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La vieille charrue

 

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La vieille charrue

Sur son socle de bois verni
une vieille charrue abandonnée
s’apitoie sur son sort et se rouille d’ennui.

Elle se souvient des belles années
où, de sillon en sillon et sans bruit,
elle allait dans la plaine à tous vents
et préparait la terre aux semis.

Sur ses manchons de bois, elle aimait
sentir les mains rugueuses du laboureur.
puis se reposer en attendant les blés à venir.
Enfin, être témoin des fruits de son labeur !

Sur son socle de bois verni,
une vieille charrue dans son musée,
s’apitoie sur son sort et se rouille d’ennui.

Par des monstres d’acier, on l’a remplacée.
Les fiers destriers sont devenus poupées.
Le laboureur s’est changé en faiseur de bruit.

Plus jamais elle ne reverra sa plaine,
ni le sillon, ni la naissance des graines.
Autour d’elle les gens se pressent, drôles,
se disant: à quoi cette étrange chose
pouvait-elle être utile à nos parents?
Cruel est l’oubli, quand s’impose le présent.

Martial Noureau

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Le vieil homme grincheux

 

Quand ce vieil homme est finalement décédé dans la salle d’hôpital gériatrique d’un foyer de soins infirmiers dans une ville australienne, on a cru qu’il n’avait plus rien.

Plus tard, quand les infirmières fouillaient à travers ses maigres biens, elles ont trouvé ce poème. Sa qualité et son contenu impressionnèrent tellement le personnel, que des copies ont été faites et distribuées à chaque infirmière à l’hôpital.

Le poème unique du vieil homme a depuis été publié dans les éditions de Noël des magazines dans tout le pays et est apparu dans des magazines consacrés à la santé mentale.

Ce vieillard, avec rien à donner au monde, est maintenant l’auteur de ce poème « anonyme » célèbre sur internet…

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«Le vieil homme grincheux »

«Que voyez-vous, infirmières?…Que voyez-vous ?
À quoi pensez-vous… quand vous me regardez ?
À un vieil homme grincheux…pas très sage.
Habituellement incertain… avec les yeux lointains ?
Qui évite sa nourriture… et qui ne répond pas.

Quand vous dites à haute voix… « Je veux que vous essayiez! »
Qui ne semble  pas remarquer… les choses que vous faites.
Et qui perd toujours… une chaussette ou un soulier ?
Qui, résistant ou non… vous permet de faire ce que vous voulez,
Me lavant et me nourrissant… longue journée à remplir ?

Est-ce à quoi vous pensez?…Est-ce ce que vous voyez

Alors ouvrez donc vos yeux, infirmières… vous ne me regardez pas,

Je vais vous dire qui je suis… pendant que je suis bien assis ici,
Pendant que je fais ce que vous voulez… que j’ai mangé à votre volonté,

Je suis un jeune enfant de dix ans… avec un père et une mère,
Des frères et sœurs… qui s’aiment les uns les autres,
Un jeune garçon de seize ans… avec des ailes au lieu des pieds,
Rêvant que bientôt… une amoureuse je rencontrerai.
Un mari maintenant à vingt ans… mon cœur fait un bond.
Me rappelant les vœux… que j’ai promis d’honorer.
À vingt-cinq ans, maintenant…j’ai un fils à moi,
Qui a besoin de ma guidance… et d’un foyer heureux et sécurisant.
Un homme de trente ans… mon fils maintenant grandit vite,
Liés l’un à l’autre… avec des liens faits pour durer.
À quarante ans, mon jeune fils… a grandi et est parti,
Mais ma femme est à côté de moi… pour s’assurer que je ne pleure pas.
À cinquante ans, une fois de plus… les bébés s’agrippent à mes genoux,
Encore une fois, nous connaissons l’enfance… ma bien-aimée et moi.

Les jours sombres sont sur moi… ma femme est maintenant morte.
Je regarde l’avenir…je frémis d’effroi.
Pendant que mes enfants élèvent… des jeunes qui leur sont propres,
Je pense aux années… et à l’amour que j’ai connu.
Je suis maintenant un vieil homme… et la nature est cruelle,
Faite pour rendre la vieillesse… avoir l’air stupide.
Le corps s’émiette… la grâce et la vigueur, parties.

Il y a maintenant une pierre… où autrefois j’avais un cœur.
Mais à l’intérieur de cette vieille carcasse… un jeune homme habite toujours,
Et de temps à autre… mon cœur battu se gonfle.
Je me souviens de la joie…je me souviens de la douleur,
Et j’aime et je vis… la vie encore une fois.
Je pense aux années, trop peu nombreuses… passées trop vite,
Et j’accepte le fait austère… que rien ne peut durer.

Alors ouvrez vos yeux, les gens… ouvrez et voyez,
Pas un vieil homme grincheux, regardez de plus près, voyez…Moi !»

17 nov/2013

 

 

HISTOIRE DE LA MOSAIQUE

 

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Les premières mosaïques apparaissent en Mésopotamie aux environs du IVème siècle avant J.C. Il s’agit de galets de différentes couleurs et formes grâce auxquels des motifs sont réalisés sur le sol. A cela s’ajoute aussi une méthode qui consiste  à incruster des morceaux de terre cuite de couleur rouge, blanche ou noire dans les murs afin de les protéger. On retrouve d’ailleurs encore de nos jours en Provence cette technique appelée les « calades »

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Chez les grecs c’est à partir du Vème siècle avant J.C. que se propage l’utilisation de la pierre et du verre dans la fabrication de la mosaïque, ce qui permet d’avoir des surfaces beaucoup plus planes et d’accroître la finesse des motifs réalisés qu’il s’agisse de personnages, d’animaux ou de plantes.

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Les Romains s’étant appropriés le savoir-faire des grecs, ils vont exploiter de nombreuses carrières de marbre et diffuser leur savoir dans le monde latin, de Malte à la Turquie. Les thèmes de prédilections sont mythologiques ou historiques.

 

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Dans l’art religieux, c’est au Vème et VIème siècle après J.C. que le procédé de fabrication va continuer à évoluer jusqu’au IXème siècle où elle atteint son apogée, y compris dans le monde musulman ou elle va servir à décorer bâtiments publics et mosquées et plus tard, du XII au XVIeme siècle, c’est en Italie que cet art continue de progresser

 

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(Chagall)

A notre époque la mosaïque connait un nouvel essor grâce à l’utilisation de nouveaux matériaux et motifs ; beaucoup d’architectes l’utilisent pour décorer les façades ou encore comme revêtement mural dans les pièces de réceptions, sur les sols des halls d’expositions et des artistes comme Klimt, Gaudi, Chagall y apportent une contribution majeure perpétuant cette tradition millénaire

HISTOIRE DE LA MUSIQUE

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s’il est difficile de dater, même approximativement l’apparition de la musique on peut penser que le rythme à précédé la mélodie à l’aide de battements de mains, choc de pierres ou morceaux de bois.

La musique étant une forme d’expression, elle a, de tout temps, traduit des sentiments et des émotions élémentaires et le rythme leur donnait vie. Les danses elles, étaient faites de mouvements du corps, de martèlements du sol avec les pieds, lents ou violents selon ce que les hommes voulaient exprimer.

Lorsque les croyances sont apparues, les incantations permettaient de communiquer avec les esprits ou de les apaiser mais tout ceci était fait sans aucune règle.

C’est alors qu’on découvre en Chine les premières traces de théorie musicale aux environs du Xème siècle avant J.C.

Inséparable de la poésie et de la danse, cette musique exprime l’équilibre entre le ciel et la terre. Une gamme est aussi inventée, elle comporte 5 notes qui se succédaient de quinte en quinte ascendante en partant du « fa » et chacune avait une valeur de symbole : la première représentait un prince, la deuxième, un ministre , la troisième, le peuple, la quatrième les affaires et la cinquième les choses et ce n’est que bien plus tard que la gamme de 7 notes que nous connaissons encore aujourd’hui apparut.

En Chine on se sert toujours de ces deux gammes.

Une légende nous raconte que 2.500 ans avant notre ère, l’empereur Hoang-Ti avait chargé son maitre de musique de lui ramener le secret du chant des oiseaux qui vivaient dans une région reculée et qui chantaient comme nulle part ailleurs.  Quand le maitre revint des mois plus tard, il avait avec lui 12 flutes qui correspondaient aux douze notes de la gamme chromatique que les chinois utilisèrent pendant des siècles.

A cette époque, ils possédaient aussi divers instruments de musique, des cloches des tambours, des orgues à bouche des flutes, des cithares chinoises semblables à des mandolines et un luth primitif.

Danseurs et chanteurs participaient de façon importante aux cultes célébrés aux forces de la nature puis plus tard dédiés à Bouddha et Confucius.