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Aujourd’hui : « Tête de radis »

Où l’on fait la connaissance de légumes très religieux.

 

Ito Jakuchu, Le Nirvana des légumes, vers 1780, encre sur papier, 181 x 96 cm, Musée national de Kyoto
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À première vue, cette peinture japonaise du XVIIIe siècle représente une simple nature morte. L’artiste Ito Jakuchu y a peint un grand radis blanc posé sur un panier. Autour, une ribambelle de légumes : navets, champignons, aubergines… Pourtant, cette nature morte comporte un sens caché !

C’est le titre qui nous donne un indice : Le Nirvana des légumes. Dans le bouddhisme, le Nirvana est un état de paix ultime. Ainsi, cette nature morte est en réalité une peinture religieuse !
Le radis blanc représente le Bouddha en personne, au moment où il atteint le Nirvana. Quant aux légumes disposés autour, ils symbolisent ses disciples…

 

Kubota Beisen, Portrait d’Ito Jakuchu peint à l’occasion du 85e anniversaire de sa mort, 1885, encre et couleur sur papier. Détail de l’œuvre
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Jakuchu aurait-il peint une caricature irrévérencieuse du Bouddha ? Absolument pas ! Le peintre, qui signe ses œuvres « le bouddhiste laïc Jakuchu », termine ses jours dans un monastère. Sa piété est au-dessus de tout soupçon.
Si Bouddha a une tête de radis, c’est parce que Jakuchu illustre ici une idée présente dans plusieurs écoles du bouddhisme : le Nirvana peut être atteint par tous les êtres vivants, les animaux et même les plantes. Le Nirvana des légumes, exécuté dans le style Zen, c’est-à-dire très libre et rapide, témoigne de ce courant de pensée.

 

Daïkon anthropomorphe, photo : the2belo
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Et sinon, pourquoi représenter Bouddha sous les traits d’un radis et pas d’une aubergine ?
Sans doute parce que le radis blanc, appelé « daïkon », c’est-à-dire « grande racine », a parfois un aspect vaguement humanoïde.

Considéré au Japon comme le premier des légumes, il constitue traditionnellement la base du repas des paysans et des moines. Aujourd’hui, les images de daïkon qui circulent sur Internet sont plus ludiques que bouddhiques

 

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Histoire de l’escalier

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Art nouveau escalier Gorki Moscou

L’escalier est une suite de marches permettant d’accéder à des niveaux supérieurs. Ce nom vient de « scala » (échelle en latin)

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Photo de Sven Femmena

Un des plus anciens escaliers se trouve  sur le site archéologique de Göbekli (Turquie) et date de la fin du mésolithique.(entre 10.000 et 5.000 avant l’ère chrétienne)

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Escalier ducal Italie

Les différents constructeurs ont rivalisé de talent pour fabriquer des merveilles comme celles qui vous sont offertes ici :

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Escalier au Japon

J’AI SAUVÉ UN ÊTRE HUMAIN AUJOURD’HUI !

 

 

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Ses yeux ont rencontré les miens alors qu’elle marchait le long du couloir en regardant avec appréhension les différentes cages. J’ai ressenti immédiatement son manque et j’ai su que je devais l’aider ;

J’ai remué ma queue, pas d’une manière trop exubérante pour ne pas l’effrayer. Quand elle s’est arrêtée  devant mon enclos, j’ai masqué à sa vue le petit accident que j’avais eu au fond de ma  cage. Je ne voulais par qu’elle sache que je n‘étais pas sorti aujourd’hui ; parfois, les employés du refuge sont tellement débordés et je ne voulais pas qu’elle pense du mal d’eux.

Elle a lu ma fiche d’identité et j’espérais qu’elle ne  serait pas trop triste à cause de mon histoire. Je n’ai que le futur à envisager et je veux être utile dans la vie de quelqu’un.

Elle s’est mise à genoux et a fait des petits bruits de bisous vers moi. J’ai frotté mon épaule et le côté de ma tête vers les barreaux afin de la consoler. Ses doigts m’ont doucement caressé le cou. Elle semblait désespérément rechercher une compagnie. Une larme a coulé de sa joue et j’ai levé ma patte pour lui assurer que tout irait bien.

Très vite la porte de ma cage s’est ouverte et son sourire était si radieux que j’ai sauté dans ses bras sans attendre.

Je lui ai promis de prendre soin d’elle
Je lui ai promis d’être toujours à ses côtés,
Je lui ai promis de faire tout ce que je pourrais afin de voir ce sourire rayonnant et ces yeux pétillants sur son visage.

J’ai eu tellement de chance qu’elle traverse mon couloir, il y en a tellement dehors qui ne sont jamais venus dans ces couloirs. Tellement à sauver encore. Au moins j’en aurai sauvé une.

J’ai secouru un être humain aujourd’hui

(Texte de Janine Allen, traduit du texte original en anglais « I rescued a human today)

Tout le monde disait qu’il était fou !

 

Un homme en 40 ans a fait une terre aride en une forêt grâce aux animaux.

Ecouter et regarder attentivement cette Video , c’est du jamais vu , c’est un Homme exceptionnel , un Homme en or, un Homme de valeur , un Homme de principe , un Homme qui aime son Afrique et surtout qui fait avancer l’Afrique ….REGARDER ET PARTAGER AU MAXIMUM.

 

 

Qui le connait ?

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Gaston Couté, né à Beaugency le 23 septembre 1880, mort à Paris 10e le 28 juin 1911, est un poète libertaire etchansonnier français.

Gaston Couté est le fils d’un meunier. Avant le baccalauréat, il quitte l’école, qu’il détestait. Il est employé comme commis auxiliaire à la Recette générale des impôts d’Orléans, puis travaille pour un journal local, Le Progrès du Loiret. Il commence à publier ses poèmes, dont certains sont composés en patois beauceron, dans des feuilles locales. Il a l’occasion de les faire entendre à une troupe d’artistes parisiens en tournée. Ayant reçu quelques encouragements, il se décide, en 1898, à monter à Paris. Il a dix-huit ans.

Après quelques années de vaches très maigres, il obtient un certain succès dans les cabarets.

La fin de sa vie allait  être difficile : la tuberculose, l’absinthe, la privation… Il meurt vingt-quatre heures après avoir été conduit à l’hôpital Lariboisière.

Il est inhumé au cimetière de Meung-sur-Loire où un musée lui est consacré.

Extrait de wikipédia

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GUEUX

Un soir d’hiver, quand de partout,
Les corbeaux s’enfuient en déroute,
Dans un fossé de la grand’route,
Près d’une borne, n’importe où
Pleurant avec le vent qui blesse
Leurs petits corps chétifs et nus,
Pour souffrir des maux trop connus,
Les gueux naissent.

Pour narguer le destin cruel,
Le Dieu d’en haut qui les protège
En haut de leur berceau de neige
Accroche une étoile au ciel
Qui met en eux sa chaleur vive,
Et, comme les oiseaux des champs,
Mangeant le pain des bonnes gens
Les gueux vivent.

Puis vient l’âge où, sous les haillons,
Leur coeur bat et leur sang fermente,
Où dans leur pauvre âme souffrante,
L’amour tinte ses carillons
Et dit son éternel poème ;
Alors blonde fille et gars brun,
Pour endolir leur chagrin
Les gueux s’aiment !

Mais bientôt, et comme toujours,
– Que l’on soit riche ou misérable –
L’amour devient intolérable
Et même un poison à leurs jours,
Et sous tous leurs pas creuse un gouffre :
Alors, quand ils se sont quittés,
Pour les petits qui sont restés
Les gueux souffrent !

Et, quand le temps les a fait vieux,
Courbant le dos, baissant la tête
Sous le vent qui souffle en tempête,
Ils vont dormir un soir pluvieux,
Par les fossés où gît le Rêve,
Dans les gazons aux ors fanés,
Et – comme autrefois ils sont nés –
Les gueux crèvent !…

GASTON COUTE