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VIEILLIR EN BEAUTÉ

Vieillir en Beauté

 

VIEILLIR EN BEAUTÉ… ET EN SAGESSE

« Ce n’est pas parce que je suis un vieux pommier que je donne de vieilles pommes. »
– Félix Leclerc.

Vieillir en beauté, c’est vieillir avec son cœur,
Sans remords, sans regret, sans regarder l’heure.
Aller de l’avant, arrêter d’avoir peur,
Car à chaque âge se rattache un bonheur.

Vieillir en beauté, c’est vieillir avec son corps,
Le garder sain en dedans, beau en dehors.
Ne jamais abdiquer devant un effort.
L’âge n’a rien à voir avec la mort.

Vieillir en beauté, c’est donner un coup de pouce!
À ceux qui se sentent perdus dans la brousse,
Qui ne croient plus que la vie peut être douce
Et qu’il y a toujours quelqu’un à la rescousse.

Vieillir en beauté, c’est vieillir positivement.
Ne pas pleurer sur ses souvenirs d’antan.
Être fier d’avoir les cheveux blancs,
Car pour être heureux, on a encore le temps.

Vieillir en beauté, c’est vieillir avec amour,
Savoir donner sans rien attendre en retour,
Car où que l’on soit, à l’aube du jour,
Il y a quelqu’un à qui dire bonjour.

Vieillir en beauté, c’est vieillir avec espoir,
Être content de soi en se couchant le soir.
Et lorsque viendra le point de non-recevoir,
Se dire qu’au fond, ce n’est qu’un au revoir!

Ne regrette pas de vieillir.
C’est un privilège refusé à beaucoup!

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Beau poème de Félix Leclerc sur la vieillesse.

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A Monsieur le Coq…..

Des hommages touchants comme celui-ci sont de plus en plus présents sur facebook et quand ils sont aussi bien écrits, c’est un plaisir de les publier.

 

Animal mon Egal a partagé une publication.

A Monsieur le coq …

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La ferme d’Henni le cochonJ’aime la Page

12 h

A Monsieur le coq 💖

Tu as été un bon gardien.
Un peu trop parfois, car tu nous confondais avec de potentiels voleurs de poules.
D’être réveillé à 5h30 ou 6 heures du matin, avec un chant si puissant, n’était rien de contrariant à côté de ces motos bruyantes qui passaient devant ton pré tout l’été.
Tu vas nous manquer.
Ton absence laisse un grand vide, mais ta place n’est pas à prendre. Tu étais un être unique. Il y aura alors d’autres êtres uniques, ce sera juste différent.

Tu t’es toujours privé des meilleures nourritures pour les laisser à tes poules.
Tu les protégeais, tu les bichonnais et tu les grimpais sans leur demander leur avis.
Tu désespérais parfois le soir, lorsque tes poules ne répondaient pas à ton appel. Certaines ne se pressaient pas pour rentrer. Tu repartais alors chercher les retardataires qui se précipitaient vers le poulaillers, juste avant que tu ne les houspilles.
Je t’ai même vu pendant plusieurs jours veiller sur une poule malade. Tu en oubliais de manger.

Toi et moi étions liés, même si tu n’aimais pas trop être approché. Chacun de nous tenait sa place dans un espace à partager.

Tous les animaux de la ferme d’Henni te respectaient. Ils continuent leur petite vie.
Tu as rejoins la poule de Laurine, ta petite préférée…

Il est temps de te dire définitivement adieu, afin que je ne te retienne plus à cause de mon attachement affectif, et que tu puisses partir tranquillement au pays des étoiles…

… en fait, tu sais, le matin quand tu chantais de bonne heure, j’étais toujours réveillé avant toi ! C’est peut-être moi qui te réveillait…
Tu peux dormir maintenant, je ne te réveillerai plus, promis…

Jean-Luc

Le vase brisé

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Le vase brisé

 

René-François Sully Prudhomme

Le vase où meurt cette verveine
D’un coup d’éventail fut fêlé ;
Le coup dut effleurer à peine :
Aucun bruit ne l’a révélé.

Mais la légère meurtrissure,
Mordant le cristal chaque jour,
D’une marche invisible et sûre
En a fait lentement le tour.

Son eau fraîche a fui goutte à goutte,
Le suc des fleurs s’est épuisé ;
Personne encore ne s’en doute ;
N’y touchez pas, il est brisé.

Souvent aussi la main qu’on aime,
Effleurant le coeur, le meurtrit ;
Puis le coeur se fend de lui-même,
La fleur de son amour périt ;

Toujours intact aux yeux du monde,
Il sent croître et pleurer tout bas
Sa blessure fine et profonde ;
Il est brisé, n’y touchez pas.

René-François Sully Prudhomme, Stances et poèmes

Une rose

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La fleur avait poussé sur un sol fertile . Sa croissance était de celles qui laissaient présager une santé robuste et une vie saine.Quelques petites brises, bien sûr, l’avaient souffletée par moments, mais son désir de vivre l’avait fait résister aux pressions venues de l’extérieur et quand à plusieurs reprises, des regards doux et chauds s’étaient posés sur elle, elle s’était  ouverte aux doux murmures des sources et au soleil si haut.

 

Et puis un jour, le ciel s’était couvert ; de gros nuages lourds avaient avancé à grands pas, obstruant tous les chemins par lesquels lui était parvenue la vie. Elle avait résisté d’abord mais très vite s’était épuisée, car l’ennemi était de taille, d’une taille gigantesque par rapport à la  sienne. Impuissante devant ce déferlement de force, elle s’était fermée pour éviter les rafales ; elle s’était recroquevillée  pour amoindrir les coups et elle avait attendu…. La mort.

 

Lorsque la tempête s’était calmée, après un temps indéfinissable et qu’elle avait rouvert un à un ses pétales, elle avait découvert à la place des champs verdoyants dans lesquels elle était née, une terre de désolation. Tout n’était que chaos.

 

Elle ne comprenait ni comment elle avait pu résister à ce carnage, ni pourquoi celui-ci s’était abattu sur elle et avec ce qui lui restait de force, si peu en vérité, elle cherchait une signification à tout ce qui s’était produit.

 

Etait-elle punie pour une faute commise dont elle cherchait la trace dans sa mémoire ? Avait-elle été choisie par les Dieux pour prouver à tous ceux qui la verraient ensuite, qu’une fragile esquisse peut survivre à la plus grande des tempêtes ?

 

Etait-ce une leçon de modestie ? Etait-ce un message d’espoir ? qui pourrait répondre à cette question ?

 

Depuis, l’herbe a repoussé autour d’elle, les branches alentours ont bourgeonné puis, des feuilles d’un vert tendre ont couvert les ramures. Déjà quelques oiseaux ont élu domicile non loin d’elle et dans quelques temps, des petits cris se feront entendre.

 

Et ce matin, lorsqu’elle s’est réveillée, elle était entourée de fleurs inconnues dont les graines ont été portées à ses pieds par un vent léger, venu de très loin, de si loin lui racontent ses nouvelles amies, d’un pays où il y a quelques décennies, tout n’était que désert.

 

Alors elle comprend la signification du message :

 

« Rien n’est jamais perdu lorsqu’il reste un souffle de vie ; rien n’est jamais définitif comme notre imagination voudrait nous le laisser croire et le bonheur existe, il est là à nos pieds, dans les blés qui ondoient, dans les rayons de soleil qui raniment les mourants, dans les eaux limpides qui coulent des montagnes, dans toute cette vie qui fourmille autour de nous, dans les drames que nous vivons et surmontons, dans les épreuves que nous acceptons et aussi dans l’espoir de lendemains meilleurs.

 

La rose c’est la vie, la vie c’est l’amour, l’amour c’est la rose .

 Yaël Avraham 1978

Ma participation au défi de : http://plume-de-poete.over-blog.com/2018/10/defis-n-185-theme-la-vie.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

La lettre d’Abraham Lincoln au professeur de son fils

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Il aura à apprendre, je sais,
que les hommes ne sont pas tous justes,
ne sont pas tous sincères.
Mais enseignez-lui aussi
que pour chaque canaille il y a un héros;
que pour chaque politicien égoïste,
il y a un dirigeant dévoué…
Enseignez-lui que pour chaque ennemi il y a un ami,


Éloignez le de l’envie,
si vous pouvez,
enseignez lui le secret
d’un rire apaisé.
Qu’il apprenne de bonne heure
que les despotes sont les plus faciles à flatter…
Enseignez-lui, si vous pouvez,
les merveilles des livres…


Mais laissez-lui un peu de temps libre
pour considérer le mystère éternel des oiseaux dans le ciel,
des abeilles au soleil,
et des fleurs au flanc d’un coteau vert.
À l’école, enseignez-lui
qu’il est bien plus honorable d’échouer
que de tricher…


Apprenez-lui à avoir foi
en ses propres idées,
même si tout le monde lui dit
qu’elles sont erronées…
Apprenez lui à être doux
avec les doux,
et dur avec les durs.


Essayez de donner à mon fils
la force de ne pas suivre la foule
quand tout le monde se laisse entraîner…
Apprenez-lui à écouter tous les hommes
mais apprenez-lui aussi à filtrer
tout ce qu’il entend à travers l’écran de la vérité,
et à en recueillir seulement les bonnes choses
qui passent à travers.


Apprenez-lui si vous pouvez,
à rire quand il est triste…
Apprenez-lui qu’il n’est aucune honte à pleurer,
Apprenez-lui à se moquer des cyniques
et à prendre garde devant une douceur excessive…
Apprenez-lui à vendre ses muscles
et son cerveau au plus haut prix,
mais à ne jamais fixer un prix
à son coeur et à son âme.


Apprenez-lui à fermer les oreilles
devant la foule qui hurle
et à se tenir ferme et combattre
s’il pense avoir raison.
Traitez-le doucement,
mais ne le dorlotez pas,
parce que seule l’épreuve
du feu forme un acier fin.
Qu’il ait le courage
d’être impatient
et la patience d’être courageux.


Apprenez-lui toujours
à avoir une immense confiance en lui même,
parce que dès lors, il aura
une immense confiance envers l’Humanité.
C’est une grande exigence,
mais voyez ce que vous pouvez faire…
Il est un si bon garçon, mon fils!

HISTOIRE DE LA MOSAIQUE

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Les premières mosaïques apparaissent en Mésopotamie aux environs du IVème siècle avant J.C. Il s’agit de galets de différentes couleurs et formes grâce auxquels des motifs sont réalisés sur le sol. A cela s’ajoute aussi une méthode qui consiste  à incruster des morceaux de terre cuite de couleur rouge, blanche ou noire dans les murs afin de les protéger. On retrouve d’ailleurs encore de nos jours en Provence cette technique appelée les « calades »

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Chez les grecs c’est à partir du Vème siècle avant J.C. que se propage l’utilisation de la pierre et du verre dans la fabrication de la mosaïque, ce qui permet d’avoir des surfaces beaucoup plus planes et d’accroître la finesse des motifs réalisés qu’il s’agisse de personnages, d’animaux ou de plantes.

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Les Romains s’étant appropriés le savoir-faire des grecs, ils vont exploiter de nombreuses carrières de marbre et diffuser leur savoir dans le monde latin, de Malte à la Turquie. Les thèmes de prédilections sont mythologiques ou historiques

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Dans l’art religieux, c’est au Vème et VIème siècle après J.C. que le procédé de fabrication va continuer à évoluer jusqu’au IXème siècle où elle atteint son apogée, y compris dans le monde musulman ou elle va servir à décorer bâtiments publics et mosquées et plus tard, du XII au XVIeme siècle, c’est en Italie que cet art continue de progresser

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A notre époque la mosaïque connait un nouvel essor grâce à l’utilisation de nouveaux matériaux et motifs ; beaucoup d’architectes l’utilisent pour décorer les façades ou encore comme revêtement mural dans les pièces de réceptions, sur les sols des halls d’expositions et des artistes comme Klimt, Gaudi,Chagall y apportent une contribution majeure perpétuant cette tradition millénaire