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Ici et maintenant

On m’a souvent demandé à quelle époque j’aurais aimé vivre et après avoir cherché et remonté le temps, j’ai très vite répondu qu’aujourd’hui me convenait, non pas parce que cette période de l’histoire de l’humanité est plaisante mais tout simplement parce qu’à chaqu’un de ses épisodes, il y a eu, le progrès, les guerres, les injustices etc…. alors pourquoi choisir une époque inconnue qui n’est pas mieux que la nôtre ?

Grâce à internet,on a accès maintenant en un clic à de merveilleuses histoires, de belles illustrations, des dessins naïfs qui, je l’avoue, font mes délices alors, je vous les offre pour terminer cette semaine en beauté.

L’histoire du papier XUAN

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L’artisan du grand pays, Mao Shengli: prône  la production d’un papier ancien

 

 

 Le papier Xuan est la technologie de papier ancien de la Chine qui est réalisée à partir de plus de 108 manipulations dont 80% sont faites à la main, Le séchage du papier est l’un des processus les plus importants.

Le papier de riz traditionnel est le plus grand « deux pieds », tandis que les artisans contemporains doivent constamment faire face à un plus grand défi face au papier Xuan.

Mao Shengli est l’un des plus compétents  en droit ancien, et a perpétué la légende des travailleurs du papier à dessèchement au soleil.

« Journée nationale # Culture chinoise »

https://www.facebook.com/CCTV.CH/videos/1537066459714241/?hc_ref=ARSLqBNGVXW8IB5DHrPEsphMpDpa0BV5F8XYLdD2d8A6AdqfwOGXxcRTuU_n4YIOEg8

 

Evolution de la langue française depuis les gaulois

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(D’après « Revue encyclopédique », paru en 1899)

Le problème de l’origine de notre langue a reçu depuis le XVIe siècle les solutions les plus diverses ; on a tour à tour rattaché le français au grec, au celtique, au germanique, à l’hébreu, à d’autres langues encore.

Il semble en réalité que le français dérive du latin importé en Gaule après la conquête de César, et qu’il commence de s’en affranchir après que la chute de l’empire romain et les invasions barbares aient isolé notre territoire des autres contrées européennes.
Quelles sont les caractéristiques de ce latin et la façon dont il avait donné naissance au français ? On reconnut dès l’abord que la langue importée en Gaule par les colons, les marchands ou les fonctionnaires ne pouvait pas être identique au latin des auteurs classiques ; les Latins ne devaient pas plus parler la langue de Cicéron ou de Sénèque que nous ne parlons le français de Voltaire ou de Chateaubriand.

On distingua donc du latin littéraire, en partie fixé par la tradition, un latin vulgaire, langue parlée, beaucoup plus libre dans son développement, sans être d’ailleurs, comme on l’a dit trop souvent, la langue du bas peuple, l’argot des soldats ou le patois des colons italiens.

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Aujourd’hui : « Tête de radis »

Où l’on fait la connaissance de légumes très religieux.

 

Ito Jakuchu, Le Nirvana des légumes, vers 1780, encre sur papier, 181 x 96 cm, Musée national de Kyoto
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À première vue, cette peinture japonaise du XVIIIe siècle représente une simple nature morte. L’artiste Ito Jakuchu y a peint un grand radis blanc posé sur un panier. Autour, une ribambelle de légumes : navets, champignons, aubergines… Pourtant, cette nature morte comporte un sens caché !

C’est le titre qui nous donne un indice : Le Nirvana des légumes. Dans le bouddhisme, le Nirvana est un état de paix ultime. Ainsi, cette nature morte est en réalité une peinture religieuse !
Le radis blanc représente le Bouddha en personne, au moment où il atteint le Nirvana. Quant aux légumes disposés autour, ils symbolisent ses disciples…

 

Kubota Beisen, Portrait d’Ito Jakuchu peint à l’occasion du 85e anniversaire de sa mort, 1885, encre et couleur sur papier. Détail de l’œuvre
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Jakuchu aurait-il peint une caricature irrévérencieuse du Bouddha ? Absolument pas ! Le peintre, qui signe ses œuvres « le bouddhiste laïc Jakuchu », termine ses jours dans un monastère. Sa piété est au-dessus de tout soupçon.
Si Bouddha a une tête de radis, c’est parce que Jakuchu illustre ici une idée présente dans plusieurs écoles du bouddhisme : le Nirvana peut être atteint par tous les êtres vivants, les animaux et même les plantes. Le Nirvana des légumes, exécuté dans le style Zen, c’est-à-dire très libre et rapide, témoigne de ce courant de pensée.

 

Daïkon anthropomorphe, photo : the2belo
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Et sinon, pourquoi représenter Bouddha sous les traits d’un radis et pas d’une aubergine ?
Sans doute parce que le radis blanc, appelé « daïkon », c’est-à-dire « grande racine », a parfois un aspect vaguement humanoïde.

Considéré au Japon comme le premier des légumes, il constitue traditionnellement la base du repas des paysans et des moines. Aujourd’hui, les images de daïkon qui circulent sur Internet sont plus ludiques que bouddhiques

 

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Légende : Charlemagne se fait voleur par ordre de Dieu

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Une nuit que Charlemagne se livrait au sommeil dans son nouveau palais appelé Kaiserpfalzun ange lui apparut et lui annonça que par ordre de Dieu il devait commettre un vol. Découle de cette singulière aventure le surnom d’Ingelheim que Charles le Grand donna à sa résidence favorite, située à 15 km de Mayence et d’où ce puissant empereur commanda à la moitié de l’Europe.

A l’annonce faite par l’ange du vol que l’empereur devait commettre, ce dernier s’écria, indigné :

« — Quoi ! Mes cheveux ont blanchi dans le chemin de l’honneur, mes trésors regorgent d’or et d’argent, le Rhin et le Danube me paient tribut, mon sceptre s’étend même sur Rome la ville éternelle et je serais obligé de me faire voleur ! Non, Dieu ne peut m’imposer un ordre semblable.

— Ne discute point les décrets de la providence, lui répondit le céleste messager ; ses desseins sont impénétrables et ce que les hommes considèrent souvent comme un mal, Dieu dans sa divine sagesse ne le permet que pour leur bien. »

Vue d'artiste du Kaiserpfalz d'Ingelheim

Vue d’artiste du Kaiserpfalz d’Ingelheim

En disant ces mots l’ange disparut. Charlemagne, vaincu par un ordre aussi formel, se revêt de son armure et l’épée à la main sort sans bruit de son palais. La nuit était noire et épaisse : Charles ne sait où diriger ses pas ; l’ordre divin l’inquiète et le tourmente. Comment faire pour voler et ne pas se laisser prendre ? Et l’empereur pensait : « Que n’ai-je auprès de moi ce coquin d’Elbegast ! Si souvent je l’ai fait poursuivre pour ses vols ! Si souvent menacer de la potence et de la roue ! Et maintenant je donnerais mes trésors pour avoir ses conseils et son aide. »

Et Charles soupirait amèrement. Tout à coup il sentit son glaive se détacher de sa main, sa tête chauve se dépouiller de son casque et les lanières de sa lourde armure se dénouer, puis une voix railleuse lui glisser à l’oreille ces paroles : « Majesté, ce costume est très propre aux tournois et aux sanglantes mêlées, mais quand il s’agit de faire un coup on laisse tout cela chez soi. »

Charles étonné se retourne et aperçoit la figure grimaçante du nain Elbegast qui continua en ricanant :

« — C’est pour ce motif que j’ai rapporté les armes de sa majesté dans son appartement, et si elle veut réellement commettre un vol je me mets à sa complète disposition. Envie-t-elle par hasard les biens d’un naïf campagnard, les trésors d’un riche comte ou le sac bien rempli d’un pieux abbé ? Qu’elle parle et je la conduirai.

— Non, je ne veux rien de tout cela, soupira l’empereur.

« — Voyons ! il me vient une idée ! s’écria le nain. Oui, c’est cela ! Non loin d’ici habite le comte Harderich ; nous pouvons sans remord lui rendre une visite. C’est un gaillard de la pire espèce : il rompt la trêve de Dieu, trafique sur les besoins du peuple, opprime la veuve et l’orphelin et, qui pis est, souhaite la mort de votre majesté. Non, voler chez lui n’est pas un crime.

— Tu as raison, répondit l’empereur, c’est mon homme. Allons ! »

Les deux compagnons se dirigent à pas rapides vers l’opulent manoir du comte. Arrivés, le nain murmure quelques paroles magiques, et, comme par enchantement, les lourdes portes roulent sur leurs gonds. L’empereur pénètre dans la vaste salle des ancêtres contiguë à la chambre à coucher du comte, tandis que le nain se glisse doucement et sans bruit dans l’écurie pour y prendre le coursier favori du comte.

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Un peu d’histoire

15 août 1947

Indépendance de l’Inde et du Pakistan

 

L’Inde indépendante naît officiellement dans la nuit du 14 au 15 août 1947, à minuit. Sa naissance est annoncée à Delhi par le chef du gouvernement, Jawaharlal Nehru. Quelques heures plus tôt, à Karachi, le rival de ce dernier, Ali Jinnah, a proclamé la création du Pakistan.

Cette double naissance est l’aboutissement de longues et douloureuses tractationsentre le colonisateur britannique et les Indiens mais plus encore entre les Indiens eux-mêmes (les Anglais s’étaient pour la plupart résignés à quitter les Indes dès 1930)…

Les explosions de haine entre majorité hindoue et majorité musulmane ont conduit à la division du sous-continent indien que les Anglais avaient réussi à unifier pour la première fois de son Histoire.

Multiples identités

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À la veille de sa dissolution, l’empire britannique des Indes comptait 410 millions d’habitants dont 281 millions d’hindous, 115 millions de musulmans, 7 millions de chrétiens et 6 millions de Sikhs, cela sur 4 millions de km2. La scission va laisser 33 millions de musulmans en Inde (10% de la population), les autres se retrouvant au Pakistan.

Le drapeau de l'Union indienneL’État principal issu du British Raj s’appelle officiellement Union indienne ou République de l’Inde. C’est aujourd’hui une république fédérale de 28 États et 7 territoires, associée au Commonwealth, dernier vestige de l’empire britannique.

Le drapeau du PakistanLe Pakistan est une invention du XXe siècle. Son nom, conçu par un jeune universitaire en 1933, signifie le « pays des purs ». Devenu une République islamique, il est comme l’Inde resté fidèle au Commonwealthbritannique.

L’indépendance de tous les dangers

Le Congrès national indien, qui regroupe les élites hindoues, réclame dès le début du XXe siècle l’autonomie, voire l’indépendance. La Ligue musulmane, toute aussi désireuse de voir partir les Anglais, exige la création d’un État proprement musulman, le Pakistan.

Son chef, Mohamed Ali Jinnah, récuse tout idée de confédération entre cet État et la future Union indienne. Il entretient ses coreligionnaires dans la conviction qu’ils ne pourront jamais vivre en paix s’ils sont en minorité face aux hindous. Après la conférence de Simla, conclue sur un échec le 14 juillet 1946, il les appelle à une journée d’action directe, le 16 août 1946. Il s’ensuit plusieurs milliers de morts rien qu’à Calcutta. C’est la première explosion de haine entre les deux communautés.

Les Britanniques n’en confient pas moins la direction du British Raj à un gouvernement intérimaire dirigé par le pandit Jawaharlal Nehru, compagnon de route de Gandhi. Ils convoquent par ailleurs une assemblée constituante en décembre 1946 mais celle-ci est boycottée par la Ligue musulmane. Les affrontements sanglants entre les deux communautés commencent à se multiplier.

En février 1947, Londres dépêche à Delhi le prestigieux Louis Mountbatten (46 ans), cousin de la future reine Elizabeth II, en qualité de vice-roi des Indes (ou gouverneur général) afin de dénouer le conflit.

Lord Mountbatten en négociations entre Nehru et Ali Jinnah

Le combat des chefs

Mountbatten cultive d’excellentes relations avec Nehru mais il désespère de préserver l’unité du British Raj et, en désespoir de cause, choisit d’accélérer le processus d’indépendance, quoiqu’il en coûte.

Sir Cyril Radcliffe, un juriste anglais de qualité, se voit confier la tâche de délimiter la future frontière entre Pakistan et Inde.

Finalement, la passation des pouvoirs a lieu comme prévu le 15 août 1947, à Delhi, au fort Rouge, l’ancien palais des empereurs moghols. La fête est réussie, malgré l’absence de Gandhi, plongé dans un nouveau jeûne en guise de protestation contre la partition, qu’il qualifie à juste titre de « vivisection ».

Cependant que Nehru devient Premier ministre de l’Union indienne, Lord Mountbatten troque son titre de vice-roi contre celui de gouverneur général (chef d’État sans véritable pouvoir) ; il le conservera à titre transitoire jusqu’au 21 juin 1948.

La veille, à Karachi, Lord Mountbatten a proclamé la création du Pakistan. Beaucoup moins accommodant que Nehru, Ali Jinnah s’est d’emblée attribué le titre de gouverneur général avec tous les pouvoirs…

Le jour de l’Indépendance (et de la Partition)

Le documentaire ci-après (British Pathe) montre les festivités officielles à Karachi et Delhi, les 14 et 15 août 1947…

https://player.vimeo.com/video/229278512

Visions d’enfer

Immédiatement, dans l’affolement, la plupart des hindous et sikhs du nouveau Pakistan plient bagage et rejoignent vaille que vaille l’Union indienne ; ils sont imités en sens inverse par de nombreux musulmans. De 1947 à 1950, dix à quinze millions de personnes se croisent ainsi par-dessus les frontières des deux nouveaux États, occasionnant au passage d’innombrables incidents meurtriers.

Dans les villages où cohabitent les communautés (hindous, musulmans, sikhs) ont lieu des scènes d’épouvante, pires qu’en Europe pendant la Seconde Guerre mondiale, aux dires de témoins britanniques : massacres à l’arme blanche, viols, mutilations… On compte 400 000 à un million de morts rien que dans l’été 1947. (…)

L’indépendance des Indes, de loin la principale région sous tutelle européenne, va donner le signal de la décolonisation. Après les Indes néerlandaises (Indonésie), Ceylan (Sri Lanka) et la Birmanie, en 1948, les Européens vont se résigner à lâcher leurs autres possessions, essentiellement en Indochine et en Afrique.

L’adieu du dernier vice-roi des Indes

Les images ci-après sont empruntées à un très beau documentaire de la BBC. Elles témoignent de l’élégance de Lord Mountbatten et de son art de la persuasion face aux leaders hindous et musulmans. Elles offrent aussi un éclairage des horreurs dont s’est accompagnée la partition du sous-continent…

https://player.vimeo.com/video/229279373


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