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Un soir, je me souviens

 

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Je suis dans ma petite chambre, je n’ai parlé à personne depuis deux jours, je suis triste, je pleure.
En bas dans ma rue, il y a un cinéma et déjà beaucoup de gens font la queue pour prendre leur billet. Ils sont venus en couple, entre amis, ils parlent et rient.
Leur bonheur me fait mal, si mal, faisant ressortir ma solitude que je ne supporte plus.
Alors, sans que je comprenne bien pourquoi, un dialogue s’instaure entre moi et……

– Pourquoi suis-je si seule ?
– Parce que c’est ton destin
– Et à quoi cela me sert de tant souffrir ?
– A réfléchir
– Mais s’il en est ainsi pourquoi suis-je faite comme les autres avec un cœur qui bat, qui aime et qui pleure ?
– Parce que si tu ne savais pas ce que c’est qu’aimer et souffrir, tu ne pourrais pas comprendre les autres et les aider.
– Je ne vois pas comment je pourrais aider les autres en étant si malheureuse ?
– Pour l’instant tu apprends à accepter ton destin et quand cela sera fait, tu pourras alors regarder les autres, sonder leur âme et trouver les bonnes paroles à prononcer pour les aider.
– Et tout cela va prendre combien de temps ?
– Cela dépend de toi, uniquement de toi.

Le dialogue s’est arrêté là, la voix est partie et je suis restée seule avec ma souffrance refusant ce que je venais d’entendre.

Très longtemps, j’ai oublié cette conversation, reprise par la vie de tous les jours, j’ai de nouveau aimé, j’ai de nouveau pleuré et c’est dans ces moments là qu’elle remontait dans mes souvenirs comme pour se rappeler à moi.

Les années ont passé, un jour, j’avais 50 ans, j’ai compris que pour me protéger, puisque là était ma faiblesse, je devais cesser de chercher après quelque chose ou quelqu’un que je ne trouverais jamais. J’ai cessé de sortir, je me suis mise à vivre avec ma solitude qui, au fil des semaines, devenait une amie.

Débarrassée d’un problème qui me retenait prisonnière, je me suis mise à respirer, j’ai commencé à voir réellement tout ce qui m’entourait, à comprendre que maintenant que j’étais libre, j’allais enfin pouvoir commencer à vivre selon le destin qui était prévu pour moi.

Trente six  ans ont passé depuis, et je comprends maintenant que ce qui m’avait été dit un jour de novembre 1981 s’était enfin réalisé et que le temps pour parvenir à ce changement n’a pas une grande importance, l’essentiel étant d’y arriver un jour.

Yaël

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La mort.

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(tableau de Vincent Bardou)

Voici un sujet des plus lourds mais qu’il faudrait arrêter d’éluder : LA MORT

 « Quelle bonne idée j’ai eue de vous promettre quelque chose sur un tel sujet d’autant plus difficile à aborder que depuis que le monde est monde il fait peur alors on l’occulte, et on pense que si on ne parle pas de lui, si on le laisse tranquille, il nous oubliera alors qu’on sait très bien qu’un jour viendra où il se rappellera à nous.

 Ce sujet est d’autant plus difficile à aborder que la religion et la philosophie se sont emparées de lui et qu’il existe parmi nous, les lettrés, les croyants, les sceptiques et les autres.

 Je ne me souviens plus quand exactement j’ai commencé à m’intéresser à lui mais je pense que j’avais déjà admis l’existence de l’entité supérieure (D-IEU), ce qui a rendu plus facile ma compréhension et surtout ma façon d’accepter l’inacceptable.

 Bien des questions se posent à commencer par : pourquoi la mort fait-elle si peur puisque très jeune nous savons qu’elle existe, qu’elle nous appellera un jour, qu’elle est inéluctable ?

 Une autre aussi, pas moins importante : puisque nous avons toute la vie pour nous habituer à elle, pourquoi refuser d’y penser pour se retrouver complètement démuni quand elle se présente à nous ?

Et encore, pourquoi tant de gens la maudissent cette vie, prétextant qu’il y a trop d’injustices sur cette terre, qu’ils n’ont  pas de chance, alors que ces mêmes gens tueraient père et mère lors d’une panique afin de se retrouver parmi les survivants ?

 Je crois qu’une des réponses possibles consiste à dire que dans ce dernier cas, c’est notre instinct qui nous pousse à agir sans tenir compte de rien si ce n’est que de survivre, alors que dans la vie de tous les jours, ce qui nous pousse à penser autrement ce sont les douleurs que nous ressentons, soit lorsque nous sommes malades, ou encore lorsque nous perdons un être cher et que nous refusons la séparation d’avec lui, également lorsque nous aimons et que nous voulons que cela dure toujours.

 Alors comment faire pour amoindrir notre peur et notre peine ?

 Des êtres tels que les religieux, les penseurs, les médecins, les psychologues se sont penchés sur ce sujet et je pense qu’il est bon de s’arrêter un instant sur ce qu’ils nous ont laissé comme message pour, à notre tour, essayer de comprendre comment nous pouvons contenir notre peur, et amoindrir notre peine.

 C’est dans les religions et monothéistes et asiatiques que le sujet est soulevé, étudié, expliqué, et que nous dit-on ?

Ø      Que la vie est un passage sur terre

Ø      Que la mort est le dernier acte de la vie

Ø      Que nous vivons une succession de vies et que dans chacune d’elles nous avons quelque chose de spécifique à apprendre et à faire, un peu comme à l’école ou une seule année d’études ne suffit pas pour tout savoir.

Ø      Et que lorsque nous avons fini de revenir, notre corps quitte le cycle des réincarnations, et la parcelle d’éternité qui est en nous part dans des sphères plus élevées, plus célestes.

 Une fois ceci admis comme possible (je n’ai pas dit comme certain), on nous dit aussi que c’est notre âme, seule immortelle,  qui se réincarne à chaque fois et qu’elle est parfaitement consciente de ce que comporte cette nouvelle vie dans laquelle elle va devoir nous aider à agir et nous guider

 On nous explique que même si le nombre de réincarnations de chacun n’est pas connu et n’a pas d’importance pour la suite, il est normal de penser que les premières réincarnations ont lieu dans des vies assez faciles qui ne comportent que quelques épreuves mais que plus on monte dans les paliers, plus elles se compliquent, pour devenir franchement difficiles lorsqu’on arrive à la fin des retours sur terre.

 Si cela est réel, on pourrait comprendre que les beaux, les riches et les heureux en sont à leur début alors que les infirmes, les malheureux, les mal-aimés, sont au bout de leur périple. Ce qui expliquerait  que cette soi-disant injustice qui s’étale sous nos yeux, est uniquement vue par nous comme telle.

 Mais autre chose non moins importante est portée à notre connaissance, c’est que chaque vie qui nous est donnée est accouplée avec une mission qui lui correspond et qui peut être celle d’aimer, de donner, de vaincre, de renoncer, etc., toutes ces choses que nous rencontrons au cours de notre existence et qui, si nous aimons mal, si nous ne donnons pas assez, etc., se retourneront contre nous dans la vie suivante et que nous serons victimes des mêmes méchancetés que celles que nous avons commises dans la vie précédente, ceci afin de comprendre car dans ce genre d’expérience, il n’y a pas de punition seulement des épreuves destinées à comprendre et à s’élever.

 Je dois dire que ceci est le fruit de mes introspections et que cela m’a beaucoup aidée de penser ainsi car en ne trouvant pas à chaque coin de rue une forme d’injustice, en comprenant aussi qu’avec cette vie, il nous a été donné des règles et des armes, j’ai senti que pour en comprendre le maniement, il nous suffit d’en avoir  l’envie , la modestie de ne pas croire qu’on a tout compris, prendre le risque d’aller à  l’aveuglette étant malgré tout guidé par cette fameuse petite voix que l’on entend uniquement si on lui donne la parole et de ne pas prendre pour argent comptant la logique cartésienne.

 Le sujet est loin d’être clos mais si vous avez quelques difficultés pour lire ce que j’ai écrit  qui est assez hermétique, sachez que moi aussi j’ai beaucoup de mal pour exprimer ce que je ressens ainsi que le message que je veux faire passer.

 Et si nous parlions maintenant de ceux qui partent, qui nous quittent, ceux que nous voulons garder encore auprès de nous car nous les aimons.

 La question est : Mais comment les aimons- nous. ?

 1) pas assez pour les voir partir et en être privés, ne pensant qu’à nous, à notre peine,

 2) assez pour les voir partir et savoir que dans bien des cas ils vont arrêter de souffrir, préférant ainsi leur délivrance à notre peine.

 Bien sûr vous me direz et que fais-tu du départ d’un enfant, d’une personne en pleine fleur de l’âge ?

 Je me retourne encore une fois vers les écritures pour porter à votre connaissance ce qui y est dit :

 1) nos vies sont des cycles plus ou moins longs et le fait d’estimer qu’une vie normale est d’au moins 70 ans est une estimation humaine qui n’a rien à voir avec les décisions de l’au-delà.

 2) Il arrive quelque fois que dans une vie précédente, on soit parti plus tôt que prévu, par la faute de l’homme (guerre, meurtre etc…) et on n’avait pas fini de ce l’on devait faire, on revient donc pour cette raison et on repart dès que la boucle est bouclée.

3) Il arrive aussi que dans la vie précédente, on soit responsable de la mort d’un enfant, d’un jeune etc… et dans cette nouvelle vie, on se verra enlevé une personne jeune et aimée pour vivre la douleur qu’on a fait subir à d’autres et ainsi payer sa dette.

 4) Il se pourrait aussi que dans cette nouvelle vie, notre mission soit d’apprendre à pardonner l’impardonnable et par là, de pardonner au meurtrier de notre enfant.

 5) Quant à la maladie elle fait partie des épreuves de la vie et souvent nous la provoquons parce que nous ne respectons pas celle qui nous a été donnée, nous exagérons que ce soit par la nourriture, par la vie effrénée, par des abus de toutes sortes, nos maux étant parfois aussi le résultat d’abus des générations précédentes comme le disait la publicité : les parents boivent, les enfants trinquent.

Pour toutes celles et ceux  qui ont perdu un être cher à un âge avancé ou avant l’âge, je dédie ce poème que j’ai écrit à une personne pour l’aider à faire son deuil.

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ENTRE DEUX MONDES

 Je suis là, ne vois rien mais j’entends

Le bruit des pas, les murmures étouffés,

Où suis-je et surtout depuis quand ?

J’aimerais bien savoir ce qui m’est arrivé.

Hier on m’a parlé, je connaissais la voix

Mais que m’a-t-on dit ? Je ne m’en souviens pas

Et puis, cette odeur qui m’est familière

Qui me rappelle quelqu’un, qui me rappelle ma mère.

Je ne sens pas mon corps,

Il ne me fait plus mal

Aurais-je été victime d’un accident banal ?

Et si cela était, serais-je à l’hôpital ?

Maintenant, je vois un tunnel et au loin,

Une lumière blanche telle un petit point,

Je presse le pas, je voudrais être dehors

Ce pourrait-il que je sois déjà mort ?

Autour de moi on s’active,

On me parle, on m’invective

On me secoue et l’on me crie

De ne pas renoncer, de continuer à vivre.

Mais cette lumière au loin Est plus forte que tout.

Je sais qu’à ce stade, je peux encore choisir

Retourner d’où je viens, ou bien alors partir

Amis, famille vous qui m’aimez,

Ne me retenez pas, laissez-moi m’en aller

Ici j’ai fini mon temps

Ailleurs est ma renaissance

D’en bas me parviennent les derniers petits bruits

Il nous quitte, il s’enfonce

Il ne veut plus lutter, il renonce

Il vient de décéder, il est midi.

Sorti du tunnel je vois une splendeur

Des arbres des couleurs et des fleurs

Et ma mère qui, par sa présence

M’apprend que tout recommence.

C’est donc cela mourir

C’est continuer à vivre

Ailleurs et autrement

Mais bien plus fort qu’avant.

Vivants n’ayez plus peur

Un jour vous partirez

Au bout de ce tunnel vous découvrirez

Que la vie ne s’arrête jamais. (Yaël)

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 Et puis il y a cette fameuse question : Si D-ieu existait il n’y aurait pas autant d’injustice et de malheurs dans le monde. Que penser de cela ?

 Les écritures nous racontent qu’il y avait, à une époque très reculée, deux villes qui s’appelaient Sodome et Gomorrhe que D-ieu voulait rayer du monde du fait du vice et des meurtres qui s’y perpétraient. Seulement dans l’une de ces villes vivaient Loth et sa famille et eux, respectaient  les lois édictées par l’Eternel et il était injuste qu’ils subissent le même sort que les pêcheurs.

 Deux messagers sont envoyés et précisent à Loth qu’il doit sortir de la ville avec tous les siens y compris son troupeau et surtout qu’une fois en route, personne ne doit se retourner quoi qu’il puisse se passer. Malheureusement, la femme de Loth, pour une raison qui n’est pas précisée dans la bible s’est retournée et elle fut immédiatement transformée en statut de sel.

 Ce qui est écrit dans la bible est souvent hermétique et difficile à interpréter autrement que par une personne versée dans cette sorte de récits. Il s’agit aussi souvent de symbole.

 Pour ma part, j’ai compris une chose : Nous avons, et ce depuis notre plus jeune âge, la notion du bien et du mal, de ce qui se fait et ce qui ne doit pas l’être, alors si D-ieu agissait avec nous comme il l’a fait avec la femme de Loth, il pourrait par exemple, nous priver de la parole à chaque fois que nous mentons ou que nous insultons, nous paralyser une main ou un bras à chaque fois que nous nous emparons d’une chose qui ne nous appartient pas mais dans un cas pareil où serait notre libre arbitre ? Ne serions-nous pas des robots tout simplement ? Je ne pense pas que nous aimerions ce genre de vie surtout nous les Français, si épris de liberté, et si peu disciplinés. D-ieu nous a conçus de façon à ce que nous nous sentions responsables, de nous-mêmes, de nos paroles et de nos actes.

 Les malheurs qui touchent tant de gens, partout dans le monde, la faim, les viols, les guerres, les maltraitances, sont le fait de l’homme et de lui seul, ils sont la conséquence, du laxisme des états, de l’égoïsme de tous. Les manifestations et les grèves ne servent à rien car trop utilisées, elles paralysent seulement les pays, elles coutent des millions, or dans nos pays, on manifeste pour protéger des droits acquis ou pour en avoir plus et ceux qui n’ont rien n’ont même pas la possibilité de le faire savoir car ils vivent dans des états totalitaires ou seuls les dirigeants ont le droit à tout.

 Alors plutôt que de se demander si D-ieu existe ou pas, de penser qu’Il est injuste, méchant et belliqueux, pourquoi ne pas se demander ce que nous pourrions faire pour arrêter ces fléaux, pour partager avec ceux qui n’ont rien, pour arrêter de gémir pour rien et surtout….. agir pour réparer ce que certains de nos semblables démolissent.

 Il m’arrive parfois d’imaginer que D-ieu, lorsqu’il voit tout cela, se demande s’il a bien fait de nous donner la vie, et s’il n’aurait pas dû détruire non seulement Sodome et Gomorrhe mais la planète toute entière.

 Maintenant une citation qui étaye mes pensées :

 Blaise Pascal, inventeur de la machine à calculer a écrit en 1654 une apologie de la religion chrétienne appelée «Les pensées» :

Sa défense de la foi y est imparable de logique :

« Si l’homme est dans l’incapacité de prouver l’existence de D-ieu, il lui est plus profitable de croire que de ne pas croire. Seule la seconde solution peut l‘amener à tout perdre si la mort confirme la réalité divine ».

 J’ai toujours pensé ainsi mais je ne savais pas que je rejoignais Blaise Pascal dans ses pensés. Je viens de découvrir cette citation dans la revue « EVENE »

 Je ne sais pas si j’ai raison de vous parler de ce qui va suivre mais qui, à mon avis, fait suite à ce qui vient d’être écrit. Je ne le fais pas par méchanceté mais pour vous expliquer que certains de nos raisonnements sont illogiques et absurdes, et très souvent les protagonistes ne s’en rendent pas compte et partent sur une fausse base, ils se fourvoient tout en pensant qu’ils ont raison.

 Un jour, quelqu’un m’a écrit, répondant ainsi à un de mes articles :

 « Bonjour. Pour moi D-ieu – s’il existe – est injuste, mauvais et belliqueux. On parle toujours des mauvaises actions et de la cruauté du Diable mais lui au moins affiche ses idées si je peux m’exprimer ainsi. Pas vraiment de mauvaise surprises. Tandis qu’avec l’Autre… »

 Si j’analyse ce texte j’y vois de très grosses contradictions :

1)      « Pour moi D-ieu s’il existe  est injuste, mauvais et belliqueux ». Je comprends difficilement comment on peut attribuer des qualités ou des défauts à quelqu’un qu’on ne connaît pas et dont on doute même de l’existence

 2)     « On parle toujours de la cruauté du Diable mais lui au moins affiche ses idées ». Je ne comprends toujours pas comment on peut attribuer des qualités ou des défauts à quelqu’un qu’on ne connaît pas non plus, mais dont on ne nie pas l’existence.et qui est l’opposé du premier.

 Faites bien attention lorsque vous pensez,  de ne pas commettre une erreur comme celle-ci,  car un raisonnement pareil n’a aucune consistance et ne peut en aucun cas servir de base à la plus petite compréhension d’un sujet qui, je le reconnais, est des plus compliqués. Mais là, je peux vous assurer  que la petite voix était absente car sinon elle n’aura pas permis une telle erreur de jugement.

 Surtout, si la personne dont il est question se reconnaît, qu’elle ne m’en veuille pas, j’ai seulement voulu souligner que de bonne foi, on peut dire des choses illogiques sans s’en rendre compte

 Je comprends très bien que si pour celles qui ont déjà fait un certain cheminement dans la matière ce que j’ai écrit à été assez aisé à comprendre, celles qui n’ont toujours pas trouvé leur voie, ont eu bien du mal à saisir la portée de mes propos. Surtout que ces mêmes personnes qui sont pleines de bonne volonté, voudraient bien essayer de comprendre, mais elles ne savent pas à qui s’adresser. On entend tant de chose hélas vraies et contradictoires, sur les sectes, sur les religieux fanatiques qu’on a peur.

 Pendant longtemps j’ai amèrement regretté de n’avoir jamais trouvé sur mon chemin quelqu’un qui m’aurait inspiré suffisamment de confiance pour que je me confie à lui et que je le laisse me guider et j’aurais fini par renoncer si je n’avais pas été guidée par je ne sais quoi.

 Quoi qu’il en soit, ce que je sais, ce que je crois avoir compris c’est à moi seule que je le dois et dans ce domaine comme dans d’autres, j’ai aussi beaucoup « tangoté » et ce n’est que dernièrement, disons ces 10 dernières années, que j’ai eu la sensation d’être sur le chemin qui est le mien, d’avoir fait, sinon tout ce que je devais, du moins tout ce que j’ai pu ;  d’un côté je suis détachée de beaucoup de choses, je ne ressens plus ni peine ni regret, je vis ma petite vie au jour le jour car je n’ai plus besoin de projets, d’un autre côté et grâce à mes blogs et aux connaissances que j’ai faites sur ces sites, je me sens proche de vous toutes, soit parce que vous vivez, d’une certaine façon, ce que j’ai vécu, soit parce que je vous sens désemparées et que je voudrais vous aider mais je sais aussi par expérience, que quelque soit le milieu auquel on appartient, quelque soit l’entourage qui est le nôtre, c’est seule que nous avançons dans la vie vers l’inéluctable, que dans les grands moments de détresse, nous sommes toujours seules, et que l’expérience de chacun n’est pas forcément valable pour les autres mais le fait d’en parler peut peut-être, dans certains cas,  éviter certains faux pas, gagner un peu de temps quand il n’en reste pas beaucoup,

 Portez vous bien, faites attention à vous, prenez de la distance avec certains événements quand vous le pouvez, et surtout,  laissez votre « petite voix » vous parler, elle a de très belles choses à vous dire. Yaël (2015)

Réponse au delà des questions

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Toute personne qui porte intérêt au sens profond de la vie s’intéresse à celui de la mort. Cette étude est la plus vaste qu’il soit. Elle détient les réponses aux questions que chacun se pose au sujet des « injustices » à propos des comportements malveillants et de leurs rétributions. La base des enseignements donnés à Chökhor Ling repose sur cet essentiel sujet mis à l’étude, à l’observation et en méditation, sous l’éclairage de la tradition bouddhiste mais également de l’expérience scientifique concernant le monde des esprits.
Tout est dans tout et rien ne peut être négligé. Par manque de connaissances approfondies et d’explications sérieuses, par volonté d’appropriation afin de s’octroyer un seul pouvoir de vérité, le monde survole souvent les faits on ne peut plus naturels de la vie, pour en exposer un mystère facile à marchander. Il ne s’agit pas de parler et de répondre à tout prix, mais d’écouter le silence qui sous-tend toute existence visible et invisible.

Qu’appelle-t-on la sagesse ?

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Quand on commence à s’intéresser au spirituel, au mystique à l’ésotérisme, on ne sait pas trop où on va ni pourquoi mais pendant très longtemps, on aime ce qu’on lit et on désire toujours en savoir plus. Une chose est sure, on nourrit son intellect.

Une phrase ici qui accroche notre attention, une citation qui nous donne envie de méditer et puis, assez vite, la vie de tous les jours reprend le dessus.

Les années s’écoulent on engrange des connaissances mais……….. il ne se passe rien ou si peu.

Pourtant, un jour, on sent comme un petit déclic, une résolution que l’on prend et que l’on va tenir, un désir de modifier quelque chose dans sa vie intérieure.

Et puis, on se rend compte que quelque chose vient de se produire, qu’on est plus tout à fait le même et on découvre qu’enfin, les leçons portent leurs fruits : on est arrivé à relativiser, à prendre du recul, on se détache, on ne juge plus, on comprend.

On est alors envahi d’un sentiment nouveau de bien-être, de plénitude .

Est-ce ce que l’on appelle la sagesse ? Yaël

Faire quelque chose de sa vie.

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J’ai eu la chance, dans ma vie déjà longue, de me poser une infinité de questions et de lire beaucoup d’articles concernant la mort, la vie et ce qu’il fallait en faire.

Comment comprendre notre venue sur terre et plus encore, ce que nous avons à y faire  pour ne pas être venu pour rien ?

Sans entrer trop dans les détails, les choses sont assez simples : nous naissons pour accomplir quelque chose. Chacun a sa mission mais pour la comprendre nous devons tout d’abord admettre que ce qui nous arrive est prévu et que nous devons affronter les événements, les accepter ou les combattre mais surtout en faire quelque chose.

 

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Il ne sert à rien de se plaindre de son sort car les conditions dans lesquelles nous vivons sont celles qui nous permettent de grandir et de réaliser notre destin.

Si vous n’aimez pas la famille dans laquelle vous êtes né, sachez que c’est pourtant celle qui convient le mieux à votre devenir.

Si vous estimez que personne ne vous comprend, Si vous pensez que personne ne vous aime, si vous croyez qu’on vous en veut, sachez que votre perception  des choses est faussée par la peine que vous ressentez face aux évènements que vous traversez et qui ne correspondent pas à ce que vous attendiez.

Ceux qui vous entourent ne sont ni bons ni mauvais mais ils sont parfois le reflet de vos propres réactions et vous avez attendu d’eux quelque chose qu’ils n’étaient pas capables de vous donner soit parce que ce n’était pas ce dont vous aviez besoin, soit encore parce que vous aviez choisi des compagnons de routes qui ne vous conviennent pas et donc, vos problèmes découlent du mauvais choix que vous avez fait.

Cessez de vous plaindre, cessez de ruminer votre soi disant infortune, arrêtez de penser que vous êtes une éternelle victime mais obligez-vous  à changer votre vision des choses, et plutôt que de tourner en rond ,commencez par changer une petite chose, puis une autre ensuite afin de faire de votre vie quelque chose de positif dont vous pourrez être fier.

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Changer ce que l’on peut, accepter le reste et faire la différence

 

Depuis quelques années, on entend de part et d’autre, des références à la maxime suivante :

Accepter ce qu’on ne peut pas changer,

Avoir le courage de changer les choses sur lesquelles on peut agir

Avoir la sagesse de discerner ce qui peut être changé de ce qui ne peut pas l’être.

(Il s’agirait, d’un extrait d’une prière écrite par les moines du Moyen Age. On imagine aisément qu’en cette époque tourmentée, l’équilibre entre la résignation et la révolte devait être particulièrement d’actualité.)

 

 

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La Prière de la Sérénité  » (écrit par des moines du Moyen Age) »

Si, dans ta vie, un jour tu devais pleurer,
Te sentant bien seul, loin de ceux que tu as aimés.
Dis toi bien qu’il y aura toujours quelqu’un qui te montrera le droit chemin.

Écoute ces mots, car moi qui te les dis, je n’ai pas toujours été ce que je suis.
J’ai connu bien des pleurs, des paniques, et des misères,
Alors récite avec moi cette prière.

Mon Dieu donne-moi la sérénité,
d’accepter toutes les choses que je ne peux changer.
Donne-moi le courage de changer les choses que je peux,
Et la sagesse d’en connaître la différence.

Tu devras aussi te prendre en main,
Si tu veux changer ton destin,
Laisse de côté les choses qui te détruisent,
Tu auras alors de belles surprises.

Pour toi, chaque jour deviendra ensoleillé,
Ton coeur s’ouvrira à l’amour.
Ne vis qu’un jour à la fois si tu veux en profiter,
Et tu seras heureux pour toujours.

Mon Dieu donne-moi la sérénité,
d’accepter toutes les choses que je ne peux changer.
Donne-moi le courage de changer les choses que je peux changer
Et la sagesse d’en connaître la différence.

Quand ma patience est à bout, aide-moi à la retrouver.
Apprends-moi à faire face aux difficultés avec calme et sérénité.
Lorsque, je suis à court de réponses vives et d’explications intelligentes,
Permets que cesse le flot de questions, au moins pendant un court moment.

Mon Dieu donne-moi la sérénité,
d’accepter toutes les choses que je ne peux changer.
Donne-moi le courage de changer les choses que je peux,
Et la sagesse d’en connaître la différence.

Et quand j’ai l’impression que les journées sont trop brèves
pour que je puisse accomplir toutes les tâches qui m’attendent,
Fais au moins que je trouve le temps de faire le plus important,
le temps d’écouter, le temps d’aimer
et le temps de rire aussi.

Mon Dieu donne-moi la sérénité
D’accepter toutes les choses que je ne peux changer,
donne-moi le courage de changer les choses que je peux changer
Et la sagesse d’en connaître la différence.

 

L’esprit de solitude de Jacqueline Kelen

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A vivre seul, au moins quelques années, on apprend à passer du besoin qui ligote au désir et au rêve qui ouvrent grand l’espace en soi et autour de soi.

A vivre seul, on apprend à choisir ses relations au lieu de les supporter, de s’en accommoder.

Sauvage et sociable tout à la fois, l’individu solitaire ne se croit pas obligé d’aller à des repas de famille, de participer à des fêtes dont les convives l’ennuient. Et de cela il ne se sent nullement culpabilisé parce qu’il est en accord avec ce qu’il fait.

Se tenir en solitude, c’est chérir une situation propice à inattendu, à l’incroyable dont les tableaux de Van Eyck et de Brueghel esquissent l’apparition. C’est se vouloir disponible, absolument; et non disponible pour quelque chose, en attente de quelqu’un. Se tenir dans la fraîcheur du commencement.

C’est donc un état émerveillé.

Jacqueline Kelen