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J’AI SAUVÉ UN ÊTRE HUMAIN AUJOURD’HUI !

 

 

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Ses yeux ont rencontré les miens alors qu’elle marchait le long du couloir en regardant avec appréhension les différentes cages. J’ai ressenti immédiatement son manque et j’ai su que je devais l’aider ;

J’ai remué ma queue, pas d’une manière trop exubérante pour ne pas l’effrayer. Quand elle s’est arrêtée  devant mon enclos, j’ai masqué à sa vue le petit accident que j’avais eu au fond de ma  cage. Je ne voulais par qu’elle sache que je n‘étais pas sorti aujourd’hui ; parfois, les employés du refuge sont tellement débordés et je ne voulais pas qu’elle pense du mal d’eux.

Elle a lu ma fiche d’identité et j’espérais qu’elle ne  serait pas trop triste à cause de mon histoire. Je n’ai que le futur à envisager et je veux être utile dans la vie de quelqu’un.

Elle s’est mise à genoux et a fait des petits bruits de bisous vers moi. J’ai frotté mon épaule et le côté de ma tête vers les barreaux afin de la consoler. Ses doigts m’ont doucement caressé le cou. Elle semblait désespérément rechercher une compagnie. Une larme a coulé de sa joue et j’ai levé ma patte pour lui assurer que tout irait bien.

Très vite la porte de ma cage s’est ouverte et son sourire était si radieux que j’ai sauté dans ses bras sans attendre.

Je lui ai promis de prendre soin d’elle
Je lui ai promis d’être toujours à ses côtés,
Je lui ai promis de faire tout ce que je pourrais afin de voir ce sourire rayonnant et ces yeux pétillants sur son visage.

J’ai eu tellement de chance qu’elle traverse mon couloir, il y en a tellement dehors qui ne sont jamais venus dans ces couloirs. Tellement à sauver encore. Au moins j’en aurai sauvé une.

J’ai secouru un être humain aujourd’hui

(Texte de Janine Allen, traduit du texte original en anglais « I rescued a human today)

Tout le monde disait qu’il était fou !

 

Un homme en 40 ans a fait une terre aride en une forêt grâce aux animaux.

Ecouter et regarder attentivement cette Video , c’est du jamais vu , c’est un Homme exceptionnel , un Homme en or, un Homme de valeur , un Homme de principe , un Homme qui aime son Afrique et surtout qui fait avancer l’Afrique ….REGARDER ET PARTAGER AU MAXIMUM.

 

 

Qui le connait ?

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Gaston Couté, né à Beaugency le 23 septembre 1880, mort à Paris 10e le 28 juin 1911, est un poète libertaire etchansonnier français.

Gaston Couté est le fils d’un meunier. Avant le baccalauréat, il quitte l’école, qu’il détestait. Il est employé comme commis auxiliaire à la Recette générale des impôts d’Orléans, puis travaille pour un journal local, Le Progrès du Loiret. Il commence à publier ses poèmes, dont certains sont composés en patois beauceron, dans des feuilles locales. Il a l’occasion de les faire entendre à une troupe d’artistes parisiens en tournée. Ayant reçu quelques encouragements, il se décide, en 1898, à monter à Paris. Il a dix-huit ans.

Après quelques années de vaches très maigres, il obtient un certain succès dans les cabarets.

La fin de sa vie allait  être difficile : la tuberculose, l’absinthe, la privation… Il meurt vingt-quatre heures après avoir été conduit à l’hôpital Lariboisière.

Il est inhumé au cimetière de Meung-sur-Loire où un musée lui est consacré.

Extrait de wikipédia

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GUEUX

Un soir d’hiver, quand de partout,
Les corbeaux s’enfuient en déroute,
Dans un fossé de la grand’route,
Près d’une borne, n’importe où
Pleurant avec le vent qui blesse
Leurs petits corps chétifs et nus,
Pour souffrir des maux trop connus,
Les gueux naissent.

Pour narguer le destin cruel,
Le Dieu d’en haut qui les protège
En haut de leur berceau de neige
Accroche une étoile au ciel
Qui met en eux sa chaleur vive,
Et, comme les oiseaux des champs,
Mangeant le pain des bonnes gens
Les gueux vivent.

Puis vient l’âge où, sous les haillons,
Leur coeur bat et leur sang fermente,
Où dans leur pauvre âme souffrante,
L’amour tinte ses carillons
Et dit son éternel poème ;
Alors blonde fille et gars brun,
Pour endolir leur chagrin
Les gueux s’aiment !

Mais bientôt, et comme toujours,
– Que l’on soit riche ou misérable –
L’amour devient intolérable
Et même un poison à leurs jours,
Et sous tous leurs pas creuse un gouffre :
Alors, quand ils se sont quittés,
Pour les petits qui sont restés
Les gueux souffrent !

Et, quand le temps les a fait vieux,
Courbant le dos, baissant la tête
Sous le vent qui souffle en tempête,
Ils vont dormir un soir pluvieux,
Par les fossés où gît le Rêve,
Dans les gazons aux ors fanés,
Et – comme autrefois ils sont nés –
Les gueux crèvent !…

GASTON COUTE

Non, je n’ai rien oublié

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Est-ce parce que j’ai vécu 6 ans en Côte d’Ivoire que je suis sensible  aux sujets touchant à l’Afrique ? je n’en sais rien mais même si plus de 40 ans ont passé, mes souvenirs sont toujours aussi vivaces.

Je revois Abidjan, la zone 4, le boulevard de Marseille, mes visites dans les différents villages, accompagnée de guides qui n’étaient autres que mes collègues de bureau.

Je revois les villageois qui m’attendaient, en rang d’oignon, parés de leurs plus beaux habits

Je sens encore ce goût indéfinissable de la mixture que l’on me servait, un composé des meilleurs alcools où la bière côtoyait le pastis, lui-même parfumé au whisky, sans oublier un peu de grenadine pour faire plus joli, l‘ensemble bien chaud, comme il se doit.

Je revois Etienne, ou encore Kakou, plus mort que vif quand arrivait le moment de distribuer les cadeaux que j’avais apportés et qui ne ressemblaient à rien à ce que le chef du village ou le sorcier avaient l’habitude de recevoir. Comment allaient- ils réagir ?

Je revois enfin mon retour en France. De nombreux africains avaient décidés de m’accompagner à l’aéroport alors que pour beaucoup d’entre eux, c’était un lieu qu’ils ne connaissaient pas. Ils me regardaient sans parler et moi, la gorge serrée, ne savais comment meubler ces longs moments de silence.

C’est sur ce continent que j’ai vu la vraie misère mais aussi la vraie simplicité de ces gens qui sont capables de s’agenouiller devant vous pour vous remercier alors que c’est vous qui devriez le faire  pour demander pardon de la conduite inqualifiable de certains qui ne savaient que prendre  et mépriser

 

La poésie et la peinture ne sont pas de reste et je suis heureuse, à cette occasion, de vous faire connaître le style africain

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PAROLES D’IVOIRIEN.

Parfois je m’exclame en moi-même :

Ah ! si je pouvais me taire !

Ah ! si je savais me taire !

Malheureusement on a trouvé le moyen

De me donner un esprit

Qui m’oblige à réagir.

 

Peut-être ai-je tort de penser ainsi ?

Peut-être dois-je être heureux d’avoir un esprit ?

Peut-être, oui. Mais cela me rend malheureux !

Et parfois, décidément je me dis :

Ah si je pouvais

Ecouter sans entendre !

Regarder sans voir !

Voir sans parler !

Seulement, voilà : j’ai un esprit

Qui me contraint à entendre, à voir,

Et à dire des choses.

 

C’est pourquoi je dois demander pardon

A ceux que mes paroles ont pu offenser.

Un pardon que je demande partout et en tout

Car je n’ai jamais voulu offenser qui que ce soit,

Même si la façon de dire ce que je sais

Etait offensante. Si j’ai offensé,

C’est que mes paroles ont trahi mon esprit.

 

Alors, oui, parfois je m’exclame en moi-même :

Ah si je savais me taire !

Ah si je pouvais me taire !

 

Ou bien, peut-être devrais-je me dire :

Ah si je savais parler ! – ?

 

Mais comment faire dans ce monde

Où les paroles ne sont plus les paroles

Pour exprimer l’esprit

Et où il faut les traduire en d’autres paroles

Pour traduire la pensée ?

Car voilà que l’on parle la même langue,

Mais on ne parle pas le même langage

Et alors on dit des paroles  vraies

Qui paraissent fausses,

Des paroles douces

Qui paraissent dures,

Des paroles de paix

Qui blessent.

 

C’est donc pourquoi encore

Je demande pardon à ceux qui ont eu mal

A cause de paroles qui n’étaient pas mauvaises,

Ou qui en tout cas n’étaient pas méchantes.

Car je n’ai pas jugé

Et jamais je ne jugerai

Au nom de quoi le ferais-je ?

J’ai simplement regardé avec attention,

Ecouté avec curiosité

Et puis parlé avec honnêteté

En usant de la Parole comme je pouvais.

 

Je veux éviter les mots destructeurs

Mais aussi le silence non moins destructeur !

Donc, si j’ai dit mal

Ce que j’ai cru dire bien,

Pardonnez-moi !

 

….Comment fait-on pour être heureux

Et ne jamais se plaindre ?

Hier, je me plaignais du bruit et du désordre

Que faisaient mes enfants

Et ceux des voisins.

Aujourd’hui, je me plains du silence triste

Qu’ils ont laissé derrière eux

En retournant à l’école !

 

Et c’est ainsi…..

Certains se plaignent d’avoir trop d’argent

Et pas d’enfants

D’autres se plaignent d’avoir trop d’enfants

Et pas d’argent.

 

Dans cette vie de contradictions,

Comment un homme peut-il croire

Qu’il en sait plus qu’un autre,

Qu’il est plus utile qu’un autre

Qu’il parle mieux qu’un autre ?

Mais aussi, au contraire,

Comment un homme peut-il croire

Qu’il en  sait moins qu’un autre,

Qu’il est moins utile qu’un autre,

Qu’il parle moins bien qu’un autre ?

 

A chaque homme de savoir ce qu’il peut,

De servir comme il peut,

De parler cmme il sait !

N’est-ce pas avec chaque homme tel qu’il est

Que la communauté est complète,

Puisqu’aucun homme n’est absolument un homme « sans » ?

 

Alors même si je n’ai pas grand chose,

Moi aussi je le donnerai.

A ma manière.

Et pardon encore d’avance !

 

– KOUASSI KOUADIO MICHEL –

Fraternité-Matin, 28 Septembre 1976

 

 

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Sur FB je fais partie d’un groupe appelé : « l’atelier d’écriture » Chaque semaine un des membres propose un thème sur lequel chacun est invité à proser. C’est amusant et en plus je pense que c’est bon pour les neurones parfois mis à rude épreuve. 

Voici un de mes exploits : 

sujet proposé  : une petite histoire sur la musique

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Il y a bien longtemps, les notes n’ayant pas encore rencontré les clefs, tout n’était que silence. Et puis un jour, on entendit, au fond de la vallée, des coups sourds qui martelaient le sol, des hommes avançaient en cadence, scandant leur marche à  coups de pieds répétés. Ils escaladaient la montagne pour rendre hommage aux dieux qu’ils craignaient tant et qu’ils espéraient amadouer par des incantations apprises depuis peu.

Mais parfois les dieux ne les écoutaient pas et déversaient alors sur eux leurs pluies diluviennes ou encore, les accablaient d’une sécheresse qui les tuait un à un.

De retour dans la plaine, ils se réunissaient alors dans leur grotte et cherchaient comment amadouer les esprits afin de faire cesser tous ces malheurs dont ils étaient l’objet alors qu’ils n’avaient rien fait de mal.

Le sage, celui qui savait tout et que l’on écoutait religieusement, eut soudain une idée :

« dans la forêt dit-il, les oiseaux chantent et nous aimons les écouter, pourquoi ne ferions nous pas de même » ?

« Mais comment chante-t-on dirent les hommes médusés » ?

Le vieil homme ouvrit alors la bouche il aspira, souffla jusqu’à ce qu’en sorte   quelque chose qui était loin de ressembler à une mélodie mais en s’appliquant, en recommençant plusieurs fois, le son s’affinait légèrement.

Le « do » qui se promenait justement et qui s’ennuyait à pierre fendre prêta l’oreille et sifflota dans le cœur du chanteur le son qu’il représentait et c’est devant la foule médusée  que les hommes entendirent un son mélodieux qui emplit tout l’espace.

Le « mi » qui suivait   le « do » comme son ombre se mit à son tour à insuffler dans le cœur des âmes présentes la note qui était la sienne.

Il ne fallut pas longtemps pour que les « ré » « fa » « la » « si » et compagnie, rappliquent et virevoltent, accompagnées des bémols et des dièses qui  les marquaient de leur sceau dans certaines circonstances et là, ce fut une belle cacophonie.

Le vieil homme hoquetait, ses compagnons se bouchaient les oreilles et pensaient, morts de peur, que jamais les dieux ne prendraient cela pour un hommage.

Mais quand Madame « portée » fit son apparition, accompagnée des différentes clefs dont elle était si fière, tout ce petit monde su que le temps était venu pour les hommes de chanter toutes sortes de mélopées.

Et quand plus tard les chefs d’orchestre feraient leur apparition, on pourrait alors entendre dans tous les lieux pieux ou sélects des mélodies, des symphonies qui raviraient les spectateurs, déposeraient un baume sur les cœurs meurtris ou encore, encourageraient les hommes à défendre leur pays.

Quant aux notes, enfin utiles à quelque chose elles étaient ravies ; parfois bien sûr, de faux musiciens les malmenaient un peu mais en général elles étaient au centre de merveilles telles que les opéras, les chants, les danses, et même et surtout l’amour chanté sur tous les tons avec ou sans trémolos mais toujours avec passion.

Yaël