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Un soir, je me souviens

 

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Je suis dans ma petite chambre, je n’ai parlé à personne depuis deux jours, je suis triste, je pleure.
En bas dans ma rue, il y a un cinéma et déjà beaucoup de gens font la queue pour prendre leur billet. Ils sont venus en couple, entre amis, ils parlent et rient.
Leur bonheur me fait mal, si mal, faisant ressortir ma solitude que je ne supporte plus.
Alors, sans que je comprenne bien pourquoi, un dialogue s’instaure entre moi et……

– Pourquoi suis-je si seule ?
– Parce que c’est ton destin
– Et à quoi cela me sert de tant souffrir ?
– A réfléchir
– Mais s’il en est ainsi pourquoi suis-je faite comme les autres avec un cœur qui bat, qui aime et qui pleure ?
– Parce que si tu ne savais pas ce que c’est qu’aimer et souffrir, tu ne pourrais pas comprendre les autres et les aider.
– Je ne vois pas comment je pourrais aider les autres en étant si malheureuse ?
– Pour l’instant tu apprends à accepter ton destin et quand cela sera fait, tu pourras alors regarder les autres, sonder leur âme et trouver les bonnes paroles à prononcer pour les aider.
– Et tout cela va prendre combien de temps ?
– Cela dépend de toi, uniquement de toi.

Le dialogue s’est arrêté là, la voix est partie et je suis restée seule avec ma souffrance refusant ce que je venais d’entendre.

Très longtemps, j’ai oublié cette conversation, reprise par la vie de tous les jours, j’ai de nouveau aimé, j’ai de nouveau pleuré et c’est dans ces moments là qu’elle remontait dans mes souvenirs comme pour se rappeler à moi.

Les années ont passé, un jour, j’avais 50 ans, j’ai compris que pour me protéger, puisque là était ma faiblesse, je devais cesser de chercher après quelque chose ou quelqu’un que je ne trouverais jamais. J’ai cessé de sortir, je me suis mise à vivre avec ma solitude qui, au fil des semaines, devenait une amie.

Débarrassée d’un problème qui me retenait prisonnière, je me suis mise à respirer, j’ai commencé à voir réellement tout ce qui m’entourait, à comprendre que maintenant que j’étais libre, j’allais enfin pouvoir commencer à vivre selon le destin qui était prévu pour moi.

Trente six  ans ont passé depuis, et je comprends maintenant que ce qui m’avait été dit un jour de novembre 1981 s’était enfin réalisé et que le temps pour parvenir à ce changement n’a pas une grande importance, l’essentiel étant d’y arriver un jour.

Yaël

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Leçon de sagesse – n’oubliez pas le serveur

 

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Troisième leçon importante – Pensez toujours à ceux qui servent.
À l’époque où un sundae de crème glacée coûtait beaucoup moins,
un petit garçon de 10 ans entre dans le café d’un hôtel et s’assoit à une table.
Une serveuse dépose un verre d’eau devant lui.
 » C’est combien pour un sundae de crème glacée ?  » demande-t-il.
 » 50 cents  » répond la serveuse.Le petit garçon sort la main de sa poche
et se met à examiner la monnaie qu’elle contient.
 » Bien, comment pour un simple plat de crème glacée?  » demande-t-il.
À ce moment il y a des gens qui attendent pour une table
et la serveuse commence à perdre patience.  » 35 cents  » répond-elle sèchement. »
Je vais prendre le plat de crème glacée  » dit-il.
La serveuse lui apporte sa crème glacée,
dépose l’addition sur la table et s’en retourne.
Le garçon finit sa crème glacée, paie à la caisse et s’en va.
Quand la serveuse revient, elle a la larme à l’oeil en nettoyant la table.
Bien placé au côté du plat vide, il y a 15 cents .
Le petit garçon ne pouvait pas prendre le sundae
parce qu’il devait lui restait suffisamment de monnaie pour laisser un pourboire.

La souffrance animale me taraude en permanence.  Pas un jour sans penser à eux. 

trouvé sur FB

 » Quand on accepte de regarder en face cette réalité, on appréhende quelque chose qu’il est impossible de percevoir pleinement, à savoir l’intensité de la souffrance animale et le nombre de vies anéanties. On est alors stupéfait de réaliser tout ce que des humains peuvent faire à d’autres êtres sensibles à tout moment et partout dans le monde. Dès que cette vérité pénètre la conscience, l’air devient irrespirable. Un silence se fait tout autour de soi ; il abrite à la fois la solitude, la honte et la certitude que plus jamais il ne sera possible de vivre comme avant.  »

Corinne Pelluchon – Manifeste animaliste

EPIMÉTHÉE

Written by Aldor

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Le péché originel est ce besoin de transgression que nous portons au cœur de nous et qui nous pousse à nous arracher de l’état d’indistinction cher à Tchouang-Tseu et à fuir le Jardin d’Eden décrit dans la Genèse : quand la tentation se présente, nous la suivons, croquons la pomme et nous échappons de ce paradis, poussés par ce désir, qui gît en notre tréfonds, d’aller-delà, de nous dépasser, de sortir de l’hébétude heureuse de l’état de nature.

Il faut comprendre « péché originel » dans sa signification première : le péché originel n’est pas un péché qui vient après autre chose, qui serait, quoi qu’en dise la Genèse, la conséquence d’un acte ; le péché originel est là dès l’origine ; il nous est consubstantiel.

La mythologie grecque raconte cela d’une façon moins moralisatrice avec le mythe d’Epiméthée. Epiméthée est ce frère de Prométhée qui a été chargé par Zeus de répartir entre les créatures les qualités, les instincts, les moyens de se défendre, tout ce qui permet aux êtres de vivre et de prospérer. Mais Epiméthée est imprévoyant. Et ayant tout donné, tout réparti, il s’aperçoit qu’il a oublié une créature, l’homme, à qui rien n’a été donné en héritage, et qui se retrouve nue, sans pelage, ni défense, ni instinct, sans rien qui puisse lui permettre de survivre. Et il va donc falloir, pour survivre, que l’homme fabrique des habits, fabrique des chaussures, apprenne l’éducation et le langage et s’arrache, immédiatement, de l’état de nature dans lequel il est condamné.

Ce que raconte le mythe d’Epiméthée, c’est que l’arrachement à la nature est la nature propre de l’homme. Le besoin de transgression que nous portons en nous n’est pas un artifice – ou plutôt l’artifice est notre nature : nous sommes, intrinsèquement, cette créature dont les pieds foulent la terre et dont les yeux regardent les étoiles ; nous sommes cette créature du « et » qui ne peut se contenter de vivre, heureuse, parmi les autres créatures.

Cette réalité, qui est porteuse de tant d’heureuses conséquences, est porteuse aussi de conséquences mauvaises. Cet instinct de violence que nous avons en nous dérive probablement de cet élan vers la transgression sans lequel nous ne serions pas. Mais cette réalité est la réalité. Nous sommes ainsi faits et il faut faire avec, en l’acceptant.

Tel est l’objet de cet enregistrement.

https://improvisations.fr/2017/10/21/epimethee/

 

Leçon de vie – L’aide sous la pluie

 

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Sens et Co-Naissance

leçon importante – L’aide sous la pluie
Dans la soirée, vers 23h30, une femme âgée noire se tient
le long d’une autoroute de l’Alabama tentant de se protéger de la pluie battante.
Son auto est tombée en panne et elle a désespérément besoin d’un transport.
Détrempée, elle décide de demander l’aide de la prochaine voiture qui passe.
Un jeune homme blanc s’arrête pour lui porter secours,
situation très peu courante dans les années 60 troublées de conflits raciaux.
Le jeune homme l’amène en sécurité, l’aide à trouver du secours
et lui procure un taxi. Elle a l’air très pressée,
mais prend le temps de noter son adresse et le remercie.

Sept jours plus tard, on vient cogner à la porte du jeune homme.
À sa grande surprise, on lui livre un meuble télé couleur grand format.
Une note y est attachée. Elle dit :
 » Merci beaucoup de m’avoir porté secours sur l’autoroute l’autre jour.
La pluie avait transpercé non seulement mes vêtements mais aussi mon esprit.
Puis vous êtes arrivé. Grâce à vous, j’ai pu me rendre
au chevet de mon mari mourant juste avant qu’il ne rende l’âme.
Dieu vous bénisse pour m’avoir aidé et pour votre dévouement
pour les autres. Bien à vous, Mme Nat King Cole. »

 

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