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Le coin des légendes : six petits cailloux blancs

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Les forets du Québec abritent une multitude de lacs. Au bord de l’un d’eux vivait autrefois une tribu amérindienne.

Le chef Onas habitait le plus grande loge avec sa femme Niska et leur fils Machigan. La foret donnait du gibier en abondance, le lac fournissait des poissons en quantité et les champs cultivés produisaient assez de maïs pour nourrir tout le monde.

La vie se déroulait paisiblement au rythme des saisons et chacun accomplissait les tâches dictées par la tradition.Mais une croyance semait l’angoisse dans les cœurs. Tous les membres de la tribu, grands et petits, ne circulaient dehors que le jour car la nuit leur inspirait une grande frayeur : ils savaient que le Grand Huart, l’oiseau noir, régnait en maître sur la nuit et que personne n’avait le droit de s’y aventurer.

Aussi, dès la tombée du jour, lorsque le chant des oiseaux parvenait aux oreilles des hommes, c’était le signe que personne ne devait sortir de sa loge ou de son abri de trappe. Car on redoutait les punitions que le manitou infligerait à celui qui braverait sa loi. Le sorcier de la tribu entretenait cette crainte en parlant de châtiments terribles :

– « Si l’un de vous ose sortir, il sera emporté dans le royaume de la nuit et jamais plus il ne reverra les siens ! »

Ainsi quand, à la brunante, on sentait descendre l’obscurité, chacun se dépêchait d’achever ses tâches en attendant le chant-signal.Lorsqu’il emplissait l’air de sa mélodie, on s’empressait de ranger les canots au sec et tous se réfugiaient à l’intérieur des loges.

Personne, depuis des lunes, n’avait oser sortir et regarder la nuit en face. Onas enseignait à son fils tout ce qu’il faut savoir pour devenir un grand chef sage et courageux. Sa femme Niska adorait Machigan ; elle passait ses journées à le regarder grandir et à apprêter des peaux pour lui coudre des tuniques et lui broder des mocassins. Machigan avait quinze ans et, déjà, il avait fait ses preuves comme chasseur et comme guerrier.

Tous vantaient sa valeur et son endurance. Mais depuis quelque temps, il s’était mis à réfléchir.Il était agacé de voir les siens accorder foi aveuglément à cette croyance à propos du Grand Huart et de la nuit. Au fond de son cœur il n’arrivait pas à y croire.

Il interrogeait les anciens, il essayait de discuter, de comprendre ; mais tout le monde prenait peur quand il abordait le sujet. Un jour en chassant loin de sa bourgade, il avait entendu parler des étoiles et toute sorte d’autres choses qu’il ne connaissait pas : de lueurs dans le ciel qu’on appelait des aurores, de feu lointains, d’éclairs magnifiques qu’on ne voyait que la nuit.

Machigan voulait savoir et sa curiosité le rongeait. Alors, un jour, n’y tenant plus, il dit tout haut ce qu’il pensant :

– « Je ne crois pas ce que le sorcier enseigne à propos du Grand Huart ! »

A ces mots Onas, son père, s’écria :

– « Comment ? s’écria Onas, son père. Tu oses contredire notre sorcier ? malheur à toi, mon fils ! espérons que le grand Huart ne t’ait pas entendu ! »

Machigan baissa la tête sans répondre. Mais pour lui tout seul il pensa :

– « Cette nuit, je sortirai voir les étoiles et toutes les choses qui m’ont été cachées. Tant pis si le Huart m’attrape. »

Lorsque tout le village fut endormi, Machigan se leva donc doucement et sortit de la loge. Le cœur battant il regarda la lune qui traçait un chemin brillant sur l’eau du lac. Il admira les étoiles qui décoraient le ciel de milliers de points brillants. Le parfum des feuilles et des mousses lui semblait vingt fois plus odorant que le jour. Jamais il n’avait rien vu d’aussi beau. C’était donc cette beauté sans limite que le Grand Huart refusait de partager ?

Avide de découvrir d’autres merveilles, Machigan détacha un canot et s’enfuit sur l’eau sans faire le moindre bruit. Tôt le matin suivant, un chasseur courut avertir le chef qu’il manquait un canot.

Onas alla voir sur la grève. Aussitôt, il demanda :

– « Quelqu’un a-t-il quitté le village ? »

Le chasseur lui répondit :

– « Je ne sais pas ! »

Alertée par les bruits de voix, Niska se retourna vers le lit de sapinage où dormait son fils au fond de la loge. Il était vide ! Avant même de regarder la couche de Machigan, quelque chose l’avait averti que son fils était parti. Était-il allé braver le grand Huart ?

Elle n’osait pas y penser. Puis Onas, constatant l’absence de son fils, déclara :

– « Machigan a enfreint la loi. A cette heure-ci, il doit être déjà mort. »

et sans manifester d’émotion il ajouta :

– « Le sorcier va préparer la cérémonie. »

Le sorcier se retira dans sa tente pour faire ses préparatifs et invoquer les esprits. Il leur parla en ces termes :

– « L’offense est grave ! Il faudra bien choisir nos chants et nos offrandes au Grand Huart pour réparer la grande faute de Machigan. Sinon les malheurs s’abattront sur notre village. »

Les gens allèrent chacun chez soi, chercher des colliers, des plumes, des fourrures soyeuses, les meilleurs morceaux de poisson séché. Mais Niska refusait d’accepter si vite la mort de son fils chéri. Elle vint trouver son époux.

– « le Huart l’a peut-être épargné ! Pourquoi ne pas envoyer quelques-uns le chercher ? »

Surpris, Onas, irité de cette audace, lui répondit :

–  » Où veut tu que je cherche : Au fond du lac ? »

Tout à coup Niska se souvint qu’elle avait vu en rêve un canot glisser sur une eau noire au-dessus de laquelle brillaient des lumières.

– « Non ! pas au fond, mais sur le lac. »

Bientôt Niska comprit que ni les anciens, ni les chasseurs, ni le sorcier, ni son mari ne conservaient espoir de retrouver Machigan. Leur crainte du Grand Huart était telle qu’ils ne pensaient qu’à s’incliner devant sa puissance. Tandis que pour elle, son amour pour son fils l’emportait sur tous les autres sentiments.

Elle pensait que le Grand Huart avait peut-être un enfant, lui aussi, qui était curieux et ardent comme le sien. Son cœur de mère refusait d’accepter la fatalité. Afin de calmer sa femme Onas finit par céder :

– « Quand le soleil sera droit au-dessus de nos têtes, si Machigan n’est pas de retour, j’enverrai un canot à sa recherche. »

En prononçant ces paroles, il tentait d’enterrer ses doutes et peut-être aussi d’enfouir au fond de son être la douleur qu’il ressentait. Puis, chacun, au village, reprit ses activités. Niska, rongée d’inquiétude, s’en alla au bord du lac.Elle marcha longtemps sur la grève, scrutant l’eau profonde, au milieu du lac, là où, chaque soir, le Huart lançait son signal.

Elle chercha en vain un indice qui lui révèlerait la présence de Machigan. Regardant le fil de l’eau, elle se demanda :

– « Est-il pensable que le grand Manitou puisse ravir un jeune homme si beau, si plein de promesses ? »

A cette question pour elle, une seule réponse : Non, ce n’était pas possible ! Le grand huart ne pouvait être cruel à ce point. Tout en marchant, Niska ramassa à ses pieds un caillou blanc. Elle se mit à le tourner et à le retourner dans sa main comme pour combattre par ce geste son angoisse et son inquiétude.

Puis elle frotta le caillou contre une pierre dure tout en continuant à épier les mouvements de l’eau. Lorsque le soleil fut au zénith, Onas envoya un canot avec deux de ses meilleurs chasseurs à la recherche de Machigan dans chaque baie et chaque anse du lac et même sur les rivières avoisinantes.

Tout le temps qu’ils furent partis, Niska continua de polir le caillou blanc qui devint lisse et brillant. Machinalement, elle y perça un trou et l’enfila sur une lanière de cuir qu’elle glissa à son cou. Le soir arriva. Les chasseurs revinrent au village sans Machigan.

Niska et les autres se dépêchèrent de rentrer avant la tombée de la nuit. Onas tenta de raisonner sa femme mais elle refusait d’accepter que son fils soit mort et le supplia :

– « Demain, tu enverras encore un canot à sa recherche ? »

Onas accepta car lui aussi avait beaucoup de chagrin d’avoir perdu son fils. Pendant les cinq journées qui suivirent, Onas envoya des chasseurs fouiller toutes les berges, toutes les anses du lac. Leur canot partait à midi et revenait le soir, sans jamais rien apporter de nouveau.

Le jour succédait à la nuit et chaque matin, Niska repartait vers la rive, enjambant les troncs morts et les rochers.Elle allait et venait, gardant une lueur d’espoir bien vivante dans son cœur. Et pour occuper son esprit, chaque jour, elle ramassait un caillou blanc sur la grève et le frottait contre une pierre ; le petit bruit grinçant qui trouait ainsi le silence devenait la seule prière timide qu’elle osait adresser au grand Manitou.

Le soir, en rentrant à la loge, elle perçait son caillou et l’enfilait sur sa lanière. Le sixième jour, bien avant le coucher du soleil, Niska entendit des voix venant du lac et le bruit des avirons dans l’eau. Son cœur bondit dans sa poitrine. Elle se mit à courir.

Le sorcier, qui avait été forcé de retarder encore la cérémonie des morts, approcha de la rive. L’un des chasseurs cria :

– « Le jeune Machigan est vivant ! Le jeune Machigan est vivant ! »

A plusieurs mètres du rivage, Machigan sauta dans l’eau et s’avança vers les gens qui l’attendaient. Tous le regardaient venir vers eux en silence. Sa mère s’élança vers lui. Le jeune homme la prit par la main et s’assit près d’un bouleau.On l’entoura et il se mit à raconter :

– « Le ciel était noir mais des milliers d’étoiles brillaient. Quand la lune paraissait, on voyait clair comme en plein jour. J’ai respiré des odeurs extraordinaires. Je ne me lassais pas de regarder le ciel et d’admirer les reflets de surprenantes lueurs.

J’entendais le souffle du vent et le chant de mille oiseaux de la nuit. On aurait dit qu’ils riaient.Je suis entré dans les eaux turbulentes et mon canot a chaviré. »

Après une pause, il poursuivit :

– « J’ai essayé de nager mais une grande faiblesse m’a envahi et d’étranges remous m’ont emporté. Je n’avais pas la force de les combattre. J’ai coulé à pic. Quand j’ai ouvert les yeux, j’étais au sec dans un nid de branches et de feuilles et le grand huart se tenait près de moi. Il m’a apporté du poisson à manger et de l’eau à boire. Petit à petit mes forces sont revenues. Le grand huart ne semblait pas offensé de ma bravade. Il m’a demandé ce que j’avais vu dans son royaume.Il voulait savoir si avec mes flèches, je pouvais atteindre les étoiles, si nos guerriers voulaient capturer la lune et l’emprisonner dans la grande loge. J’ai répondu que je ne le pensait pas. »

L’assistance était médusée et surprise que le grand huart n’ai pas pris la vie de Machigan.

– « Alors il m’a raconté les secrets de la nuit, les mystères qu’elle abrite, les feux qu’elle allume. Il a compris qu’il ne devait pas craindre que les hommes lui volent son royaume et il m’a dit :

– « Je veux bien désormais partager la nuit avec vous. Mon chant ne sera plus un signal pour vous interdire de sortir. Vous aurez accès à toutes ses beautés. Vous laisserez la lune suivre son chemin et à partir de maintenant, je chanterai désormais pour saluer sa venue. »

– « Je ne savais pas où je me trouvais mais devant mes yeux tout à coup je vis avancer une embarcation. J’ai appelé et simplement, me voila. »

Niska se leva et embrassa son fils.

– « Viens avec moi! »

Elle l’entraîna sur le rivage et lui dit de ne pas bouger. Sous les yeux de tous, elle détacha un canot et s’en alla toute seule au milieu du lac. Personne n’osait rien dire, pas même Onas, ni le sorcier. Sur le visage de Machigan qui la suivait du regard se dessinait un sourire.

Niska fila sur l’eau et le chant modulé du huart retentit. Les gens massés sur la grève frissonnèrent car ils n’étaient pas totalement rassurés. Le grand huart lançait son signal et pourtant, la nuit était loin encore !

Qu’est ce que cela voulait dire ? Niska continua d’avancer. Sans même agiter la surface de l’eau un magnifique huart noir surgit devant le canot. Niska arrêta de ramer. Elle retira de son cou le collier de cailloux blancs qu’elle avait polis et repolis tout au long de sa douloureuse attente.

Elle se pencha vers le huart qui se tenait immobile devant elle. Puis elle lui glissa au cou le collier qu’elle avait façonné. Elle murmura un seul mot avant de repartir vers le village :

– « Merci. »

On dit que c’est depuis ce jour que les huarts portent sur leur cou noir et luisant un magnifique collier de plumes blanches.

Des plumes qui ont dû être un jour des cailloux : six cailloux blancs sur un fil.

Et vous, comme Machigan, dépassez vous ces croyances qui vous limitent ?

Cela vous inspire ?

Paix et Harmonie,

Source: Cristal Himalaya...www.lespasseurs.com

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Légende : Charlemagne se fait voleur par ordre de Dieu

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Une nuit que Charlemagne se livrait au sommeil dans son nouveau palais appelé Kaiserpfalzun ange lui apparut et lui annonça que par ordre de Dieu il devait commettre un vol. Découle de cette singulière aventure le surnom d’Ingelheim que Charles le Grand donna à sa résidence favorite, située à 15 km de Mayence et d’où ce puissant empereur commanda à la moitié de l’Europe.

A l’annonce faite par l’ange du vol que l’empereur devait commettre, ce dernier s’écria, indigné :

« — Quoi ! Mes cheveux ont blanchi dans le chemin de l’honneur, mes trésors regorgent d’or et d’argent, le Rhin et le Danube me paient tribut, mon sceptre s’étend même sur Rome la ville éternelle et je serais obligé de me faire voleur ! Non, Dieu ne peut m’imposer un ordre semblable.

— Ne discute point les décrets de la providence, lui répondit le céleste messager ; ses desseins sont impénétrables et ce que les hommes considèrent souvent comme un mal, Dieu dans sa divine sagesse ne le permet que pour leur bien. »

Vue d'artiste du Kaiserpfalz d'Ingelheim

Vue d’artiste du Kaiserpfalz d’Ingelheim

En disant ces mots l’ange disparut. Charlemagne, vaincu par un ordre aussi formel, se revêt de son armure et l’épée à la main sort sans bruit de son palais. La nuit était noire et épaisse : Charles ne sait où diriger ses pas ; l’ordre divin l’inquiète et le tourmente. Comment faire pour voler et ne pas se laisser prendre ? Et l’empereur pensait : « Que n’ai-je auprès de moi ce coquin d’Elbegast ! Si souvent je l’ai fait poursuivre pour ses vols ! Si souvent menacer de la potence et de la roue ! Et maintenant je donnerais mes trésors pour avoir ses conseils et son aide. »

Et Charles soupirait amèrement. Tout à coup il sentit son glaive se détacher de sa main, sa tête chauve se dépouiller de son casque et les lanières de sa lourde armure se dénouer, puis une voix railleuse lui glisser à l’oreille ces paroles : « Majesté, ce costume est très propre aux tournois et aux sanglantes mêlées, mais quand il s’agit de faire un coup on laisse tout cela chez soi. »

Charles étonné se retourne et aperçoit la figure grimaçante du nain Elbegast qui continua en ricanant :

« — C’est pour ce motif que j’ai rapporté les armes de sa majesté dans son appartement, et si elle veut réellement commettre un vol je me mets à sa complète disposition. Envie-t-elle par hasard les biens d’un naïf campagnard, les trésors d’un riche comte ou le sac bien rempli d’un pieux abbé ? Qu’elle parle et je la conduirai.

— Non, je ne veux rien de tout cela, soupira l’empereur.

« — Voyons ! il me vient une idée ! s’écria le nain. Oui, c’est cela ! Non loin d’ici habite le comte Harderich ; nous pouvons sans remord lui rendre une visite. C’est un gaillard de la pire espèce : il rompt la trêve de Dieu, trafique sur les besoins du peuple, opprime la veuve et l’orphelin et, qui pis est, souhaite la mort de votre majesté. Non, voler chez lui n’est pas un crime.

— Tu as raison, répondit l’empereur, c’est mon homme. Allons ! »

Les deux compagnons se dirigent à pas rapides vers l’opulent manoir du comte. Arrivés, le nain murmure quelques paroles magiques, et, comme par enchantement, les lourdes portes roulent sur leurs gonds. L’empereur pénètre dans la vaste salle des ancêtres contiguë à la chambre à coucher du comte, tandis que le nain se glisse doucement et sans bruit dans l’écurie pour y prendre le coursier favori du comte.

La suite ici : http://www.france-pittoresque.com/spip.php?article12534

Sauvetage en mer

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Il y a plusieurs années, dans un petit village de pêcheurs, une jeune garçon apporta la preuve qu’une bonne action est toujours récompensée. Du fait que le village entier vivait de l’indutrie de la pêche, il lui était nécessaire d’entretenir une équipe de sauveteurs volontaires en cas d’urgence.

Une nuit que les vents faisaient rage, les nuages crevèrent et une forte bourrasque fit chavirer une embarcation en mer. À bout de ressources, l’équipage lança un appel de détresse. Le capitaine du canot de sauvetage sonna l’alarme et les habitants se rassemblèrent sur la place du village surplombant la baie. Alors que les sauveteurs mettaient leur embarcation à l’eau et se frayaient une voie à travers les vagues rugissantes, les villageois attendaient impatiemment sur la rive, munis de lanternes pour baliser le chemin du retour.

Une heure plus tard, le canot réapparut dans la brume et les villageois, réjouis, s’élancèrent pour l’accueillir. Tombant épuisés sur le rivage, les volontaires rapportèrent que l’embarcation n’avait pu prendre un passager de plus et qu’ils avaient dû laisser un homme derrière eux. Un seul passager de plus aurait sans aucun doute fait chavirer le bateau et tous auraient été perdus.

Aussitôt, le capitane fit appel à une autre équipe de volontaires pour aller chercher le dernier survivant. Le jeune Hans, âgé de seize ans, s’avança. Sa mère s’accrocha à sa manche, en implorant : «N’y va pas, je t’en prie ! Ton père est mort dans un naufrage, il y a dix ans, et ton frère aîné, Paul, est porté disparu en mer depuis trois semaines. Hans, tu es tout ce qui me reste ! »

Hans répondit : «Mère, je dois y aller. Qu’arriverait-il si tout le monde disait : «Je ne peux pas y aller, que quelqu’un d’autre le fasse» ? Mère, cette fois je dois faire mon devoir. Lorsque vient l’appel, nous devons y répondre chacun à notre tour. » Hans embrassa sa mère, rallia l’équipe et disparut dans la nuit.

Une autre heure s’écoula, qui sembla une éternité à la mère de Hans. Enfin, l’embarcation de sauvetage apparut dans la brume. Hans se tenait à la proue. Les mains en porte-voix, le capitaine demanda : «Avez-vous trouvé l’homme perdu ? » À peine capable de contenir sa joie, Hans cria avec excitation : «Oui, nous l’avons trouvé. Dites à ma mère que c’est mon frère aîné, Paul !»

(Texte de Dan Clark)

 

http://legrenierdebibiane.com/trouvailles/textes/sauvetage.htm

changeons notre vie

Changeons notre vie

Photos vertigineuses de production de masse d’aliments aux USA.

by Changeonsnotrevie

J’ai trouvé sur le NEW YORK TIMES un article qui m’a interpellé. Dans la rubrique « CAN BIG FOOD CHANGE ? « 

Il s’agit d’une série de photos vertigineuses de production de masse d’aliments aux USA.

En intro : [Notre système alimentaire industrialisé nourrit plus de personnes, à moindre coût, que tout autre système comparable dans le passé.Il exerce également une influence massive sur notre santé et notre environnement. Le photographe George Steinmetz a passé près d’un an à parcourir le pays pour photographier ce système, dans toute sa portée, sa grandeur, et son ampleur vertigineuse. Ses photos sont d’autant plus remarquables que peu de grands producteurs d’aliments sont prêts à s’ouvrir de la sorte aux yeux du public]….

Vertigineux certes oui, mais aussi effrayant, et inquiétant à mes yeux !

Survol en images d’une production industrielle

Regardez vous la télé ?

 

 

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Bien qu’habitant à l’étranger, le peux capter, grâce aux câbles, 3 chaînes françaises : Arté, France V et France 2.

 

Sur cette dernière, il y a un animateur et présentateur  que j’aime beaucoup : Frédéric Lopez.

 

Je trouve ses émissions très bien faites et surtout émouvantes : Rendez-vous en terre inconnue, parenthèse inattendue, et maintenant ; 1001 vies

 

Chaque jour il présente une personne inconnue ou célèbre mais qui a une histoire pas banale.

 

Si vous le pouvez, je vous conseille de regarder cette émission, qui passe chaque jour à 14 heures et je sais que vous ne serez pas déçus.

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Aujourd’hui il nous a présenté Olivier Bourdeaut, auteur d’un livre à succès :

« En attendant Bojangles »

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 Dont voici les premières pages.

 

http://www.finitude.fr/wp-content/uploads/2015/09/extrait-Bojangles.pdf

 

 

Il y a trois ans, il était prisonnier d’IKEA

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Trois ans plus tard, le petit singe « d’Ikéa » profite enfin de la vie qu’il a toujours mérité

Il y a trois ans, l’histoire de ce petit singe avait fait le tour du Web. Darwin, petit macaque domestiqué, avait été aperçu se promenant seul dans un magasin Ikéa de Toronto, au Canada, emmitouflé dans un manteau.

Des clients très surpris avaient alors photographié le singe et l’image dérangeante avait enflammé les réseaux sociaux.

Le macaque japonais avait été élevé illégalement par une famille de Canadiens peu soucieux de lui offrir une vie qui réponde à ses besoins. Darwin avait alors été saisi et envoyer au sanctuaire Story Book Farm Primate dans l’Ontario, toujours au Canada.

Mais à son arrivée, le petit singe n’a pas pu se faire accepter par les autres primates, trop habitués à la vie avec les humains et incapables de se débrouiller par lui-même.

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Lentement, Darwin a tout de même su remonter la pente et apprendre les codes de sa nouvelle vie. Tous ses traumatismes se sont peu à peu atténués, et les soigneurs l’ont vu regagner confiance en lui.

Récemment, les volontaires du refuges ont annoncé qu’il était fin prêt à rejoindre un petit groupe de macaques. Une victoire pour Darwin !
Daina Liepa, qui travaille au sanctuaire, à expliqué au magazine Vice :

Nous souhaitons le présenter à deux macaques femelles, Cody et Puglsey. On espère qu’ils vont bien s’entendre pour que leurs enclos respectifs puissent être reliés entre eux, et au besoin, les portes coulissantes nous permettront de les séparer.

Rien n’était gagné pour Darwin. Et son histoire nous rappelle à quel point l’inconscience de certaines personnes peut détruire la vie d’animaux innocents. Ce petit macaque a eu de la chance, sans cette photo virale, personne ne l’aurait retiré à sa famille humaine qui l’enchaînait à une existence qui ne lui correspondait pas.

Les singes, comme toutes les espèces sauvages, ne sont pas des animaux de compagnie. Le vétérinaire Kevin Wright a d’ailleurs rappelé dans les colonnes du National Geographic:

Si vous essayez d’en faire des animaux domestiques, vous créerez un animal mentalement déséquilibré dans 99,9% des cas. L’animal ne pourra jamais retrouver son milieu naturel. Et ne pourra jamais réussir à s’entendre avec ses congénères. Et la plupart du temps, il développera des troubles du comportement auto-destructeurs.

Source : Holidogtimes.

*Luce

Aux Etats-Unis, les labos publics renoncent à l’utilisation des chimpanzés !

 

Stop Animals Genocid

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Excellente nouvelle ! Aux Etats-Unis, les labos publics renoncent à l’utilisation des chimpanzés !

Les chimpanzés ne serviront plus à la recherche gouvernementale aux Etats-Unis et les 50 derniers représentants de l’espèce encore captifs vont être mis à la retraite dans un sanctuaire, ont déclaré les autorités de santé américaines mercredi.

La décision de l’Institut national de la santé (NIH) survient deux ans et demi après l’annonce par l’agence de son choix de mettre un terme à la quasi-intégralité de sa recherche biomédicale s’appuyant sur des chimpanzés, les animaux les plus proches de l’homme avec 98% de gènes communs.

Depuis 2013, aucune nouvelle demande de recherche à partir de chimpanzés n’avait été approuvée. Depuis l’an dernier, les chimpanzés en captivité ont été enregistrés parmi les espèces menacées par le Service de la pêche et de la vie sauvage américain.

Le NIH a indiqué que cette désignation d’espèce en danger conduisait les chercheurs à demander l’obtention d’une autorisation supplémentaire pour mener des expérimentations susceptibles de blesser l’animal, et qu’aucune demande d’autorisation n’avait été demandée.

« En conséquence de ces nombreux changements ces dernières années et de la demande significativement réduite de chimpanzés pour les recherches médicales appuyées par le NIH, il est clair que nous avons atteint le seuil critique », a déclaré un responsable du NIH, Francis Collins, dans un communiqué.

« En accord avec l’engagement de juin 2013 du NIH, j’ai réexaminé la nécessité de maintenir les chimpanzés dans la recherche biomédicale et pris la décision, avec effet immédiat, de nous dispenser de notre colonie de 50 chimpanzés pour de futures recherches ».

Les chimpanzés de la NIH deviennent donc « immédiatement éligibles à la retraite » au « Paradis du chimpanzé », un sanctuaire fédéral de Keithville, en Louisiane, a annoncé Francis Collins.

L’Institut national de la santé a déclaré qu’il continuerait d’utiliser d’autres primates ‘non-humains’ pour ses recherches.

Source : AFP