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Sur FB je fais partie d’un groupe appelé : « l’atelier d’écriture » Chaque semaine un des membres propose un thème sur lequel chacun est invité à proser. C’est amusant et en plus je pense que c’est bon pour les neurones parfois mis à rude épreuve. 

Voici un de mes exploits : 

sujet proposé  : une petite histoire sur la musique

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Il y a bien longtemps, les notes n’ayant pas encore rencontré les clefs, tout n’était que silence. Et puis un jour, on entendit, au fond de la vallée, des coups sourds qui martelaient le sol, des hommes avançaient en cadence, scandant leur marche à  coups de pieds répétés. Ils escaladaient la montagne pour rendre hommage aux dieux qu’ils craignaient tant et qu’ils espéraient amadouer par des incantations apprises depuis peu.

Mais parfois les dieux ne les écoutaient pas et déversaient alors sur eux leurs pluies diluviennes ou encore, les accablaient d’une sécheresse qui les tuait un à un.

De retour dans la plaine, ils se réunissaient alors dans leur grotte et cherchaient comment amadouer les esprits afin de faire cesser tous ces malheurs dont ils étaient l’objet alors qu’ils n’avaient rien fait de mal.

Le sage, celui qui savait tout et que l’on écoutait religieusement, eut soudain une idée :

« dans la forêt dit-il, les oiseaux chantent et nous aimons les écouter, pourquoi ne ferions nous pas de même » ?

« Mais comment chante-t-on dirent les hommes médusés » ?

Le vieil homme ouvrit alors la bouche il aspira, souffla jusqu’à ce qu’en sorte   quelque chose qui était loin de ressembler à une mélodie mais en s’appliquant, en recommençant plusieurs fois, le son s’affinait légèrement.

Le « do » qui se promenait justement et qui s’ennuyait à pierre fendre prêta l’oreille et sifflota dans le cœur du chanteur le son qu’il représentait et c’est devant la foule médusée  que les hommes entendirent un son mélodieux qui emplit tout l’espace.

Le « mi » qui suivait   le « do » comme son ombre se mit à son tour à insuffler dans le cœur des âmes présentes la note qui était la sienne.

Il ne fallut pas longtemps pour que les « ré » « fa » « la » « si » et compagnie, rappliquent et virevoltent, accompagnées des bémols et des dièses qui  les marquaient de leur sceau dans certaines circonstances et là, ce fut une belle cacophonie.

Le vieil homme hoquetait, ses compagnons se bouchaient les oreilles et pensaient, morts de peur, que jamais les dieux ne prendraient cela pour un hommage.

Mais quand Madame « portée » fit son apparition, accompagnée des différentes clefs dont elle était si fière, tout ce petit monde su que le temps était venu pour les hommes de chanter toutes sortes de mélopées.

Et quand plus tard les chefs d’orchestre feraient leur apparition, on pourrait alors entendre dans tous les lieux pieux ou sélects des mélodies, des symphonies qui raviraient les spectateurs, déposeraient un baume sur les cœurs meurtris ou encore, encourageraient les hommes à défendre leur pays.

Quant aux notes, enfin utiles à quelque chose elles étaient ravies ; parfois bien sûr, de faux musiciens les malmenaient un peu mais en général elles étaient au centre de merveilles telles que les opéras, les chants, les danses, et même et surtout l’amour chanté sur tous les tons avec ou sans trémolos mais toujours avec passion.

Yaël

 

 

Un écrivain, c’est quoi ?

 

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Un écrivain, c’est quoi ?

Larousse nous dit : personne qui compose des ouvrages littéraires.

La littérature elle, toujours selon le Larousse est  l’ensemble des œuvres écrites ou orales qui visent à une valeur esthétique.

On a ensuite posé la question à un écrivain dont personne ne conteste le talent « qu’est ce qu’écrire ?»  et voici ce qu’il a répondu : Contrairement au peintre ou au musicien qui présente les choses tout en laissant  le spectateur y voir ce qu’il veut, l’écrivain, lui, peut guider son lecteur

Pourquoi écrit-on ?

Pour communiquer quelque chose mais quoi ? quelque chose qu’on a vu, qui est arrivé, qu’on a ressenti, qu’on a rêvé, qu’on a entendu, qu’on a imaginé, ce qui veut dire que la réponse se trouve non seulement dans la lecture qui fera la synthèse entre perception et création, mais aussi que sans lecteur, il n y’a pas d’écrivain car l’un complète l’autre mais ici intervient une notion de liberté puisque le lecteur à le droit de penser que l’auteur à écrit en toute liberté et ce dernier laisse au lecteur la liberté de comprendre ce qu’il veut.

La lecture pouvant alors être considérée comme un acte commun dans lequel les deux apportent leur quote-part,  le plaisir du lecteur concrétisant l’existence de l’œuvre et chacun étant récompensé pour sa peine.

Et pour qui écrit-on ?

Pour celui qui nous lira avec en arrière fond le secret espoir d’atteindre une sorte d’immortalité ;  il est donc important d’écrire pour ses contemporains, ceux qui font partie de la même histoire jouant souvent le rôle de médiateur et dévoilant à la société la façon dont elle est vue.

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Si vous comprenez comme moi ce qui vient d’être écrit vous serez d’accord pour reconnaître que :

Un écrivain est une personne qui écrit des livres.

La renommée d’un écrivain est consécutive au nombre de ses lecteurs

Cela veut-il dire que c’est le nombre des ventes qui décide de la valeur des écrits ?

oui et non car certains livres encensés par snobisme ne méritent pas  la côte de popularité qui leur est  faite  alors que d’autres, « dits populaires »   compréhensibles par tous, et décrivant des situations auxquelles n’importe qui peut s’identifier sont noyés dans la masse.

Alors pour résumer nous dirons qu’un bon livre est un livre qui apporte quelque chose à celui qui le lit : émotions, rire, pleurs, découvertes, et qu’il n’est pas forcément nécessaire de se casser la tête à déchiffrer des textes abscons qui eux n’apportent bien souvent que migraines et qui n’aident en aucun cas  à mieux comprendre ce que nous avons à faire dans ce monde qui est suffisamment compliqué pour qu’on ne se sente pas obligé d’en rajouter. Yaël

« Plus blanc que blanc »

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Fontainebleau, XVIe siècle. Entouré d’une armée d’assistants, l’artiste italien Primatice est chargé de décorer une partie du château. Pour anticiper ce qu’il doit peindre, rien ne vaut un petit croquis !

Mais plusieurs de ses dessins sont aujourd’hui ponctués de curieuses taches sombres… Que s’est-il passé ?

C’est tout simple. Pour donner l’illusion de la lumière dans son dessin, Primatice a utilisé une technique courante dans les arts graphiques – des œuvres réalisées sur du papier. L’artiste a disposé quelques touches de peinture blanche sur le papier, comme si la lumière venait du côté gauche…

Cette peinture s’appelle du blanc d’argent, ou du blanc de plomb. Et, depuis des siècles, c’est le meilleur ami des artistes : on ne connaît pas de pigment blanc plus opaque. Sauf que le blanc d’argent a deux gros défauts…

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Le premier est bien visible ici : ce blanc d’argent, s’il n’est pas verni ou mélangé à de la résine, se transforme avec le temps au contact de l’air. C’est pourquoi ce qui devait apparaître comme des touches lumineuses sur le dessin de Primatice ressemble désormais à des taches noirâtres et disgracieuses…

Le second défaut du blanc d’argent est beaucoup plus inquiétant. C’est une peinture très toxique ! Comme elle contient du plomb, elle peut provoquer de dangereuses intoxications qui attaquent le système nerveux.

Il faut attendre 1925 pour que les chimistes de la maison Bourgeois mettent au point le blanc de titane. En plus d’être inoffensif, il est suffisamment opaque pour rivaliser avec le blanc d’argent.
Malheureusement, c’est un peu trop tard pour que Primatice puisse s’en servir !

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