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Non, je n’ai rien oublié

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Est-ce parce que j’ai vécu 6 ans en Côte d’Ivoire que je suis sensible  aux sujets touchant à l’Afrique ? je n’en sais rien mais même si plus de 40 ans ont passé, mes souvenirs sont toujours aussi vivaces.

Je revois Abidjan, la zone 4, le boulevard de Marseille, mes visites dans les différents villages, accompagnée de guides qui n’étaient autres que mes collègues de bureau.

Je revois les villageois qui m’attendaient, en rang d’oignon, parés de leurs plus beaux habits

Je sens encore ce goût indéfinissable de la mixture que l’on me servait, un composé des meilleurs alcools où la bière côtoyait le pastis, lui-même parfumé au whisky, sans oublier un peu de grenadine pour faire plus joli, l‘ensemble bien chaud, comme il se doit.

Je revois Etienne, ou encore Kakou, plus mort que vif quand arrivait le moment de distribuer les cadeaux que j’avais apportés et qui ne ressemblaient à rien à ce que le chef du village ou le sorcier avaient l’habitude de recevoir. Comment allaient- ils réagir ?

Je revois enfin mon retour en France. De nombreux africains avaient décidés de m’accompagner à l’aéroport alors que pour beaucoup d’entre eux, c’était un lieu qu’ils ne connaissaient pas. Ils me regardaient sans parler et moi, la gorge serrée, ne savais comment meubler ces longs moments de silence.

C’est sur ce continent que j’ai vu la vraie misère mais aussi la vraie simplicité de ces gens qui sont capables de s’agenouiller devant vous pour vous remercier alors que c’est vous qui devriez le faire  pour demander pardon de la conduite inqualifiable de certains qui ne savaient que prendre  et mépriser

 

La poésie et la peinture ne sont pas de reste et je suis heureuse, à cette occasion, de vous faire connaître le style africain

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PAROLES D’IVOIRIEN.

Parfois je m’exclame en moi-même :

Ah ! si je pouvais me taire !

Ah ! si je savais me taire !

Malheureusement on a trouvé le moyen

De me donner un esprit

Qui m’oblige à réagir.

 

Peut-être ai-je tort de penser ainsi ?

Peut-être dois-je être heureux d’avoir un esprit ?

Peut-être, oui. Mais cela me rend malheureux !

Et parfois, décidément je me dis :

Ah si je pouvais

Ecouter sans entendre !

Regarder sans voir !

Voir sans parler !

Seulement, voilà : j’ai un esprit

Qui me contraint à entendre, à voir,

Et à dire des choses.

 

C’est pourquoi je dois demander pardon

A ceux que mes paroles ont pu offenser.

Un pardon que je demande partout et en tout

Car je n’ai jamais voulu offenser qui que ce soit,

Même si la façon de dire ce que je sais

Etait offensante. Si j’ai offensé,

C’est que mes paroles ont trahi mon esprit.

 

Alors, oui, parfois je m’exclame en moi-même :

Ah si je savais me taire !

Ah si je pouvais me taire !

 

Ou bien, peut-être devrais-je me dire :

Ah si je savais parler ! – ?

 

Mais comment faire dans ce monde

Où les paroles ne sont plus les paroles

Pour exprimer l’esprit

Et où il faut les traduire en d’autres paroles

Pour traduire la pensée ?

Car voilà que l’on parle la même langue,

Mais on ne parle pas le même langage

Et alors on dit des paroles  vraies

Qui paraissent fausses,

Des paroles douces

Qui paraissent dures,

Des paroles de paix

Qui blessent.

 

C’est donc pourquoi encore

Je demande pardon à ceux qui ont eu mal

A cause de paroles qui n’étaient pas mauvaises,

Ou qui en tout cas n’étaient pas méchantes.

Car je n’ai pas jugé

Et jamais je ne jugerai

Au nom de quoi le ferais-je ?

J’ai simplement regardé avec attention,

Ecouté avec curiosité

Et puis parlé avec honnêteté

En usant de la Parole comme je pouvais.

 

Je veux éviter les mots destructeurs

Mais aussi le silence non moins destructeur !

Donc, si j’ai dit mal

Ce que j’ai cru dire bien,

Pardonnez-moi !

 

….Comment fait-on pour être heureux

Et ne jamais se plaindre ?

Hier, je me plaignais du bruit et du désordre

Que faisaient mes enfants

Et ceux des voisins.

Aujourd’hui, je me plains du silence triste

Qu’ils ont laissé derrière eux

En retournant à l’école !

 

Et c’est ainsi…..

Certains se plaignent d’avoir trop d’argent

Et pas d’enfants

D’autres se plaignent d’avoir trop d’enfants

Et pas d’argent.

 

Dans cette vie de contradictions,

Comment un homme peut-il croire

Qu’il en sait plus qu’un autre,

Qu’il est plus utile qu’un autre

Qu’il parle mieux qu’un autre ?

Mais aussi, au contraire,

Comment un homme peut-il croire

Qu’il en  sait moins qu’un autre,

Qu’il est moins utile qu’un autre,

Qu’il parle moins bien qu’un autre ?

 

A chaque homme de savoir ce qu’il peut,

De servir comme il peut,

De parler cmme il sait !

N’est-ce pas avec chaque homme tel qu’il est

Que la communauté est complète,

Puisqu’aucun homme n’est absolument un homme « sans » ?

 

Alors même si je n’ai pas grand chose,

Moi aussi je le donnerai.

A ma manière.

Et pardon encore d’avance !

 

– KOUASSI KOUADIO MICHEL –

Fraternité-Matin, 28 Septembre 1976

Aujourd’hui, jour du souvenir de l’holocauste

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La Shoah est-elle explicable?

par Naftali Silberberg

De nombreux mystères théologiques ont rendu les savants perplexes au fil des âges, mais les gens du commun ne perdent pas le sommeil à cause de ces énigmes. Il est en revanche difficile de rencontrer quelqu’un qui n’ait pas été dérangé par le fait que D.ieu‎ a permis que les atrocités de la Shoah soient perpétrées contre tant d’hommes, de femmes et d’enfants innocents. La question serait valable quelle que soit l’identité des victimes d’une telle indescriptible cruauté, mais elle est amplifiée par le fait qu’il s’agissait de la nation choisie par D.ieu‎, Son précieux peuple qui Lui était demeuré tenacement fidèle malgré des millénaires d’humiliation et de persécution.

Mais si l’Holocauste est l’un des exemples les plus aigus de souffrances insondables infligées à des victimes innocentes, c’est quotidiennement que nous sommes confrontés à des questions similaires : pourquoi les justes souffrent-ils ? Pourquoi D.ieu‎ permet-Il que des enfants innocents soient victimes de maltraitance ? Quelle peut-être la raison d’un drame comme celui du 11 septembre 2001 ? Où D.ieu se trouvait-Il pendant que Ses enfants étaient méprisés, exilés, persécutés et massacrés pendant 2000 ans ?

http://fr.chabad.org/library/article_cdo/aid/3654439/jewish/La-Shoah-est-elle-explicable.htm

L’histoire de Jésus

Une histoire qui ne cesse jamais de passionner ceux qui veulent savoir.

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7 clés pour décoder la Passion

En l’an 30, à Rome, personne ne peut imaginer qu’un sombre règlement de compte entre religieux, dans la lointaine province de Judée, va changer le sort du monde. Les témoignages s’accumulent pourtant très rapidement. Ils vont perpétuer les faits et gestes de Jésus, en particulier la Passion, qui reste le moment de sa vie le plus connu.

L’exégèse des textes ainsi que les recherches historiques et archéologiques dévoilent désormais les différences entre les récits évangéliques, ainsi que le rôle joué par les différents acteurs de la passion de Jésus Christ.

Jean-Yves Riou

https://www.herodote.net/L_histoire_de_Jesus-synthese-2243.php

L’effet de notre conscience sur la matière

Trouvé sur FB : Avoir Du jus

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Notre conscience a un effet sur la structure moléculaire de la matière qui nous entoure.
Une présentation du travail de Masaru Emoto (1943 – 2014).
« Le pouvoir de l’amour et de la gratitude rendu visible ».
Nos pensées, nos émotions, nos prières, ce que nous écoutons, ce que nous regardons influencent la structure des molécules d’eau dans notre corps…

Téléchargez votre livre de 12 recettes vivantes en visitant notre site: http://bit.ly/12recettes

 

https://www.facebook.com/AvoirDuJus/videos/851537981654076/?hc_ref=NEWSFEED

 

Un écrivain, c’est quoi ?

 

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Un écrivain, c’est quoi ?

Larousse nous dit : personne qui compose des ouvrages littéraires.

La littérature elle, toujours selon le Larousse est  l’ensemble des œuvres écrites ou orales qui visent à une valeur esthétique.

On a ensuite posé la question à un écrivain dont personne ne conteste le talent « qu’est ce qu’écrire ?»  et voici ce qu’il a répondu : Contrairement au peintre ou au musicien qui présente les choses tout en laissant  le spectateur y voir ce qu’il veut, l’écrivain, lui, peut guider son lecteur

Pourquoi écrit-on ?

Pour communiquer quelque chose mais quoi ? quelque chose qu’on a vu, qui est arrivé, qu’on a ressenti, qu’on a rêvé, qu’on a entendu, qu’on a imaginé, ce qui veut dire que la réponse se trouve non seulement dans la lecture qui fera la synthèse entre perception et création, mais aussi que sans lecteur, il n y’a pas d’écrivain car l’un complète l’autre mais ici intervient une notion de liberté puisque le lecteur à le droit de penser que l’auteur à écrit en toute liberté et ce dernier laisse au lecteur la liberté de comprendre ce qu’il veut.

La lecture pouvant alors être considérée comme un acte commun dans lequel les deux apportent leur quote-part,  le plaisir du lecteur concrétisant l’existence de l’œuvre et chacun étant récompensé pour sa peine.

Et pour qui écrit-on ?

Pour celui qui nous lira avec en arrière fond le secret espoir d’atteindre une sorte d’immortalité ;  il est donc important d’écrire pour ses contemporains, ceux qui font partie de la même histoire jouant souvent le rôle de médiateur et dévoilant à la société la façon dont elle est vue.

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Si vous comprenez comme moi ce qui vient d’être écrit vous serez d’accord pour reconnaître que :

Un écrivain est une personne qui écrit des livres.

La renommée d’un écrivain est consécutive au nombre de ses lecteurs

Cela veut-il dire que c’est le nombre des ventes qui décide de la valeur des écrits ?

oui et non car certains livres encensés par snobisme ne méritent pas  la côte de popularité qui leur est  faite  alors que d’autres, « dits populaires »   compréhensibles par tous, et décrivant des situations auxquelles n’importe qui peut s’identifier sont noyés dans la masse.

Alors pour résumer nous dirons qu’un bon livre est un livre qui apporte quelque chose à celui qui le lit : émotions, rire, pleurs, découvertes, et qu’il n’est pas forcément nécessaire de se casser la tête à déchiffrer des textes abscons qui eux n’apportent bien souvent que migraines et qui n’aident en aucun cas  à mieux comprendre ce que nous avons à faire dans ce monde qui est suffisamment compliqué pour qu’on ne se sente pas obligé d’en rajouter. Yaël