sera capable un jour de comprendre cela ? »

http://www.lescrutateur.com/2017/02/la-p-tite-najat-fessee-par-jean-d-ormesson.html?utm_source=_ob_share&utm_medium=_ob_facebook&utm_campaign=_ob_sharebar

PS. ON ME FAIT REMARQUER QUE CE TEXTE N EST PAS DE JEAN D ORMESSON MAIS DE RODOLPH SEBBAH: http://www.politique-actu.com/…/histoire…/1644000/