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Pierre qui roule…………..

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Pierre qui croule, oratoire
et Griffe du diable à Uchon
(Saône-et-Loire)

Au milieu du XIXe siècle, la « pierre qui croule » d’Uchon, galet de granit de huit mètres de large et de 2 mètres 30 de haut, pesant plus de 20 tonnes et situé à l’orée du bois d’Escrots, jouissait d’une propriété curieuse, celle d’osciller du nord au sud à la moindre pression. C’était mystérieux et divertissant.

Les savants expliquaient déjà prosaïquement le phénomène : la « pierre qui croule » et son support, appartenant à la catégorie des granits porphyroïdes tendant à se décomposer, les parties exposées aux intempéries, depuis des siècles, s’effritèrent peu à peu. Seuls, les points de contact échappant à cette décomposition, formèrent un pivot naturel qui, par sa position légèrement oblique, permettait un déplacement facile du centre de gravité.

Mais pour les habitants, la « pierre qui croule » était auréolée de surnaturel. Les anciens, paraît-il, la consultaient comme un oracle, et leurs descendants, vigilants gardiens des traditions ancestrales, la prenaient encore pour arbitre. Seulement, par une singularité de leur nature, ils l’avaient transformée en juge spécialiste de la fidélité conjugale.

Quelque mari jaloux concevait-il des doutes sur la sagesse de son épouse ? Il l’amenait de gré ou de force à la « pierre qui croule ». Et là, de son doigt tremblant, l’inculpée devait mettre le juge en mouvement. Le nombre des oscillations fixait, sans erreur possible, le soupçonneux conjoint sur son bonheur ou son infortune.

Que de drames, que de comédies se jouèrent à l’ombre du rocher ! Les bonnes langues disent même que certaines villageoises à l’âme inquiète venaient en cachette s’exercer à risquer l’épreuve. Néanmoins, la « pierre qui croule » était la terreur des petites Morvandelles à tête folle, la bête noire aussi de tous les coqs de village. Une longue rancune s’amassait contre elle et devait, tôt ou tard, causer sa perte.

La suite ici : http://www.france-pittoresque.com/spip.php?article1986

Les gitans, dernière partie

drapeau gitanis

Le temps du malheur

Au XXème siècle leur stigmatisation s’accroit et on leur reproche leur mode de vie et leur singularisme En Allemagne en 1935, avec les lois de Nuremberg (sauvegarde du sang et de l’honneur allemand) celles-ci visent non seulement les juifs mais aussi les « asociaux » au premier rang desquels, les nomades.

Internés, massacrés et exterminés, des dizaines de milliers de tsiganes sont enfermés dans des camps et en 1942, on les dirige vers Auschwitz dans une partie qui leur est réservée.Les épidémies font rage plus encore que les gazages et les enfants nains ou jumeaux sont orientés vers les laboratoires du tristement célèbre docteur Mengelé pour des expériences « in vivo »

Sur un million de tziganes vivant en Europe avant la guerre plus de 220.000 furent les victimes du génocide.

La vie reprend son cours et fidèles à leurs coutumes, les tziganes continuent à pâtir de différentes formes d’exclusion qui n’ont heureusement  rien de comparable  aux horreurs de la période nazie.

Le « romani » langue orale donc dépourvue d’écriture est à la base de l’identité tsigane même si beaucoup ne la parle pas. Un autre facteur d’identité est l’endogamie : on se marie dans la communauté et l’on se tient à l’écart des étrangers « gadjos »

On compte environ 8 à 12 millions d’individus en Europe dont une majorité dans les pays de l’Est, plus de 2 millions en Roumanie le reste se répartissant entre la Bulgarie, la Serbie, la Hongrie, et en république tchèque. On entrouve aussi en grèce et en Turquie mais ils n’y sont pas recensés. En France ils sont plus de 300.000, en Espagne 700.000, en Allemagne 130.000, en Italie 120.000 et 1 million en Amérique du Nord.

Les tziganes ont apporté à leurs hôtes des rythmes musicaux d’une profonde originalité et les guitaristes Django Reinhardt, né en Belgique dans une roulotte et Manitas de Plata (petites mains d’argent) né lui aussi dans une roulotte à Sète continuent de faire vibrer les cœurs au dela de la communauté Tzigane.ba 06/08/2010

L’URI (Union Rom Internationle)a adopté en 1971 le drapeau « Rom » qui a pour originalité de représenter un peuple et non un pays.

La roue à 16 rayons symbolise la route, le voyage, la roulotte mais surtout les origines indiennes des Roms d’ou la ressemblance entre leur drapeau et celui de l’Inde.

La couleur bleue symbolise le ciel, la liberté, les valeurs spirituelles tsiganes

Le vert est un hymne à la nature au progrès et à la fertilité, aux valeurs matérielles

Les gitans 4ème partie

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S’étant répandus un peu partout, ils s’installent au moyen-âge en Moldavie et Valachie (aujourd’hui la Roumanie) et lorsque ces territoires tombent sous la tutelle des turcs ottomans, ceux ci accablent d’impots les seigneurs et clergé qui a leur tour pressurent tous leurs sujets et en particulier les plus faibles les réduisant à l’état d’esclaves sans même être attachés à une terre comme les serfs.

Les roms vont supporter cette situation jusqu’àu milieu du XIXème siècle et leur misère actuelle est le reliquat de cette situation.

En Occident, leur situation se dégrade également au fur et à mesure que décline l’autorité des seigneurs remplacée par celle de l’Etat qui voit en eux des gêneurs difficilement contrôlables à cause de leur mobilité.

Sous Louis XIV,  des mesures sont prises à leur encontre et on les menace  des galères ou d’un envoi aux colonies ; d’ailleurs, plusieurs seront expédiés en Louisiane où leurs descendants perpétuent leurs traditions.

En Espagne on les traque les pressant de rentrer dans le rang et d’abandonner leur particularisme.Les rescapés des persécutions se cachent dans les grottes des environs de Grenade où on les rencontre encore aujourd’hui.

C’est alors qu’apparaît leur réputation de vagabonds, chapardeurs et aussi voleurs d’enfants.

Au milieu du XIXème siècle, suite aux révolutions de 1848 des nobles roumains d’esprit libéral obtiennent l’émancipation des Roms.Enfin libres de leurs mouvements, ils quittent la terre de leurs malheurs, d’où un premier mouvement d’émigration vers l’Occident. La France en accueille une partie ainsi que des « Sinti » d’Outre-Rhin, auxquels on donne ne nom de « Manouche » et c’est alors qu’ils vont adopter un moyen de locomotion nouveau

« Plus blanc que blanc »

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Fontainebleau, XVIe siècle. Entouré d’une armée d’assistants, l’artiste italien Primatice est chargé de décorer une partie du château. Pour anticiper ce qu’il doit peindre, rien ne vaut un petit croquis !

Mais plusieurs de ses dessins sont aujourd’hui ponctués de curieuses taches sombres… Que s’est-il passé ?

C’est tout simple. Pour donner l’illusion de la lumière dans son dessin, Primatice a utilisé une technique courante dans les arts graphiques – des œuvres réalisées sur du papier. L’artiste a disposé quelques touches de peinture blanche sur le papier, comme si la lumière venait du côté gauche…

Cette peinture s’appelle du blanc d’argent, ou du blanc de plomb. Et, depuis des siècles, c’est le meilleur ami des artistes : on ne connaît pas de pigment blanc plus opaque. Sauf que le blanc d’argent a deux gros défauts…

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Le premier est bien visible ici : ce blanc d’argent, s’il n’est pas verni ou mélangé à de la résine, se transforme avec le temps au contact de l’air. C’est pourquoi ce qui devait apparaître comme des touches lumineuses sur le dessin de Primatice ressemble désormais à des taches noirâtres et disgracieuses…

Le second défaut du blanc d’argent est beaucoup plus inquiétant. C’est une peinture très toxique ! Comme elle contient du plomb, elle peut provoquer de dangereuses intoxications qui attaquent le système nerveux.

Il faut attendre 1925 pour que les chimistes de la maison Bourgeois mettent au point le blanc de titane. En plus d’être inoffensif, il est suffisamment opaque pour rivaliser avec le blanc d’argent.
Malheureusement, c’est un peu trop tard pour que Primatice puisse s’en servir !

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Les gitans 3ème partie

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Les premières références écrites sur ce peuple remontent, en Europe,  au Moyen-Age.

En octobre 1421,les registres de l’échevinage d’Arras notent l’arrivée dans leur ville d’une trentaine de personnes qualifiées de « merveilles venues d’étrangers du pays d’Egypte ». Leur teint est basané, leurs cheveux longs et noirs, leur stature haute et leurs tenues pauvres mais colorées.Ils voyagent à cheval et le cavalier de tête se présente comme le « comte de la petite Egypte »Il présente une lettre de l’empereur d’Allemagne qui demande de leur donner assistance, et les échevins obéissent, leur apportant victuailles, bière et charbon mais pas de logement  car les ancêtres de ces  étrangers étaient de bons chrétiens qui se sont convertis à l’islam sous la pression des conquérants musulmans puis revenus à leur foi ancestrale, le pape, pour leur pardonner leur apostasie, leur aurait imposé de se déplacer sans jamais dormir dans un lit pendant 7 ans.Ils installent donc leur campement sur la place d’Arras à la plus grande joie des habitants.

Ils feront de même dans toutes les villes d’Europe occidentale au début du Xvème siècle, dont à Paris en 1427 d’où un long commentaire dans le « journal d’un bourgeois de Paris. »

Ces gens seront donc appelés Egyptiens car à cette époque la « petite Egypte » désigne de manière floue la Grèce, la Syrie, Chypre….Mais on les appelle aussi Bohémiens parce qu’ils se présentent avec des lettres d’accréditation du roi Sigismond de Bohème. Ils sont très appréciés par les grands de ce monde pour leur vie sans attache et les ressources dont ils font preuve. Les femmes tziganes elle, ont très tôt la réputation de lire l’avenir dans les lignes de la main et l’église ne dit rien car à la fin du moyen-âge,  nos ancêtres se montre friands de tout ce qui touche à la divination, n’oublions pas en effet que Nostradamus est de cette époque.

Le dire mais comment ?

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Depuis quelques jours, j’éprouve le besoin de dire quelque chose mais je ne sais pas comment l’exprimer.

Je suis née  voila  plus de trois quart de siècle, dans une famille modeste, j’ai été une petite fille comme toutes celles de mon époque, puis une jeune fille, une femme et maintenant une retraitée.

Est-ce parce que je me suis toujours acceptée en tant que femme que je n’ai jamais ressenti  le besoin de me plaindre de ma condition, jamais sentie brimée ou opprimée parce que j’étais « du sexe faible » ? j’ai vécu ma vie de femme aussi bien que je l’ai pu, me servant des atouts qui m’étaient donnés pour trouver ma place, être aimée, aimer et vivre ma vie.

Professionnellement, j’ai gravi les échelons, sans jamais me soucier de ce que gagnaient mes semblables, mon seul souci étant  de pouvoir vivre décemment avec le salaire qui m’était octroyé en appliquant les règles que ma mère m’avait apprises à savoir : faire face à ses obligations, toujours mettre un peu d’argent de côté et s’amuser avec ce qui restait s’il en restait sinon, attendre des jours meilleurs.

Sentimentalement, j’ai aimé et été aimée, j’ai accepté les avances des hommes qui me plaisaient, avec certains,  j’ai fait un bout de chemin, avec d’autres, ce fut une courte aventure mais là encore, je me suis sentie femme jusqu’au bout des ongles et je ne regrette rien.

Sociétalement  parlant, je n’ai jamais cherché à savoir à quel échelon de la société je me trouvais j’ai simplement vécu ma vie d’être humain là où j’étais et si parfois je ne m’y sentais pas bien ou encore un peu à l’étroit, j’allais voir un peu plus loin si c’était mieux et j’y restais si l’endroit me convenait.

FRANCE-CRIME-FIRE

A notre époque, les gens revendiquent, veulent, réclament, justice, droits, liberté et ce, par tous les moyens y compris ceux  qui font d’eux des êtres sans pudeur, cassant tout sur leur passage, en commençant  par ce qui ne leur appartient pas.

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Et comme les gouvernements en place ne sont pas mieux que les administrés dont ils ont la charge,  on vit dans une société en pleine déliquescence .

Faut-il vraiment descendre aussi bas pour pouvoir remonter ? attention ! il existe des chemins qui ne conduisent qu’à la désolation et d’autres qui  sont des leurres et des points de non-retour.

Yaël